En mission dans les quartiers sensibles.

Actualités

Actualité récente du Rocher

19Fév

Bondy à la découverte de la Normandie !

Nous étions 27 personnes à partir pour 4 jours mi Février respirer l’air frais de la Normandie, à l’Abbaye de Soligny-la-Trappe. Nous avons profité de la visite du musée de la Comptesse de Ségur pour encourager les enfants à s’inspirer de l’univers des « Petites Filles Modèles » !

Puis petits et grands ont été au contact d’animaux dans la ferme pédagogique et certains chanceux ont même eu la chance de les nourrir ! Nous avons également profité de ces quelques jours à l’air pur pour faire de longues balades en forêt, permettant à tous de s’émerveiller de la beauté de la nature. Pour beaucoup ce fut une grande première, comme Oifa qui s’est exclamé « La nature c’est plus beau que les jeux vidéos !».

On en a aussi profité pour passer un moment de qualité entre femmes, sans enfants, lors d’une partie de bowling endiablée ! Quant aux hommes, ils ont pu se défouler lors d’une partie de rugby et séance de tir à l’arc dans les champs. Après ces journées bien remplies, les veillées étaient de vrais moments de détente grâce à de nombreux petits jeux et sketchs.

Ce petit séjour s’est terminé à merveille le dernier soir, avec un grand repas crêpes et une soirée festive, animée par les enfants et ponctuée de nombreux fous rires !

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17Fév

La fraternité entre chrétiens et musulmans, c’est possible !

Ce mardi 11 février, nous avons vécu une rencontre inspirante à La Maison Des Familles – Les Buissonnets. Nous avons accueilli deux amis pour un temps d’échange avec les parents autour d’un café : Guy DANIEL, prêtre spiritain et Mohsen N’GAZOU, imam et directeur d’un collège musulman de notre quartier. Chacun, dans son parcours de vie, a fait l’expérience de l’hospitalité inter-religieuse. A l’image de la rencontre du Sultan et de Saint François d’Assise il y a 8 siècles, ils nous ont témoigné de la fraternité entre chrétiens et musulmans dans le respect de chacun en France, en Mauritanie et au Liban. Nous pouvons appliquer à notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine d’humanité et de tendresse.

« Il faut se concentrer sur ce qui nous unis plus que sur ce qui nous divise.
Méfions-nous des groupes extrémistes qui veulent nous séparer
».

« Célébrer les fêtes religieuses permet de se connaître réciproquement. Soyons imaginatifs pour inventer
une façon de faire qui rassemble, notamment en organisant des repas sans viande. 
» déclare Moshen.

« Éloignons nous du syncrétisme, c’est-à-dire une appréciation globale et non différencié de l’Islam et de la foi chrétienne.
Il y a des différences indéniables et en même temps un chemin de dialogue sur lequel chacun de nous peut agir.
 »

Cela fait écho à ce qu’on vit à La Maison Des Familles où chacun est considéré dans toutes les dimensions de sa personne, avec la prise en compte de sa quête spirituelle. L’échange s’est conclu sur cette invitation : « Vivons la fraternité d’abord entre nous dès maintenant. C’est ce qui nous permettra ensuite, de changer les choses dans la société et d’inspirer les hommes et les femmes politiques ».

 

04Fév

L’Etat, partenaire clé pour Le Rocher

Depuis 2008, l’Etat (à travers le CGET, devenu ANCT au 1er janvier 2020), soutient financièrement Le Rocher, tant pour ses activités de terrain dans les quartiers urbains en difficulté que pour le développement de l’ingénierie nationale de l’association.

En 2019, le CGET a souhaité mettre en avant l’action de terrain du Rocher dans les quartiers par un article : « Mixité sociale et proximité : deux facettes du Rocher Oasis des cités ». 

« Cette association repose sur une démarche peu commune : pour encourager la mixité sociale et la proximité avec les habitants, les équipes – étudiants, salariés, bénévoles ou volontaires du service civique – emménagent dans les cités. Ils vivent ainsi parmi les familles auprès desquelles ils interviennent, et construisent leurs actions selon les besoins des habitants, enfants comme jeunes et adultes : c’est le « pouvoir d’aller vers » allié au « pouvoir d’agir ». » 

Découvrir l’article ici !
30Jan

A l’assaut de la montagne !

Lundi 20 janvier 2020, 9h. Nous sommes sur le pied de guerre. Trois grands jeunes bondynois et leurs trois homologues toulonnais mettent le cap sur Briançon pour une semaine de camp ski. Au programme ? Découverte de la montagne et de ses activités ! Pour cela ? Une bonne dose de dépassement de soi !

Nous avons participé à différentes activités : ski alpin, escalade sur glace, visite du centre de secourisme de la gendarmerie, randonnée à ski, balade en raquette avec une nuit dans un refuge. Bref, nous n’avions pas le temps de nous ennuyer.

Pour la grande majorité d’entre eux, c’était la première fois qu’ils enfilaient des chaussures de ski et qu’ils découvraient les sensations de la glisse. Malgré quelques gadins et carambolages, les sourires étaient sur tous les visages. Les autres activités proposées étaient physiquement plus exigeantes, il faillait se dépasser et « jouer collectif » lors de l’ascension des cols de l’Izoard et de Buffère.

Nous avons pu visiter le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne. L’échange avec les deux secouristes, le pilote de l’hélicoptère et le maître-chien nous a ouvert à la complexité de leur travail et au professionnalisme de ces équipes, toujours prêtes à se lancer au secours de personnes en danger.

