En mission dans les quartiers sensibles.

Actualités

Actualité récente du Rocher

28Mai

« Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir.» Goe

Comme pour tout le monde, le confinement a été une situation inédite pour La Maison Des Familles. Cela nous a poussé à modifier notre fonctionnement et les activités mises en place. Ainsi pour soutenir les familles, nous avons organisé avec leur aide : une distribution alimentaire, un accompagnement à la scolarité à distance pour 23 enfants et adolescents du CP à la Terminale ou encore des permanences téléphoniques quotidiennes…

Les activités comme l’aide alimentaire nous ont interrogé sur la réciprocité dans la relation. On retrouvait le lien vertical de l’institution vers la famille qui est ne correspond pas au fonctionnement participatif de La Maison Des Familles. Celui-ci se résume ainsi « avec et pour les familles en pensant et agissant ensemble».

En effet, il est important d’insister sur cette reconnaissance. En premier, il est essentiel de respecter la liberté de chacun dans sa possibilité d’accepter ou de refuser l’aide proposée. Ensuite, il est bon que la personne se sente reconnue dans sa dignité humaine grâce à des attitudes qui passent par l’écoute, la compassion ou l’empathie. Cela permet d’établir une relation de qualité. Enfin souvent le sentiment de gratitude des personnes face à l’aide proposée, les poussent à vouloir donner en retour. Ils mettent ainsi leurs talents au service de la communauté. De ce fait, cela invite l’équipe comme les familles à alterner entre la position de donneur et de receveur. Un moyen de garder à l’esprit que quel que soit son histoire ou son parcours, chaque personne est riche d’un savoir à partager.

Pour conserver cette réciprocité pendant le temps du confinement, plusieurs possibilités existaient au sein de La Maison Des Familles. En voici, quelques exemples :

Tout d’abord, les adultes pouvaient devenir « parent bénévole » afin d’aider à la distribution de l’aide alimentaire dans la stricte mise en œuvre des gestes de protection. De même, nous avions à cœur de créer le plus possible une relation durable avec les nouvelles personnes aidées. C’est ainsi que certaines familles, rencontrées par ce biais, reviennent aujourd’hui à La Maison Des Familles pour y passer un moment avec ou sans leurs enfants.

Par ailleurs, nous avons lancé le projet « Donner et recevoir » autour de la confection de gâteaux et de masques lavables. Les familles avaient la possibilité de récupérer des ingrédients à La Maison Des Familles pour cuisiner chez elles et offrir des gâteaux, de façon anonyme, à d’autres familles de La Maison Des Familles. Si les personnes savaient coudre, il y avait du tissu à disposition ici pour créer chez soi des masques en tissus pour d’autres.

Ainsi toute contrainte peut devenir une opportunité de donner et de recevoir, avec la grâce de Dieu.

Finalement, qu’as-tu que tu n’aies reçu ?

25Mai

Confinement rime avec… mouvement !

Le 17 mars dernier, nous avons appris comme vous tous les mesures liées au confinement. Pas question d’être inactifs, mais au contraire de rester en mouvement ! On salue l’agilité de l’ensemble de l’équipe du Rocher de Marseille qui est restée autant voire plus encore mobilisée et qui a su rapidement s’adapter pour assurer 2 enjeux  : 

– Le premier,  continuer à œuvrer dans l’ADN du Rocher  en restant présents aux gens même en étant physiquement séparés. Il s’agissait pour cela d’assurer la continuité du lien social, via des coups de fils (amicaux ou du phoning pour 13Habitat, le bailleur social) ou encore des cartes postales envoyées aux personnes isolées. Nous avons également assuré la continuité pédagogique en suivant par téléphone et avec l’aide de « bénévoles de crise » venus en renfort les enfants et jeunes inscrits à l’accompagnement à la scolarité.  

– Le second,  créer de nouvelles actions  afin de répondre aux nouveaux défis du confinement qui a fait naître ou creusé des difficultés/inégalités dans le quartier. Ces défis ont été de plusieurs types : il y a eu en particulier la gestion de l’urgence alimentaire (nous avons fait un partenariat avec l’association Banlieues Santé pendant toute la durée du confinement) mais aussi l’écoute et l’accompagnement des voisins du quartier dans leur peur et leur anxiété. Nous avons pu inventer de nouvelles propositions aux familles comme la lecture de contes pour occuper les jeunes enfants. 

Nous avons veillé à rester en contact avec tous en publiant des news et des vidéos sur différents réseaux sociaux.

Notre regard d’espérance nous a fait garder le cap et la motivation !

 

25Mai

La montagne… ça vous gagne !