Après s’être donné et avoir affronté la nature le jour, nous avions bien besoin de nous restaurer et de nous reposer. Au menu ? Mafé camerounais « l’hymne national du pays » pour certains, tajine, lasagne… de quoi bien dormir.

Samedi matin, c’est le départ. Nous avons passé une super semaine. Nous nous sommes rencontrés, nous avons ri … Après ce bon bol d’air, chacun rentre chez soi, avec des souvenirs à raconter, de nouvelles perspectives à esquisser et peut-être de nouveaux chemins à explorer.

NB: ce camp a été possible grâce au généreux soutien de Terres d’Aventure et de 82 400. Nous les remercions de tout coeur !

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22Jan

Le Rocher de Bondy soutenu par SFR

En présence de Jean-Claude Brier, Délégué Régional Île de France Altice France-SFR, et de Mayeul , le responsable de l’antenne de Bondy

La Fondation SFR soutient Le Rocher Oasis des cités

L’engagement en faveur de l’égalité est au cœur de l’identité de SFR et de sa Fondation qui concentre son action sur l’inclusion numérique et la réussite professionnelle des jeunes issus de milieux modestes. Grâce à un triple mécénat en nature, financier et de compétences, la Fondation SFR, créée en 2006, a déjà soutenu plus de 1 000 projets et a reversé aux associations partenaires plus de 14 millions d’euros au titre du mécénat financier.

L’implication personnelle des salariés de SFR est le socle de l’action de la Fondation. Ceux-ci s’engagent de trois manières : le parrainage d’une association, le tutorat et le mécénat de compétences.

Ainsi, grâce au parrainage par un salarié de SFR, Le Rocher Oasis des cités a reçu une dotation de 5000 euros.

 

Le programme anti-déccrochage

Afin d’encourager la réussite scolaire, elle propose un programme anti-décrochage global basé sur la proximité et la confiance. Le besoin d’accompagnement est d’abord identifié par la famille, l’établissement scolaire ou les travailleurs sociaux. Puis, l’accompagnement s’articule autour de deux axes majeurs et complémentaires :

  • un accompagnement à la scolarité en semaine : aide aux devoirs, apprentissage des fondamentaux, comportement scolaire, projet professionnel, confiance en soi etc.
  • des activités extra-scolaires (jeux, sorties, camps…) afin d’établir une relation globale intégrant la dimension ludo-éducative et d’acquérir d’autres savoirs.

A propos de Altice France – alticefrance.com

Altice France est le premier acteur de la convergence entre télécoms et médias en France.

A travers SFR, 2ème opérateur français, Altice France est un acteur incontournable des télécoms au service de 22 millions de clients. Doté d’un réseau en Fibre optique (FTTH / FTTB) de 14,7 millions de prises éligibles, SFR couvre également 99 % de la population en 4G.

SFR dispose de positions d’envergure sur l’ensemble du marché, que ce soit auprès du grand public, des entreprises, des collectivités ou des opérateurs.

Altice France est également un groupe médias de premier plan avec 15 chaînes de télévision, 2 radios, des titres de presse, autour de marques emblématiques telles que BFM, RMC, Libération ou encore L’Express.

Que ce soit à travers son kiosque numérique, son portefeuille de droits sportifs, la production, le financement ou l’achat de contenus originaux et exclusifs, Altice France invente de nouveaux modèles d’édition et de distribution ouverts à tous.

En 2018, Altice France a réalisé un chiffre d’affaires de 10,2 milliards d’euros.

Pour suivre l’actualité du groupe sur Twitter : @AlticeFrance

20Jan

Un besoin, la providence, un projet, une concrétisation !

Besoin : Nous nous sommes rendu compte que n’avons rien à proposer aux collégiens… Est-ce judicieux de ne plus accompagner personnellement ces garçons à cette période importante de leur vie ?

Providence : Une équipe de scouts nous contacte pour proposer ses services au Rocher mais sans savoir quoi.

Idée : «et si on mettait les scouts et les jeunes du Rocher en lien ?! »

Concrétisation : Une première journée pour faire connaissance autour d’un foot puis d’un basket. Puis suite aux désirs des jeunes c’est en forêt que nous partons un dimanche après-midi ensoleillé ! Quel bonheur de voir Marcos, Paulin et Gabriel partir dans tous les sens dans la forêt. Oui la nature leur manque !! Des étoiles apparaissent dans leur regard quand les scouts leur apprennent à couper du bois pour préparer le parcours du combattant de l’après-midi ! Durant ce parcours inhabituel ils ont été confrontés à leurs limites et ont été fiers de les dépasser !

Ce n’est qu’un début, nous espérons pouvoir agrandir ce groupe et concevoir une réelle progression pour accompagner au mieux les jeunes et les faire grandir.
Merci les gars pour cette journée, pour vos sourires et votre motivation !

 

20Déc

Vivre la nature au cœur de Paris

14h30 nous sautons dans le métro, direction le parc Monceau. Là-bas, César nous attend. Il met Vercingétorix et les gaulois au défi de relever 12 épreuves. Si nous parvenons à les relever alors il laisse la Gaule tranquille, sinon il l’envahira. C’est ainsi que par petit groupe de 4 enfants gaulois et 1 animateur, nous allons de défi en défi grâce à un jeu de piste, découvrant par la même occasion ce magnifique parc parisien.

Après avoir réalisé une potion magique pour travailler leur gout, ils ont appris à avancer dans le noir guidé par leurs coéquipiers pour améliorer leur ouïe. Afin de tester leur équilibre, ils ont dû se passer une balle sans la faire tomber lors d’un relais. Et une mise en scène théâtrale a finalement permis d’évaluer leur talent d’acteur !