Les camps à la montagne sont presque devenus une habitude pour les ados marseillais… En février, les voilà repartis tous ensemble, et avec une équipe de l’antenne des Mureaux, pour un séjour mémorable dans la magnifique abbaye de Tamié ! Joie de la rencontre, découvertes et apprentissages, dépassement de soi… Tout était réunis pour passer un beau moment. En voici quelques bons souvenirs :

 

Dès notre premier réveil à l’abbaye de Tamié, nous avons eu la joie de voir la neige tomber à gros flocons. Il nous a été proposé de découvrir l’abbaye au travers d’une vidéo ainsi que la fromagerie qu’elle abrite. Nous avons eu le droit sur les trajets à de bonnes batailles de boules de neiges. Malgré un temps couvert, nous sommes partis l’après-midi pour une randonnée autour du Col de Tamié avec notamment un passage devant l’imposant Fort de Tamié. Nous sommes rentrés mouillés mais heureux de cette première journée savoyarde !

Notre deuxième journée savoyarde a été l’occasion de partir sous un grand soleil pour la ville d’Annecy et son lac au bord duquel nous avons pique-niqué en compagnie de cygnes qui ont fait fuir une bonne partie du groupe ! Nous avions commencé le matin avec une visite du château-musée d’Annecy puis nous étions attendus l’après-midi à la caserne du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins pour une super visite. Au programme : décollage d’un hélicoptère depuis la cour d’honneur, présentation du processus de recrutement, visite du régiment et de ses véhicules blindés et enfin séance de tir à la carabine à plomb au stand de tir ! Après une remise de goodies en rang serré, nous sommes rentrés avec des étoiles dans les yeux de cette journée riche en découvertes !

Un super grand jeu nous attendait pour le troisième jour ensoleillé de notre séjour en Savoie. Trois équipes composées de jeunes de Marseille et des Mureaux s’affrontaient tout au long de la journée autour du thème de la Résistance sous les noms : “Félix Germain”, “Charles de Gaulle” et “Tom Morel ». Une monnaie gagnée le matin lors d’épreuves plus ou moins techniques pouvait être dérobée par les autres équipes, investie en bourse en misant sur les cours du pétrole, de l’éolien ou de l’agriculture, ou encore économisée pour acheter des troupes pour le jeu de l’après-midi. Ce jeu consistait à conquérir un maximum de territoire avec ses troupes représentées par des pions sur une carte de France. Les combats entre troupes sur la carte se matérialisaient par un réel combat de lutte dans le champ attenant, occasion pour tous de se donner à fond peu importe le froid et la boue !

Notre dernière journée savoyarde a été l’occasion de monter retrouver la neige sous le soleil à Bisanne 1500 pour y effectuer un départ en raquettes. Après une première partie de montée en bord de piste et au milieu des arbres, nous nous arrêtons pour pique-niquer sur un premier sommet à 1700m avec vue sur le Mont Blanc, royal ! Après un peu de luge, nous repartons ensuite pour une autre partie un peu plus exigeante qui nous fait grimper jusqu’au Mont Bisanne, 1941m, altitude maximale de notre balade et premier sommet 1900 pour la plupart des jeunes. Nous redescendons par des sentiers peu balisés qui nous donnent de fortes sensations, on se souviendra de la piste noir descendue sur les fesses ! Cette dernière journée forte en émotions nous assuré des souvenirs mémorables pour le reste de l’année !

Dès le début du camp, les jeunes de Marseille et des Mureaux ont rapidement sympathisé et créé un esprit de groupe agréable. Cela nous a assuré des veillées bien animées aussi bien par l’équipe préparatrice que par le public !

De nombreux temps jeux de société ont rempli nos fins de journée, heureusement nous avions emporté tout ce qu’il fallait pour plaire à chacun.

Les équipes définies pour la semaine et composées de jeunes de Marseille et des Mureaux étaient réparties chaque jour sur les services de cuisine, couvert et vaisselle, tout le monde a mis la main à la pâte ! Cela nous a assuré de bons repas dans une ambiance fraternelle tels que raclette, fondue, pizzas maison, etc…

Tous ces temps fraternels ont tellement plu aux jeunes qu’ils étaient volontaires pour camper de nouveau ensemble !

25Mai

La potion magique ? Les enfants du Rocher de Marseille sont tombés dedans !

Un mercredi pas comme les autres pour les enfants de l’atelier primaire… Ce matin de février, on leur a proposé de vivre une grande aventure ! Pour une fois, et pour leur plus grande joie (!), ils ont laissé leurs cartables fermés et sont partis au parc Brégante pour un grand jeu et un pique-nique ensoleillé.

A peine arrivés, ils ont découvert l’existence d’une recette de potion magique rendant les enfants plus forts et plus intelligents… Pas question de ne pas la découvrir ! Intrigués, les enfants, en équipes, ont du réussir différentes épreuves (chamboule-tout, mémory des oiseaux et relais) pour gagner les ingrédients composant le fameux breuvage. Après une course effrénée pour remporter l’ingrédient final, les enfants, tels des Gaulois assoiffés de potion magique, ont chacun reçu en file indienne une louche de potion. Une fois devenus forts comme des lions et intelligents comme Einstein, ils ont pu se retrouver pour le déjeuner. Ensuite, méprisant le concept de sieste, plein de force et d’entrain, ils entraînèrent leurs animateurs dans des parties endiablées de corde à sauter et de toboggans jusqu’au bout de l’après-midi. Ils sont rentrés chez eux (fatigués et) heureux et prêts à repartir dès que l’occasion se présentera !