Avec ces petits groupes non mixtes, les filles ont pu avancer à leur rythme en chantonnant et sautillant tandis que les garçons courraient et criaient davantage ! Grâce à ce travail d’équipe, César est reparti bredouille. Remerciez nos valeureux gaulois, vous êtes désormais en sécurité !

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20Déc

Aux fourneaux !

Une semaine avant Noël, les enfants de l’accueil de loisirs du Rocher de la Beaucaire ont enfilé leurs plus beaux tabliers pour confectionner des sablés de Noël. Oeuf, farine, beurre et sucre se retrouvent bien vite mélangés dans un saladier par nos apprentis cuisiniers. C’est ensuite le moment de donner des formes aux sablés.

Tous s’appliquent et donnent le meilleur d’eux-mêmes !

Une douce odeur de sablés flotte dans le Rocher, la dégustation approche !

Joyeux Nöel à tous !

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16Déc

Quand M. Castaner vient voir nos quartiers de l’intérieur 📌

À trois reprises depuis cet été, Le Rocher a rencontré le Ministre de l’Intérieur, M. Castaner, accompagné par d’autres représentants de l’État, lors de visites dans des quartiers où Le Rocher est implanté. 

À Toulon en juin, à Marseille en septembre et enfin aux Mureaux fin novembre, les équipes du Rocher ont pu présenter notre mission et échanger avec le Minsitre sur l’importance de la rencontre personnelle pour apprendre à vivre ensemble en France, aujourd’hui.

Ces visites nous encouragent à poursuivre la mission du Rocher. Elles confirment l’urgence de répondre à la crise des banlieues et la pertinence de la présence du Rocher dans ces quartiers, comme nous l’a confié Mme Belloubet, à Marseille :  » Je crois beaucoup à ce que vous faites au Rocher, au suivi individualisé. C’est un travail de dentelle « , ou un  institutionnel « vous êtes une proposition alternative qui apporte de la respiration à ces quartiers ».

Ces rencontres portaient sur des thématiques diverses telles que la lutte contre le communautarisme, la prévention de la délinquance et le ‘vivre ensemble‘.

Geoffroy, responsable du Rocher de Marseille a présenté en quelques minutes ce qu’il vivait au Rocher, retrouvez son allocution au Ministre de l’Intérieur ici.

06Déc

« De vrais liens peuvent se construire entre des horizons si différents » – Témoignage de Tang

Âgé de 24 ans et issu de la campagne brabançonne, Tanguy vient de terminer un cursus de cinq années de bio-ingénieur à l’Université Catholique de Louvain (UCL). Avant d’intégrer le monde professionnel, Tanguy a décidé de s’engager un an au sein du Rocher Oasis des Cités. Il nous témoigne de ce qu’il vit depuis sa mission aux Mureaux (France – 78).

 

Pourquoi t’être engagé au Rocher ?

Mes dernières années ont notamment été marquées par une expérience de scoutisme dans l’unité des Marolles. Il s’agit d’une unité scout particulière, au centre du quartier populaire de Bruxelles. La rencontre avec ces familles précarisées, oubliées au cœur de Bruxelles, m’a profondément bouleversé. Comment expliquer qu’un monde si différent du mien existe à deux pas de chez moi, sans que je ne sois jamais amené à le côtoyer ? Comment expliquer cette indifférence réciproque ? Comment expliquer cette violence intrinsèque qui subsiste dans ces ghettos, sans que personne ne s’en inquiète ? Et surtout, que pouvons-nous faire pour lutter contre ce communautarisme qui fracture tous les jours un peu plus notre société ?
Le Rocher a fait ce pari fou d’installer des personnes issues de milieux favorisés au milieu de cités désertées par celles-ci pour venir vivre avec les habitants. Cette reconnexion est essentielle si nous voulons vivre en paix dans les années à venir.

 

Pourquoi t’engager en France durant 1 an ?

L’idée n’est pas tant de s’engager une année que de se mettre dans une disposition de service, qui je l’espère perdurera après cette année au Rocher. Tout l’enjeu réside précisément dans l’«après-Rocher », où il faudra trouver une manière de concilier vie professionnelle, vie de famille et service. J’espère trouver ici certaines clés qui me permettront de ne pas perdre de vue cet objectif.
France ou Belgique, c’est du pareil au même, il s’agit d’une mission de proximité. Ici, aux Mureaux, nous sommes à seulement 30 km de Versailles, et à 40 km de Paris, et pourtant, nous vivons dans un monde différent. Les cités, ce ne sont pas des concepts lointains et abstraits. Il s’agit d’une réalité très concrète, avec ses violences cachées et ses fonctionnements propres, et surtout avec ses habitants souvent cabossés, que l’on ignore trop souvent. Ces gens sont nos voisins, nous sommes tous concernés par ce qui se passe ici. Il s’agit d’une véritable responsabilité que nous avons, en tant que belges ou français, de nous intéresser à ces voisins.

 

Quel est ton quotidien ?

Notre quotidien n’est jamais celui que nous avions préparé, car la porte du Rocher est toujours ouverte. Par conséquent, le programme prévu peut rapidement être transformé en écriture de CV ou de lettre de motivation, en visite chez telle ou telle personne qui a besoin d’une présence, ou en l’un ou l’autre traquenard auquel nous avons consenti.
De nombreuses activités fixes agrémentent nos semaines. Aide aux devoirs quotidienne, cours de théâtre avec certains jeunes de la cité, en vue de monter une pièce en fin d’année, les cafés philo qui permettent de vraies rencontres, totalement horizontales entre gens de tout bord, dans un climat d’écoute bienveillante, ou encore les sorties Aventuriers, sorte de scoutisme adapté à la réalité des cités, sont autant d’exemples des pépites qui parsèment cette magnifique mission.

 

Comment vis-tu ta mission ?

Difficile de répondre à cette question tant les émotions s’entremêlent. Ce qui est sûr, c’est que je ne vis pas ce que j’imaginais vivre. Je suis arrivé avec de nombreuses attentes et idées préconçues qui se sont avérées être complètement à côté de la plaque. Je suis étonné de voir à quel point de vrais liens peuvent se construire entre des horizons si différents. Même si nous rencontrons de nombreuses personnes dont la vie est loin d’être facile, et que le contexte des cités est propice à de nombreuses souffrances liées à la violence, à la drogue, à la pauvreté culturelle, ou aux difficultés d’intégration, nous ressortons tous les jours grandis par nos rencontres, et remplis d’espérance. Mais il est sûr que cette mission est éprouvante au niveau personnel, car nous sommes sans cesse confrontés à nos limites.

 

Le slogan du Rocher est ‘Oser la rencontre, choisir l’espérance’ signifie ‘la rencontre’ pour toi ?

Au Rocher, nous avons la chance d’habiter la cité, de l’habiter pleinement, dans le sens de « demeurer », et cela change complètement la dynamique de rencontre dans laquelle nous sommes. Nous ne sommes pas là pour « aider » des gens de manière impersonnelle, mais pour rencontrer nos voisins, pour vivre avec eux, et à partir de là, co-construire. Nous avons l’impression de rencontrer vraiment les habitants, car les relations sont bâties sur le long terme, et de manière désintéressée.

 

Au regard de ce que tu vis au Rocher, que désires-tu pour ton pays ?

Le cas de la Belgique semble fort différent de la France, en ce sens que l’immigration s’est installée en centre-ville (en ce qui concerne Bruxelles) tandis que dans les grandes métropoles françaises, les cités se sont créées en périphérie, dans ce que l’on pourrait qualifier de ghetto (le mot est fort, mais il s’agit cependant de la réalité). Les problématiques sont donc différentes, car en Belgique, le brassage est tout de même un peu plus présent qu’en France, simplement en raison du contexte urbain.
Il est certain que la mondialisation touche autant la Belgique que la France. Que celle-ci soit souhaitable ou non n’est pas la question, il s’agit du contexte dans lequel nous évoluons, et dans lequel nous continuerons d’évoluer dans les décennies à venir. Puisque nous sommes habitants d’un même pays, et que nous vivons ensemble, il est certain que je souhaite que cette cohabitation se fasse le plus sereinement possible. En vivant aux Mureaux, j’expérimente concrètement que cela est possible.

 

Quelque chose à ajouter ?

Nous sommes plusieurs à avoir été très touchés par de nombreux messages de soutien de nos proches, mais aussi souvent de la part des moins proches. Merci à tous pour vos soutiens moraux ou financiers, sans quoi le Rocher ne pourrait pas exister. Et surtout, n’ayons pas peur ! Osons la rencontre avec ceux que nous sommes frileux de rencontrer, cela ne peut être que fécond !

28Nov

S’engager à se rencontrer

Afin d’accompagner les jeunes vers l’insertion sociale, citoyenne et professionnelle, Le Rocher organise régulièrement des sorties visant à leur transmettre les codes de la vie professionnelle, leur faire découvrir la société et ses rouages. Voici deux exemples, avec les jeunes de Bondy.

Partenariat avec le Groupe Servier
Depuis plusieurs années, le groupe pharmaceutique Servier est un de nos partenaires de confiance. En 2018, nous leur avons proposé un projet spécial, autour de la musique et la création d’un clip musical. 7 salariées du groupe sont ainsi venues à 4 reprises dans nos locaux, et plus spécialement à Ribat, dans notre local dédié à l’insertion : rencontre, réflexion autour du projet, écriture du texte, tournage du clip avec 7 grands jeunes de Ribat… Ce beau projet a été présenté au sein des locaux du Groupe Servier, lors de sa journée de l’engagement, en décembre,
devant près de 300 collaborateurs. Cela a ensuite été l’occasion de découvrir les métiers du groupe, les procédés de fabrication d’un médicament – de la recherche jusqu’à sa commercialisation. Une collaboratrice Servier témoigne : « C’est un moyen plus qu’original et très concret de mettre en pratique cette rencontre qu’il faut oser ». Les jeunes ont eux aussi été ravis de cette journée et nous ont confié : « Ça me permet de sortir du quartier, de ma zone de confort » ou encore « On a pu découvrir de nouveaux secteurs, de nouveaux métiers, des choses qu’on n’aurait pas pu découvrir autrement ! ». Cette rencontre entre deux mondes qui ne se connaissent pas a été source d’enrichissement mutuel et un beau signe d’espérance.

A la découverte des lieux de la République
Le 11 juillet dernier, 10 jeunes ont participé à un grand jeu de piste dans Paris : énigmes, jeu et questions ont
orienté les 2 équipes vers les différents points de rencontre, auxquels elles devaient se rendre par leurs propres moyens. Le premier enjeu de cette journée était la mobilité, facteur essentiel pour une recherche d’emploi, en partant du Rocher de Bondy pour finir au Trocadéro. Les jeunes ont ainsi pu découvrir des lieux emblématiques de la République, tel que l’hôtel de Matignon, l’Élysée, la Mairie de Paris, la préfecture de Paris et d’Île-de-France, dans le 15e arrondissement – où ils ont été reçus par des hauts fonctionnaires – en passant par le jardin du Luxembourg pour quelques épreuves sportives. La journée s’est terminée par un repas convivial sous la tour Eiffel.