25Mai

Mardi gras en fête à Campagne Lévêque !

Le mardi 25 février, Le Rocher de Marseille a organisé un grand événement au City-stade de Campagne Lévêque pour fêter mardi gras.

La proposition était claire : « de 11h30 à 16h30 au City stade de Campagne Lévêque, venez déguisés, apportez un plat de votre culture et laissez-vous surprendre par de nouvelles saveurs ».

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les habitants du quartier ont répondu présent à l’appel du Rocher puisque plus d’une centaine de personnes sont venues partager ce temps fraternel et convivial !

De nombreuses mamans avaient apporté des plats délicieux et nous avions prévu un stand où les jeunes du quartier ont pu participé à la confection de crêpes salées et sucrées pour accompagner le déjeuner. Et nombre d’entre eux sont venus déguisés ! Un atelier coloriage et dessin était à la disposition des plus petits pendant que leurs aînés pouvaient se joindre aux activités que nous leur proposions (Slackline, football, basketball etc.) tandis que les parents profitaient d’un bon café/thé.

Nous sommes très heureux de cet événement pour lequel notre rôle s’est, en fin de compte, limité à de la logistique de préparation tant les familles présentes ont eu à cœur d’en être les acteurs !

30Avr

Dans la nuit du confinement, que nous reste-t-il ?

Les rideaux métalliques des commerces ont été baissés, laissant ainsi un peu de répit à la collection printemps-été qu’ils renferment et qui promettait d’être dévalisée au retour des beaux jours. Là-haut, les avions se sont effacés et sont désormais à quai sur les tarmacs, laissant au ciel un repos que, peut-être, on lui devait. L’autoroute A7 que j’aperçois depuis le 12ème étage de mon bloc de Campagne Lévêque est bien vide aujourd’hui. Quant à la grue de ce chantier plus loin, elle s’est figée, tournée face à la mer, comme en contemplation. Combien de ceux du chantier, travailleurs précaires, y étaient payés au noir et ne bénéficient aujourd’hui d’aucune source de revenu ? Et voilà maintenant le soleil qui disparaît derrière les premiers reflets de la Côte Bleue, derrière L’Estaque, dans cette atmosphère feutrée du tout immobile.

Que reste-t-il quand tout s’est figé, quand tout est immobile, quand les transports pour se rendre au travail ont cédé leur place à des réunions fictives ? Que reste-t-il quand, jugée non essentielle, on a dû arrêter son activité ou fermer boutique et se mettre au chômage technique ? Alors, que reste-t-il ? Nous, ceux du Rocher, il ne nous reste rien et, pourtant, il nous reste tout. C’est aussi simple que ça : beaucoup de choses se sont envolées avec ce confinement mais il nous reste tout de ce que nous avions, parce qu’il nous reste l’essentiel.

(Oser la rencontre ?)

Car dans la nuit du va-et-vient économique, des trajets professionnels annulés, des avions cloués au sol, des rideaux baissés et des usines à l’arrêt, la personne, « matière première » de notre mission dans le monde des cités, demeure et demeurera. Comme le raconte si bien Antoine de Saint-Exupéry dans un chef d’oeuvre de littérature (NDLR : voir extrait choisi ci-après), des aviateurs échoués dans le désert ont la chance de pouvoir enfin se rencontrer, au beau milieu des dunes et dépouillés de tout, tels qu’ils sont : Hommes.

Alors, certes, notre chaîne de production a un peu changé : notre rideau baissé à nous au Rocher, c’est cette joyeuse partie de football au city stade du quartier qui ne connaîtra pas son coup d’envoi et ses genoux éraflés. Notre autoroute peu empruntée, c’est ce repas fraternel du mardi midi qui ne verra aujourd’hui ni les mets délicieux que ces femmes du quartier promettaient de cuisiner avec nous, ni les « Bismillah » s’entrelacer délicatement aux « Alléluia » quand tout le monde se rassemble autour de la table. Notre usine à l’arrêt, c’est la porte close d’un local où,
d’ordinaire, ils sont chaque semaine près d’une centaine de jeunes à suivre un accompagnement à la scolarité. Et j’en passe.

Si les modalités de notre action ont changé, le projet que nous avons au cœur, « Oser la rencontre, choisir l’Espérance », se poursuit. Appels téléphoniques aux personnes isolées du quartier, livraison de colis alimentaires aux foyers les plus précaires, accompagnement à la scolarité à distance, nouvelles formes de communication, lecture de contes par téléphone… Bref, dans la nuit autour, la personne humaine ne s’éteint pas, elle ne s’éteint jamais.

Nous avons cette chance formidable de pouvoir continuer à travailler. Nous avons peut être, plus encore, la chance de mieux sentir en quoi notre mission est si nécessaire et si belle : car le vacarme du rythme de notre société s’est tu, car beaucoup des choses qui nous semblaient futiles n’importent plus, parce que nombre de haies à franchir pour que les conditions de la rencontre soient permises sont désormais tombées et parce que celle de la distance qui nous
sépare les uns des autres semble, en fait, aisée à sauter quand on dégaine son téléphone.