26Nov

Les vacances de la Toussaint à Bondy

Le Rocher n’est jamais en vacances ! Les matinées étaient dédiées à l’approfondissement scolaire des enfants les plus en difficulté et des animations de rue avaient lieu toutes les après-midi avec une vingtaine d’enfants. Nous terminions nos journées par des visites à domicile, des moments de qualité autour de poulet-frites, couscous, thiebs ou mafés à toute heure !

Les samedis après-midi Le Rocher s’est transformé en un immense foyer accueillant une cinquantaine d’enfants de tous âges et quelques parents. De nombreuses parties de jeux de société endiablées ont eu lieu, ainsi que des tournois très animés de Baby foot et Ping Pong. Pendant ce temps, d’autres enfants cuisinaient de nombreuses crêpes qui ont été partagées par tout ce petit monde au moment du goûter.

Nous avons aussi eu la chance d’organiser 2 sorties ! Le dimanche 27 octobre, c’est un groupe d’une cinquantaine de personnes qui est parti au château de Fontainebleau célébrer la fête de la St Hubert (fête de la chasse). Ce groupe, en partie déguisé, était composé de familles, enfants, jeunes et moins jeunes. Le midi nous avons tous partagé un repas convivial dans la cour du château, lors duquel chacun a pu goûter les plats traditionnels cuisinés et apportés par tous. Lors de la visite, certains étaient si impressionnés par la qualité des peintures qu’ils pensaient que c’étaient des photos !

Le vendredi 1er Novembre, après avoir célébré la Toussaint avec la paroisse, nous sommes sortis sur Paris avec une douzaine de collégiens pour aller voir le spectacle « Mr. Barnum, Le rêve d’un cirque ». Ce spectacle, réalisé par une troupe de comédiens, acrobates et artistes amateurs, est le fruit d’un projet associatif avec un objectif semblable à celui du Rocher: créer des ponts entre la société et des personnes marginalisées et élever au Beau. Les jeunes, qui ne sortent que très rarement de Bondy, étaient ravis de découvrir autre chose et de passer un moment de qualité entre  eux.

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22Nov

Prêts à sauver des vies !

Le 21 novembre dernier, nous nous sommes formés aux gestes qui sauvent à La Maison des Familles.

Un projet qui a nécessité 6 semaines de préparation : organiser le déroulement de la journée, rechercher des financements, identifier le formateur, gérer les inscriptions, faire face à l’imprévu et s’occuper des enfants 0-3 ans pour que chaque parent puisse suivre la formation l’esprit libre. Résultat : 13 nouveaux citoyens actifs pour protéger, alerter et secourir !

Merci à tous les participants et particulièrement à Patrice notre formateur ( sapeur pompier )

19Nov

DE BONDY À L’ORÉAL

Arrivé en France, à Bondy, en 1999, Jaurès Tchofa, 27 ans, a passé son bac Sciences et Techniques de Laboratoire, fait un BTS puis une licence professionnelle. S’il est aujourd’hui technicien-chimiste chez L’Oréal à Saint-Ouen, c’est grâce à sa détermination et à l’appui du Rocher qui l’a soutenu tout au long de son insertion.

Depuis quand connais-tu Le Rocher et Ribat ?
J’ai connu Le Rocher vers l’âge de 15 ans, en traînant dans mon quartier Nord de Bondy. Les garçons que je fréquentais m’y ont emmené. À partir de là, je suis régulièrement passé à l’antenne. Par la suite, j’ai participé à la fondation de Ribat, en 2012.

Quelle est l’intuition de Ribat ?
Nous avions déjà un accompagnement au Rocher, mais Ribat nous a permis d’avoir une structure spécialement dédiée à nous, jeunes du quartier, avec un local à part et un accompagnement spécifique. Nous n’étions plus mélangés avec les plus jeunes ou avec des adultes – aux problématiques différentes. C’est un endroit où l’on peut se retrouver entre jeunes, pour échanger, s’entraider. Le Rocher-Ribat permet de mettre en avant les capacités de chacun, ses points positifs et ses traits de caractères comme le leadership, le partage, la curiosité de découvrir des centres d’intérêt autres que ceux que nous offre le quartier, etc.

Comment Le Rocher, et plus tard Ribat, t’ont-ils accompagné ?
Je devais trouver un stage afin de valider mon BTS, mes pistes n’aboutissaient pas. Le Rocher m’a mis en contact avec L’Oréal à Aulnay et m’a aidé à réaliser mon CV. Grâce au Rocher, j’ai réalisé ce premier stage qui a été une étape décisive : première fois que j’étais confronté au métier auquel je me formais et de plus dans un grand groupe, ce qui ajoute une pression positive : je devais montrer ce que je valais dans mon activité, dans ce milieu-là, je devais me défendre en tant que “jeune des banlieues”, prouver que j’étais aussi compétent qu’un autre, qu’on pouvait compter sur moi. Par la suite, cela m’a permis d’intégrer d’autres entreprises prestigieuses : Hermès, Sisley…
Depuis un an, je travaille à nouveau chez L’Oréal. Le Rocher a été la rampe de lancement pour ma carrière. Le fait d’avoir un travail m’a permis de voir plus grand et plus loin dans mes projets professionnels et personnels, de ne plus avoir peur des responsabilités, et de gagner en compétences.Par ailleurs, je suis parti vivre pendant 3 mois en Irlande après ma licence pour améliorer mon anglais, grâce au Rocher-Ribat qui m’a mis en relation avec la mission locale, afin d’intégrer le cursus Érasmus dans mon projet professionnel et personnel.