(Choisir l’Espérance ?)

Quant à l’Espérance, je ne crois pas que le fait de la reconnaître plus rude à porter ces derniers temps l’invalide pour autant. Je dirais qu’elle est mise à l’épreuve et donc, c’est trivial, qu’elle en sort éprouvée. Il me semble que, dans cette période, notre Espérance fait des footings qui la laissent fatiguée, courbaturée parfois, mais qui la façonnent tant elle courra aujourd’hui un kilomètre de plus qu’hier quand le moral est bon, un mètre de plus quand du souci pour ses proches, un millimètre de plus quand la nuit fut trop courte.

J’ai eu récemment un très bel échange téléphonique avec un monsieur du quartier qui me disait : « À Campagne Lévêque, on nous laisse à l’abandon, j’ai l’impression qu’on est des chiens, qu’on nous regarde comme des bêtes ». Je n’ai pas trop su quoi lui répondre, et, peu importe d’ailleurs. Je crois qu’on a tous des blessures et des ennemis extérieurs à qui on a de bonnes ou de moins bonnes raisons d’en vouloir. Ce, même en temps normal évidemment. Les habitants des quartiers en ont sûrement davantage que d’autres mais je ne voudrais pas m’attarder sur ce point sombre et stérile. Quelques minutes plus tard, cet Andalou d’origine me raconte comment il redécouvre les jeux avec ses trois enfants, le Flamenco avec son fils et l’entraide avec ses voisins. Il conclut par : « On dirait qu’on a plus d’amour ». Et, moi, au bout du fil je l’entends sourire tandis qu’il répète « On dirait qu’on a plus d’amour ».

Magnifique, n’est-ce pas, que le fait d’avoir baissé le rideau métallique de ce petit appartement ait fait naître plus d’amour au beau milieu du foyer ? Cela n’enlève rien à la violence des tempêtes extérieures, aux rancœurs et aux douleurs vécues, cela ne redonne pas un boulot à exercer, cela ne remplit pas ce compte bancaire vide qui laisse dépendant d’une banque alimentaire, cela ne relève pas le rideau métallique de l’échoppe familiale et cela ne fera
certainement pas plus décoller cet avion qui dort. Non, cela n’efface pas les peines, cela permet simplement de les traverser. Je crois que c’est cela l’Espérance. Nous, au Rocher, dans nos équipes et dans chacun de nos cœurs, nous souhaitons continuer d’être au mieux les porte-étendards de cette Espérance fertile pour nous-mêmes et pour le monde des cités.

Demain sera peut-être dur, demain est sûrement loin. Nous le traverserons ensemble avec confiance : des personnes, comme lanternes dans la nuit du confinement, se sont reconnues à la lumière qu’elles émettent, elles avancent dans l’obscurité le pas sûr parfois, bancal souvent, mais ensemble, un kilomètre de plus qu’hier, un millimètre de moins que demain, tels les guetteurs de l’aube qui percera quand le matin du déconfinement sera venu. On y relèvera les rideaux métalliques et on redressera nos dos pour y affronter travail. Et on le fera, ensemble, comme toujours, si cela  est nécessaire.

Mon Espérance, c’est qu’on y parviendra en ayant gardé tout au fond de nous le trésor des déserts traversés et des dunes gravies le pas lourd. Et l’on fera jaillir de tout ce sable une société où la personne est plus évidemment essentielle, lampe au chevet d’un malade, lanterne sur les chemins escarpés, plus évidemment « rencontrable » et mieux « rencontrable », où les hommes avancent ensemble plus proches les uns des autres, en rang plus resserrés et fraternels…

Peut-être alors, songeurs, et certes dépouillés de certaines richesses extérieures du monde d’avant, pourrons-nous regarder la joie autour et murmurer « Tiens, on dirait qu’on a plus d’amour ».

Théophane Huyghues-Beaufond
——

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes :
« Nous étions trois équipages de l’Aéropostale échoués à la tombée du jour sur la côte de Rio de Oro. Nous nous sommes donc installées pour la nuit. Ayant débarqué des soutes à bagages cinq ou six caisses de marchandises, nous les avons vidées et disposées en cercle et, au fond de chacune d’elles, comme au creux d’une guérite, nous avons allumé une pauvre bougie, mal protégée contre le vent.

Ainsi, en plein désert, sur l’écorce nue de la planète, dans un isolement des premières années du monde, nous avons bâti un village d’hommes. (…)

Du vent, du sable, des étoiles. Un style dur pour trappistes. Mais sur cette nappe mal éclairée, six ou sept hommes qui ne possédaient plus rien au monde, sinon leurs souvenirs, se partageaient d’invisibles richesses.

Nous nous étions enfin rencontrés. On chemine longtemps côte à côte, enfermé dans son propre silence, ou bien l’on échange des mots qui ne transportent rien. Mais voici l’heure du danger. Alors on s’épaule l’un à l’autre. On découvre que l’on appartient à la même communauté. On s’élargit par la découverte d’autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s’émerveille de l’immensité de la mer . »

23Avr

UN TOUR DE FRANCE 2.0

Qui a dit qu’on ne pouvait pas voyager en temps de confinement ? À Rillieux-la Pape, une quarantaine d’enfants est partie à la découverte des régions de France avec l’équipe « Tout en couleurs ». Le lieu de confinement devient alors une cabane magique qui permet en deux tours sur soi-même de se retrouver aux quatre coins du pays.

Chaque membre de « Tout en couleurs » représente une couleur et a sa propre spécialité : cuisine, sport, chant etc. Des bénévoles sont venus renforcer l’équipe et afin de faire vivre l’imaginaire au maximum, des vidéos sont envoyées quotidiennement aux familles.

J’aime beaucoup regarder les vidéos, en particulier celles de l’origami et des histoires racontées. J’essaye aussi de voyager dans ma cabane magique comme les forces de couleurs.” Sofiane, 9 ans

vidéo du lancement du tour de France 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=CybzVKUc4qQ&feature=youtu.be

17Avr

Agnès et Akram un duo prometteur pour la continuité pédagogique

” Depuis deux semaines [pendant le confinement], je fais de l’aide aux devoirs avec Akram, en CM1. [Cet enfant, ses parents et ses frères et sœurs sont des habitués de La Maison Des Familles – Les Buissonnets]. Le moment quotidien passé avec lui est le rayon de soleil de ma journée. Dans ce temps partagé [par téléphone, en visio], je donne vraiment la priorité à la relation qui se tisse entre nous, car je suis persuadée que c’est sur la qualité du lien que peut prendre appui l’apprentissage. Pour cela, j’essaie notamment d’être attentive à tous les signaux physiques que je peux observer pour essayer de clarifier ce qui se passe. Par exemple, lorsque je perçois des signes d’ennui, un besoin de bouger, une ombre de tristesse, je restitue avec des mots ce que je vois, comme un miroir tendu. Lui s’en saisit et nomme l’émotion ou le ressenti correspondant. L’autre jour, il a ainsi pu dire : “Je m’ennuie.” Je lui ai alors demandé de visualiser cet ennui en lui donnant une forme (“noire“), une consistance (“qui coule“), une température (“froide“). Comme nous étions en train de travailler sur les sorcières, je lui ai proposé d’imaginer ce qu’il ferait s’il avait des pouvoirs magiques. Quelle couleur donnerait-il à son ennui ? “Couleur arc-en-ciel“, m’a-t-il répondu… ça n’a pas tout transformé, mais au moins avons-nous pu continuer dans de meilleures conditions.
Je suis également attentive à mes propres besoins, pour parler au plus juste de ce que je suis. Comme je suis facilement gênée par le bruit ou le mouvement autour, je nomme les éléments du contexte extérieur qui me perturbent. “J’entends des pleurs, qu’est-ce qui se passe ?” “C’est ma petite sœur, elle pleure parce que mon frère lui pique ses doudous.” Et lui de m’emmener la voir avec le téléphone. Nous lui parlons quelques secondes, et le cours peut reprendre. “Tiens, tu marches pendant que je lis, tu ne veux pas t’asseoir dans un coin tranquille pour écouter ?” “Non, j’aime bien marcher.” “Alors d’accord.” Le fait de prendre soin de ce qui pourrait facilement devenir agaçant pour moi, en le nommant, me fait moi aussi gagner en disponibilité. Akram n’a pas arrêté de marcher pour autant, mais savoir que marcher n’entravait pas son attention a suffi à me rassurer sur sa qualité de présence et son engagement dans le moment, ce n’était plus un problème entre nous…
Le lendemain, au moment de la lecture, j’ai pris soin de lui demander de quoi il avait besoin pour être bien. Ce jour-là, il a choisi de s’asseoir dans un petit coin à l’écart, sur le balcon… dont le mur crépi nous a servi à explorer le sens du mot rugueux présent dans le texte : je l’ai invité à caresser le mur puis sa joue pour comparer les textures (rugueux VS doux ou lisse), puis à tracer avec son doigt la forme des pieds des vraies sorcières à qui manquent, comme chacun sait, les orteils (merci Roal Dahl !), ou encore une forme pointue, comme le bout des chaussures que qu’elles mettent pour cacher qu’elles n’ont pas d’orteils ! Nous sommes aussi partis à la recherche des myrtilles sur internet, pour voir de quelle couleur était leur salive “bleu myrtille“! Faire une place au corps, explorer ensemble, chacun sur son écran, une donnée inconnue de lui, en parler, et partager nos écrans, tout ceci contribue à ouvrir l’espace, sortir du confinement, faire de ce temps partagé un moment précieux, une aventure co-construite dont je ne sais jamais à l’avance la forme qu’elle prendra. Je marche au-dessus du vide, incertaine de réussir, mais dans ce lâcher-prise, chaque écueil dépassé, même imparfaitement, chaque geste de confiance manifesté par l’enfant est un trésor lumineux.
Oui vraiment, merci Akram, tu es un magnifique coéquipier! ”

Agnès, bénévole pour l’accompagnement à la scolarité

09Avr

Une voisine en or.