Quelle est la plus-value de l’accompagnement du Rocher ?
Le Rocher est partie intégrante de la vie quotidienne des habitants qui fréquentent ses antennes. L’association a un volet éducation pour les enfants, un volet accompagnement pour les adultes, et est en train de développer un volet autour de la question d’insertion des grands jeunes, avec un accompagnement spécifique à leur âge, à leurs problématiques, besoins et envies. Ainsi, Le Rocher-Ribat a été construit par nous, grands jeunes de Bondy Nord, avec ce que nous a donné Le Rocher : il est donc calqué, construit d’après nos besoins. Avec une structure comme Ribat, le jeune n’a pas à se “couler dans un moule” ou suivre un modèle, mais plutôt à bâtir son propre chemin à partir de ce qu’il est. Quels sont tes meilleurs moments avec Le Rocher et Ribat ? Je garde un bon souvenir des rencontres avec les entreprises : j’ai par exemple eu la chance de découvrir un campus de la BNP-Paribas. Ces moments m’ont permis de côtoyer des personnes d’horizons et milieux différents, ce qui est toujours très enrichissant. Une des rencontres qui m’a le plus marqué est qu’une cadre haut placée chez McDonald’s nous a invité chez elle, à Paris pour le déjeuner : cette femme avec un gros poste a invité des petits jeunes du quartier chez elle gratuitement ; elle ne nous connaissait pas et nous a reçus comme des proches, seulement parce qu’elle croyait en notre projet et souhaitait nous soutenir. Ça a été un beau moment d’échange.

Quelles relations entretiens-tu avec Ribat aujourd’hui ?
Lors d’événements ou réunions, j’essaie toujours de me rendre disponible et de passer. Cela me permet de cultiver le besoin de partager, d’échanger ce que j’ai reçu, du monde de l’entreprise ou d’ailleurs, comme du milieu artistique. Plus jeune, j’ai fait partie d’un groupe de rap, qui a eu un impact fort sur le quartier et sur la ville de Bondy en général : quand l’un de nous s’exprime au niveau musical, les plus jeunes qui nous ont écoutés, tiennent compte de notre parole ; ma situation autant professionnelle que musicale motive mes petits frères et rend fiers mes parents.

12Nov

La Beaucaire se jette à l’eau !

10h, pendant les vacances de la Toussaint. 6 enfants, armés d’un maillot et d’un bonnet de bain se retrouvent au Rocher. Comme chaque matin, ils suivent des cours de natation grâce au dispositif « J’apprends à nager », un dispositif ministériel citoyen. Le van s’éloigne en direction de la piscine. Quels exercices va-t-on faire aujourd’hui ? Un parcours dans le petit bain ou des longueurs dans le grand bain on n’a même pas pied ? Rapidement les enfants se changent et retrouvent ceux du Rocher de Ste Musse. C’est l’occasion de découvrir l’autre Rocher de Toulon et de se faire de nouveaux copains.

Les maitres nageurs expliquent l’exercice du jour et tous (volontaires y compris !) se jettent à l’eau. Ramasser les anneaux au fond de la piscine, passer sous ou sur les tapis flottants, nager en soufflant dans l’eau, parfois même sans frite, descendre grâce au toboggan dans la piscine et passer dans les cerceaux sous l’eau, faire l’étoile de mer sur le ventre et sur le dos, les exercices s’enchaînent. Tous s’appliquent et font de leur mieux.

Les progrès sont visibles de jour en jour. Ceux qui avaient un peu d’appréhension en début de semaine nagent maintenant comme des poissons, et avec le sourire en plus ! Chacun se surpasse !
A la fin des 9 séances, chacun reçoit un beau diplôme de la Fédération Française de Natation correspondant à ce qu’il sait faire, ainsi que des lunettes de piscine et une photo souvenir, le tout offert par le Rocher. A eux maintenant d’y retourner avec leurs familles pour continuer à progresser !

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21Oct

Le Rocher des Mureaux s’attaque aux 20 kilomètres de Paris

Tout semblait pourtant aller lorsque le « boum » de départ résonna aux oreilles des neufs athlètes qui arboraient fièrement le logo du rocher sur leur dos, ou du moins, rien ne laissait supposer que seul six d’entre eux passeraient la ligne d’arrivée des 20 kilomètres de Paris sans accroc.

Dans l’optique de donner de la visibilité à l’association, la fine équipe s’était préparée patiemment à la mesure du temps qu’elle avait à disposition. C’est donc en toute confiance qu’elle s’élança en cette chaude matinée du 12 octobre. Au fil de la course, quelques « eh le rocher ! » vinrent redonner de la force aux courageux athlètes qui continuaient tant bien que mal leur parcours sous un traître soleil de mi-octobre. Après cinq kilomètres, les premières victuailles permettent de ne pas réaliser qu’il en reste encore Quinze, puis Quatorze, Treize, Douze, Onze, Dix… Neuf, les jambes deviennent lourdes, mais il faut continuer… Huit … Sept … allez encore un effort … Autour d’eux, de plus en plus de gens marchent, et nombreux sont les athlètes allongés sur le côté, surpris par l’improbable chaleur… Six… bientôt les victuailles… Cinq, un premier membre de l’équipe lâche, à cause d’une foulure de côte… Quatre… On y arrivera… Trois… Une équipière s’effondre, mais fort de sa persévérance, se relève, retombe, se rerelève, titube, et tombe une dernière fois… Avant de se réveiller quatre heures plus tard aux urgences de Boulogne. Le reste de l’équipe continue, sans se rendre compte des événements… Deux… Les derniers kilomètres n’en finissent pas, les chapelets s’égrènent pour tenir le coup. Un… Un dernier athlète s’effondre à son tour… Il se relèvera trois quarts d’heure plus tard, armé de sa seule volonté pour franchir la ligne d’arriver, à pieds…

Ceux qui restent se retrouvent chez la sœur d’un membre du Rocher, accueillis comme des princes avec un délicieux Parmentier de canard qui nous redonne les forces nécessaires pour terminer la journée… Et pour poursuivre la mission, augmentés de la fierté, tintée sans doute d’une pointe d’orgueil, d’avoir accompli cette gratifiante épreuve.