Sandrine P. était angoissée depuis le début du confinement : cette ancienne ambulancière, ne peut plus pratiquer son travail actuel en allant s’occuper des personnes âgées, leur faire des courses, le ménage…. Comment faire face seule au confinement avec ses 2 enfants Enzo et Zoé, 8 et 7 ans ? Et puis, Enzo a un léger handicap, il a besoin qu’on lui accorde une attention particulière. Sandrine a pas trop le moral.

Le Rocher de Toulon Sainte Musse appelle régulièrement pour prendre des nouvelles, ils échangent par message sur un groupe avec d’autres de la ‘famille du Rocher’ des recettes, des bonnes idées, des conseils, « c’est un réel soutien » pour Sandrine, une « vraie famille », reconnaît-elle, bien qu’elle ne côtoie Le Rocher que depuis septembre. Par ailleurs, Pexine, volontaire en Service civique appelle tous les jours une heure chaque enfant pour leur continuité pédagogique.

Et puis il y a une semaine, Sandrine a une idée : elle qui aime tellement aider, elle va mettre ses talents de couturière à contribution. En quelques jours, ce sont déjà plusieurs dizaines de masques que Sandrine a cousues, et qu’elle offre à son entourage : la caissière de l’intermarché du coin, si courageuse de travailler, la pharmacienne démunie de protection, à ses voisins, à Vianney, volontaire du Rocher : lui, il en aura un personnalisé, avec le logo du RCT, puisque partage la passion d’Enzo : le rugby.

Sandrine a retrouvé le sourire : ça la rend heureuse d’offrir, de faire plaisir et sourire. Elle est fière : même si elle est enfermée, elle a trouvé un moyen de se donner soi-même. Des habitants qu’elle ne connaît pas viennent l’aborder pour lui demander un masque.

Merci Sandrine pour votre générosité !

28Fév

Formateurs formés !

Une des activités-phare du Rocher de Marseille cette année est l’Atelier socio-linguistique, plus communément appelé cours de français. Nous n’avons pas moins de 40 inscrits les mardi et/ou jeudi après-midi.

Ces ateliers accueillent des participants de tous niveaux. Certains viennent se familiariser avec la langue, d’autres la pratiquer, d’autres encore en découvrir l’écrit. Un thème est proposé pour une ou plusieurs semaines ; et il est traité sous diverses formes d’activités ludiques et pratiques.

Mi-février, les bénévoles du Rocher de Marseille (accompagnés de ceux de Toulon-La Beaucaire) se sont réunis pour une formation sur les Ateliers socio-linguistiques. Le but ? Vous l’aurez compris… Apprendre à apprendre le français… Vaste programme !

Ce fut l’occasion de partager nos expériences et bonnes pratiques, de découvrir de nouvelles méthodes d’apprentissage et de repartir avec plein d’outils !

Il nous a été rappelé les trois phases indispensables à l’apprentissage d’une langue : la phase de découverte puis celle d’appropriation puis la phase d’expérimentation de la langue. De quoi faire gagner nos participants aux ateliers en autonomie, nécessaire à une bonne intégration dans un nouveau pays.

Merci à Sandrine de l’association du RaDyA pour ses précieux conseils !

Après ces trois jours passés dans la joie et la bonne humeur, les formateurs formés repartent très motivés pour animer les prochains ateliers !

28Fév

Tour de France 2019-2020 pour les primaires marseillais

Chaque mercredi matin, les enfants du primaire rejoignent le Rocher pour un temps d’accompagnement à la scolarité puis d’activité.

Cette année, ils ont entrepris un grand tour de France ! Chaque semaine, les volontaires les embarquent (sans quitter les locaux bien sûr..!) dans une nouvelle région dont ils découvrent (outre l’existence, parfois !!) la géographie, l’histoire, la culture, la gastronomie etc. Les enfants sont toujours très attentifs et avides d’en savoir plus.

A l’issue de la présentation, il leur est proposé différentes activités ludiques et manuelles.

Ces derniers temps, les enfants ont mis le cap sur l’est et ont fait escale à Reims, la « cité des rois ». Ils ont -entre autres- découvert l’histoire de la cathédrale et du sacre de Clovis. S’en est suivie, en petits groupes, une réalisation d’une cathédrale en Kapla, dont vous avez ici un exemple !

19Fév

Bondy à la découverte de la Normandie !

Nous étions 27 personnes à partir pour 4 jours mi Février respirer l’air frais de la Normandie, à l’Abbaye de Soligny-la-Trappe. Nous avons profité de la visite du musée de la Comptesse de Ségur pour encourager les enfants à s’inspirer de l’univers des « Petites Filles Modèles » !

Puis petits et grands ont été au contact d’animaux dans la ferme pédagogique et certains chanceux ont même eu la chance de les nourrir ! Nous avons également profité de ces quelques jours à l’air pur pour faire de longues balades en forêt, permettant à tous de s’émerveiller de la beauté de la nature. Pour beaucoup ce fut une grande première, comme Oifa qui s’est exclamé « La nature c’est plus beau que les jeux vidéos !».

On en a aussi profité pour passer un moment de qualité entre femmes, sans enfants, lors d’une partie de bowling endiablée ! Quant aux hommes, ils ont pu se défouler lors d’une partie de rugby et séance de tir à l’arc dans les champs. Après ces journées bien remplies, les veillées étaient de vrais moments de détente grâce à de nombreux petits jeux et sketchs.

Ce petit séjour s’est terminé à merveille le dernier soir, avec un grand repas crêpes et une soirée festive, animée par les enfants et ponctuée de nombreux fous rires !

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17Fév

La fraternité entre chrétiens et musulmans, c’est possible !

Ce mardi 11 février, nous avons vécu une rencontre inspirante à La Maison Des Familles – Les Buissonnets. Nous avons accueilli deux amis pour un temps d’échange avec les parents autour d’un café : Guy DANIEL, prêtre spiritain et Mohsen N’GAZOU, imam et directeur d’un collège musulman de notre quartier. Chacun, dans son parcours de vie, a fait l’expérience de l’hospitalité inter-religieuse. A l’image de la rencontre du Sultan et de Saint François d’Assise il y a 8 siècles, ils nous ont témoigné de la fraternité entre chrétiens et musulmans dans le respect de chacun en France, en Mauritanie et au Liban. Nous pouvons appliquer à notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine d’humanité et de tendresse.

« Il faut se concentrer sur ce qui nous unis plus que sur ce qui nous divise.
Méfions-nous des groupes extrémistes qui veulent nous séparer
».

« Célébrer les fêtes religieuses permet de se connaître réciproquement. Soyons imaginatifs pour inventer
une façon de faire qui rassemble, notamment en organisant des repas sans viande. 
» déclare Moshen.

« Éloignons nous du syncrétisme, c’est-à-dire une appréciation globale et non différencié de l’Islam et de la foi chrétienne.
Il y a des différences indéniables et en même temps un chemin de dialogue sur lequel chacun de nous peut agir.
 »

Cela fait écho à ce qu’on vit à La Maison Des Familles où chacun est considéré dans toutes les dimensions de sa personne, avec la prise en compte de sa quête spirituelle. L’échange s’est conclu sur cette invitation : « Vivons la fraternité d’abord entre nous dès maintenant. C’est ce qui nous permettra ensuite, de changer les choses dans la société et d’inspirer les hommes et les femmes politiques ».

 

04Fév

L’Etat, partenaire clé pour Le Rocher

Depuis 2008, l’Etat (à travers le CGET, devenu ANCT au 1er janvier 2020), soutient financièrement Le Rocher, tant pour ses activités de terrain dans les quartiers urbains en difficulté que pour le développement de l’ingénierie nationale de l’association.

En 2019, le CGET a souhaité mettre en avant l’action de terrain du Rocher dans les quartiers par un article : “Mixité sociale et proximité : deux facettes du Rocher Oasis des cités”. 

“Cette association repose sur une démarche peu commune : pour encourager la mixité sociale et la proximité avec les habitants, les équipes – étudiants, salariés, bénévoles ou volontaires du service civique – emménagent dans les cités. Ils vivent ainsi parmi les familles auprès desquelles ils interviennent, et construisent leurs actions selon les besoins des habitants, enfants comme jeunes et adultes : c’est le « pouvoir d’aller vers » allié au « pouvoir d’agir ».” 

Découvrir l’article ici !
30Jan

A l’assaut de la montagne !

Lundi 20 janvier 2020, 9h. Nous sommes sur le pied de guerre. Trois grands jeunes bondynois et leurs trois homologues toulonnais mettent le cap sur Briançon pour une semaine de camp ski. Au programme ? Découverte de la montagne et de ses activités ! Pour cela ? Une bonne dose de dépassement de soi !

Nous avons participé à différentes activités : ski alpin, escalade sur glace, visite du centre de secourisme de la gendarmerie, randonnée à ski, balade en raquette avec une nuit dans un refuge. Bref, nous n’avions pas le temps de nous ennuyer.

Pour la grande majorité d’entre eux, c’était la première fois qu’ils enfilaient des chaussures de ski et qu’ils découvraient les sensations de la glisse. Malgré quelques gadins et carambolages, les sourires étaient sur tous les visages. Les autres activités proposées étaient physiquement plus exigeantes, il faillait se dépasser et « jouer collectif » lors de l’ascension des cols de l’Izoard et de Buffère.

Nous avons pu visiter le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne. L’échange avec les deux secouristes, le pilote de l’hélicoptère et le maître-chien nous a ouvert à la complexité de leur travail et au professionnalisme de ces équipes, toujours prêtes à se lancer au secours de personnes en danger.

Après s’être donné et avoir affronté la nature le jour, nous avions bien besoin de nous restaurer et de nous reposer. Au menu ? Mafé camerounais « l’hymne national du pays » pour certains, tajine, lasagne… de quoi bien dormir.