MERCI DE TOUT CŒUR A TOUS CEUX QUI NOUS ONT SOUTENU !!!

25Sep

Vive la rentrée !

L’antenne du Rocher de Marseille a ouvert ses portes le 6 septembre dernier. Tout a commencé par une belle soirée d’accueil des volontaires dans les locaux du Rocher avec des habitants du quartier qui y avaient cuisiné tout l’après-midi.
 Nous avons la joie d’accueillir cette année deux nouveaux volontaires, Marjolaine et Étienne, et un stagiaire, Paul-André. De nouveaux bénévoles rejoignent également l’aventure. L’équipe est étoffée et plus motivée que jamais !

Les activités peu à peu reprennent sous un soleil marseillais magnifique. L’atelier de français ne désemplit pas avec une vingtaine de personnes présentes le mardi et le jeudi après-midi, la table ouverte est toujours le moment de belles rencontres, les animations de rue sont très appréciées et les inscriptions pour l’aide aux devoirs abondent.

 L’année 2019-2020 s’annonce belle !

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15Sep

Echange avec Louise, 15 ans, bondynoise

Louise C., 15 ans, est l’aînée de bientôt six enfants, et la fille des responsables de l’antenne de Bondy. Elle nous partage ce qu’elle y vit.

Comment s’est passée votre arrivée à Bondy ?
Il y a un an, avec ma famille, nous avons quitté Le Havre et tous les gens que nous connaissions. Nous avons troqué notre maison de bord de mer pour un petit appartement au milieu d’une forêt de tours HLM, notre jardin pour une cour de goudron… et l’air marin pour la pollution. J’ai toujours habité en France, et je ne connaissais pas du tout les cités. Ce sont des quartiers méconnus, voire oubliés et abandonnés, dont on ne parle pas, ou alors de manière négative. Les habitants ont soif d’apprendre la langue française, de connaître les coutumes de notre pays. Si on n’accueille pas ces personnes, si on se sépare d’eux, la situation ira de mal en pis, alors que si on se mélange, qu’on habite avec eux, on apprendra à vivre ensemble ! Cette année à Bondy, j’ai découvert un visage de la France que j’ignorais ainsi que d’autres cultures. J’aime cette mixité ! On découvre de nouvelles personnes, d’autres manières de faire, d’apprendre, de penser, on se fait de nouveaux amis… Et c’est beau !

Que retiens-tu de cette année ?
Un moment qui m’a particulièrement plu est lorsque j’ai été invitée à un mariage malien ! J’étais habillée en boubou, et on a dansé au son de la musique traditionnelle toute la nuit ! Pâques a aussi été une journée vraiment exceptionnelle : tout le monde exultait, dansait, je n’avais jamais vu une telle joie. Pâques a permis de mettre la joie dans la cité et de montrer que cette fête, pour les chrétiens, c’est plus que des chocolats ! C’est extraordinaire de sortir de sa zone de confort, matériellement, mais aussi dans les relations. Notre famille a bien évolué avec cette expérience : on a tous grandi, mûri, appris de nombreuses choses. Le Rocher est une aventure, et lorsqu’on choisit de vivre une aventure ensemble, on est obligé d’être soudés ! Ça nous a donc beaucoup rapprochés : nous avons appris à prendre soin les uns des autres. Et on est toujours tous ensemble, on participe aux mêmes activités, on est en mission ensemble !

Comment imagines-tu l’année qui arrive ?
J’ai hâte de découvrir les nouveaux volontaires ! Le Rocher est une équipe, on tisse des liens forts. Cette année a été tellement extraordinaire, il n’y a pas de raison que la prochaine ne soit pas tout aussi bonne. Et comme on dit : ‘‘À chaque jour suffit sa peine.‘‘ Donc on verra bien !

07Sep

Découverte de la France

Les camps d’été sont une occasion privilégiée pour faire découvrir aux habitants des lieux typiques de notre pays ainsi que des figures emblématiques de la France comme le Petit Prince ou François 1er.

Découverte de la Marine nationale
Invités par Gauthier, marin et bénévole du Rocher, Ilyas, Dominique et Mohamed, des garçons de 7 à 9 ans de Sainte-Musse, accompagnés d’Ombeline, ont eu la joie d’embarquer sur la frégate antiaérienne Jean-Bart. Le temps d’une journée, les moussaillons ont fait de nombreuses découvertes : celle de l’arsenal de Toulon, de la Marine nationale, de l’organisation à bord d’un navire… Durant la sortie au large, nos trois matelots ont pu tester les
minuscules couchettes et visiter les différents carrés de l’équipage ainsi que le ‘‘central opérations’’, partie la plus secrète du bateau. Installés dans ses gros sièges, face aux écrans radars, un casque de communication sur les oreilles, ils se sont amusés à jouer aux capitaines, sans savoir que cela résonnait sur tout le bâtiment ! Puis, ils sont allés sur
le stand de l’Armée de Terre, où ils ont été plongés dans l’univers des combattants : peinture de guerre sur le visage, un gilet pare-balles sur les épaules ! Les activités se sont enchaînées avec, entre autres, l’atelier ‘‘noeuds marins’’ et un tour en zodiac – qui a même fait pleurer le plus hardi des trois ! Leur visite leur a bien plu et ils ont été adoptés par l’équipage qui a proposé de les embaucher !

Immersion dans l’Histoire
Cet été, deux de nos antennes ont eu la chance d’aller au Puy du Fou. D’une part, l’équipe de Grenoble a embarqué dix Aspirants, direction la Vendée, afin de découvrir cette belle région, son histoire, et en particulier le Puy du Fou pendant deux jours. Attirés par le sensationnel et les effets spéciaux, les jeunes ont ainsi pu se remémorer leurs cours d’histoire, découvrir l’artisanat, les coulisses des métiers du spectacle ainsi que certaines espèces de plantes ou d’animaux. Émerveillés et touchés par
la beauté des spectacles, les jeunes ne voulaient plus repartir ! Par ailleurs, l’équipe de Rillieux-la-Pape a participé
à un séjour, qu’elle a co-organisé avec la mairie de sa ville, et une autre association. Objectif ? Mélanger et amener cinquante jeunes de Rillieux-la-Pape au Puy du Fou. Les enfants ont créé préalablement une frise historique,  accompagnés par une professeur d’histoire, afin de mieux comprendre l’histoire de France.

72 heures pour les 24 Heures du Mans
Vendredi 14 juin, après plus de trois heures de route, un petit groupe de RIBAT (Bondy), constitué de deux animateurs et trois jeunes de 18 à 20 ans, arrive au Mans, reçu par Cyril – ancien responsable de l’antenne de Bondy – et ses parents. Durant les trois jours, les jeunes ont eu l’occasion d’échanger avec des bénévoles des 24H du Mans sur leur passion et leur savoir-faire, de regarder des courses de voitures, admirer les bolides, visiter des stands, dont celui de l’Armée de l’Air, et de visiter la ville sarthoise.

L’Alsace et ses merveilles
Pour les vacances d’été, la Maison des Familles – Les Buissonnets a mis le cap sur l’Alsace, et plus spécialement Colmar. Huit familles, soit 40 personnes ont ainsi découvert la ‘‘Petite Venise’’. Au cours de ce séjour de quatre jours, la troupe a pu faire un tour de la vieille ville en barque, découvrir son histoire grâce aux anecdotes  époustouflantes du batelier, goûter des spécialités culinaires régionales et envier ses somptueuses maisons à colombages : les vacanciers auraient aimé avoir une cité à colombage à Campagne-l’Évêque ! Les rues étaient si calmes que cela a déstabilisé le groupe, qui se mettait parfois à chuchoter ! Le dernier soir, d’ailleurs, des femmes se sont couchées tard afin de faire une dernière fois le plein de calme et de verdure. Une autre fois, c’était la visite d’un vignoble, ou quartier libre dans Colmar pendant lequel certains sont allés visiter la cathédrale. Enfin, comme le Tour de France passait par la ville pendant le séjour, le groupe s’est empressé d’aller participer à l’euphorie de l’événement pour acclamer et encourager les cyclistes, dont la vitesse était stupéfiante.

Le château de Versailles
L’antenne de Bondy a organisé deux sorties au château de Versailles cette année. La dernière en date s’est déroulée avec deux familles, le dernier week-end de juin. Tous ont été dépaysés par le cadre, car pour tous, c’était une première fois, et on peut dire qu’ils ont été conquis ! Après un tour en barque sur le Grand Canal, ils ont visité le Parc puis la ville, bien différents de Bondy et son bois. Ici tout ne paraît que propreté, verdure et beauté. Les parents d’une
volontaire, Marie-Pia, ont rejoint le groupe pour partager le goûter. En une journée, les familles ont fait une vraie découverte de la France et de la Beauté dans un cadre ressourçant.

24Juil

Pour les vacances d’été, cap sur l’Alsace !

Beaucoup d’entre nous avaient le souhait de découvrir la France, ses régions et d’autres structures Apprentis d’Auteuil. Ainsi, nous avons été tentés par la « Venise du Nord » … C’est-à-dire Colmar !

Le long temps de trajet en TGV pour rejoindre l’Alsace aura été récompensé par les nombreuses découvertes que nous avons faites : nous gardons de merveilleux souvenirs de notre lieu d’hébergement, de la visite en barque du Vieux Colmar, de l’étape du Tour de France, de notre veillée festive du premier soir, de la visite du vignoble, etc …

Ce temps de vacances a été l’occasion d’aller à la rencontre de la Maison Des Familles de Mulhouse qui nous a chaleureusement accueillis autour d’un déjeuner et d’un jeu de l’oie. Certains d’entre nous se sont dirigés vers le Service Éducatif Louis et Zélie qui accompagne les familles sous mesure d’AEMO (Accueil Éducatif en Milieu Ouvert). Durant cette matinée, la simplicité de l’accueil et le moment de partage sincère autour du parcours des familles présentes nous a bouleversé : cela a changé notre regard sur les mesures de placement !

Le soir, tandis que certains profitent du calme et se promènent dans les vignes, l’autre moitié du groupe surveille les enfants. Certains adultes trouvent ainsi du temps pour souffler.

De retour à Marseille, nous nous rendons compte que voyager à quarante n’est pas toujours chose aisée. Nous sommes toutefois admiratifs des efforts et attentions discrètes des personnes de notre groupe qui, à leur hauteur ont aidé à conserver une bonne atmosphère entre les familles, et les membres de l’équipe : un grand merci aux enfants, aux parents et aux membres de l’équipe pour ce temps en Alsace !

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