Samedi matin, c’est le départ. Nous avons passé une super semaine. Nous nous sommes rencontrés, nous avons ri … Après ce bon bol d’air, chacun rentre chez soi, avec des souvenirs à raconter, de nouvelles perspectives à esquisser et peut-être de nouveaux chemins à explorer.

NB: ce camp a été possible grâce au généreux soutien de Terres d’Aventure et de 82 400. Nous les remercions de tout coeur !

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22Jan

Le Rocher de Bondy soutenu par SFR

En présence de Jean-Claude Brier, Délégué Régional Île de France Altice France-SFR, et de Mayeul , le responsable de l’antenne de Bondy

La Fondation SFR soutient Le Rocher Oasis des cités

L’engagement en faveur de l’égalité est au cœur de l’identité de SFR et de sa Fondation qui concentre son action sur l’inclusion numérique et la réussite professionnelle des jeunes issus de milieux modestes. Grâce à un triple mécénat en nature, financier et de compétences, la Fondation SFR, créée en 2006, a déjà soutenu plus de 1 000 projets et a reversé aux associations partenaires plus de 14 millions d’euros au titre du mécénat financier.

L’implication personnelle des salariés de SFR est le socle de l’action de la Fondation. Ceux-ci s’engagent de trois manières : le parrainage d’une association, le tutorat et le mécénat de compétences.

Ainsi, grâce au parrainage par un salarié de SFR, Le Rocher Oasis des cités a reçu une dotation de 5000 euros.

 

Le programme anti-déccrochage

Afin d’encourager la réussite scolaire, elle propose un programme anti-décrochage global basé sur la proximité et la confiance. Le besoin d’accompagnement est d’abord identifié par la famille, l’établissement scolaire ou les travailleurs sociaux. Puis, l’accompagnement s’articule autour de deux axes majeurs et complémentaires :

  • un accompagnement à la scolarité en semaine : aide aux devoirs, apprentissage des fondamentaux, comportement scolaire, projet professionnel, confiance en soi etc.
  • des activités extra-scolaires (jeux, sorties, camps…) afin d’établir une relation globale intégrant la dimension ludo-éducative et d’acquérir d’autres savoirs.

A propos de Altice France – alticefrance.com

Altice France est le premier acteur de la convergence entre télécoms et médias en France.

A travers SFR, 2ème opérateur français, Altice France est un acteur incontournable des télécoms au service de 22 millions de clients. Doté d’un réseau en Fibre optique (FTTH / FTTB) de 14,7 millions de prises éligibles, SFR couvre également 99 % de la population en 4G.

SFR dispose de positions d’envergure sur l’ensemble du marché, que ce soit auprès du grand public, des entreprises, des collectivités ou des opérateurs.

Altice France est également un groupe médias de premier plan avec 15 chaînes de télévision, 2 radios, des titres de presse, autour de marques emblématiques telles que BFM, RMC, Libération ou encore L’Express.

Que ce soit à travers son kiosque numérique, son portefeuille de droits sportifs, la production, le financement ou l’achat de contenus originaux et exclusifs, Altice France invente de nouveaux modèles d’édition et de distribution ouverts à tous.

En 2018, Altice France a réalisé un chiffre d’affaires de 10,2 milliards d’euros.

Pour suivre l’actualité du groupe sur Twitter : @AlticeFrance

20Jan

Un besoin, la providence, un projet, une concrétisation !

Besoin : Nous nous sommes rendu compte que n’avons rien à proposer aux collégiens… Est-ce judicieux de ne plus accompagner personnellement ces garçons à cette période importante de leur vie ?

Providence : Une équipe de scouts nous contacte pour proposer ses services au Rocher mais sans savoir quoi.

Idée : «et si on mettait les scouts et les jeunes du Rocher en lien ?! »

Concrétisation : Une première journée pour faire connaissance autour d’un foot puis d’un basket. Puis suite aux désirs des jeunes c’est en forêt que nous partons un dimanche après-midi ensoleillé ! Quel bonheur de voir Marcos, Paulin et Gabriel partir dans tous les sens dans la forêt. Oui la nature leur manque !! Des étoiles apparaissent dans leur regard quand les scouts leur apprennent à couper du bois pour préparer le parcours du combattant de l’après-midi ! Durant ce parcours inhabituel ils ont été confrontés à leurs limites et ont été fiers de les dépasser !

Ce n’est qu’un début, nous espérons pouvoir agrandir ce groupe et concevoir une réelle progression pour accompagner au mieux les jeunes et les faire grandir.
Merci les gars pour cette journée, pour vos sourires et votre motivation !

 

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DES VERSAILLAIS EN MISSION

Merci Zoom Versailles pour ce bel article : https://zoomversailles.com/actualites/zoom-solidaire/le-rocher-des-versaillais-en-mission/

Confinement rime avec… mouvement !

Le 17 mars dernier, nous avons appris comme vous tous les mesures liées au confinement. Pas question d’être inactifs, mais au contraire de rester en mouvement ! On salue l’agilité de l’ensemble de l’équipe du Rocher de Marseille qui est restée autant voire plus encore mobilisée et qui a su rapidement s’adapter pour assurer 2 enjeux  :  […]

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