En mission dans les quartiers sensibles.

Actualités

Actualité récente du Rocher

06Déc

« De vrais liens peuvent se construire entre des horizons si différents » – Témoignage de Tang

Âgé de 24 ans et issu de la campagne brabançonne, Tanguy vient de terminer un cursus de cinq années de bio-ingénieur à l’Université Catholique de Louvain (UCL). Avant d’intégrer le monde professionnel, Tanguy a décidé de s’engager un an au sein du Rocher Oasis des Cités. Il nous témoigne de ce qu’il vit depuis sa mission aux Mureaux (France – 78).

 

Pourquoi t’être engagé au Rocher ?

Mes dernières années ont notamment été marquées par une expérience de scoutisme dans l’unité des Marolles. Il s’agit d’une unité scout particulière, au centre du quartier populaire de Bruxelles. La rencontre avec ces familles précarisées, oubliées au cœur de Bruxelles, m’a profondément bouleversé. Comment expliquer qu’un monde si différent du mien existe à deux pas de chez moi, sans que je ne sois jamais amené à le côtoyer ? Comment expliquer cette indifférence réciproque ? Comment expliquer cette violence intrinsèque qui subsiste dans ces ghettos, sans que personne ne s’en inquiète ? Et surtout, que pouvons-nous faire pour lutter contre ce communautarisme qui fracture tous les jours un peu plus notre société ?
Le Rocher a fait ce pari fou d’installer des personnes issues de milieux favorisés au milieu de cités désertées par celles-ci pour venir vivre avec les habitants. Cette reconnexion est essentielle si nous voulons vivre en paix dans les années à venir.

 

Pourquoi t’engager en France durant 1 an ?

L’idée n’est pas tant de s’engager une année que de se mettre dans une disposition de service, qui je l’espère perdurera après cette année au Rocher. Tout l’enjeu réside précisément dans l’«après-Rocher », où il faudra trouver une manière de concilier vie professionnelle, vie de famille et service. J’espère trouver ici certaines clés qui me permettront de ne pas perdre de vue cet objectif.
France ou Belgique, c’est du pareil au même, il s’agit d’une mission de proximité. Ici, aux Mureaux, nous sommes à seulement 30 km de Versailles, et à 40 km de Paris, et pourtant, nous vivons dans un monde différent. Les cités, ce ne sont pas des concepts lointains et abstraits. Il s’agit d’une réalité très concrète, avec ses violences cachées et ses fonctionnements propres, et surtout avec ses habitants souvent cabossés, que l’on ignore trop souvent. Ces gens sont nos voisins, nous sommes tous concernés par ce qui se passe ici. Il s’agit d’une véritable responsabilité que nous avons, en tant que belges ou français, de nous intéresser à ces voisins.

 

Quel est ton quotidien ?

Notre quotidien n’est jamais celui que nous avions préparé, car la porte du Rocher est toujours ouverte. Par conséquent, le programme prévu peut rapidement être transformé en écriture de CV ou de lettre de motivation, en visite chez telle ou telle personne qui a besoin d’une présence, ou en l’un ou l’autre traquenard auquel nous avons consenti.
De nombreuses activités fixes agrémentent nos semaines. Aide aux devoirs quotidienne, cours de théâtre avec certains jeunes de la cité, en vue de monter une pièce en fin d’année, les cafés philo qui permettent de vraies rencontres, totalement horizontales entre gens de tout bord, dans un climat d’écoute bienveillante, ou encore les sorties Aventuriers, sorte de scoutisme adapté à la réalité des cités, sont autant d’exemples des pépites qui parsèment cette magnifique mission.

 

Comment vis-tu ta mission ?

Difficile de répondre à cette question tant les émotions s’entremêlent. Ce qui est sûr, c’est que je ne vis pas ce que j’imaginais vivre. Je suis arrivé avec de nombreuses attentes et idées préconçues qui se sont avérées être complètement à côté de la plaque. Je suis étonné de voir à quel point de vrais liens peuvent se construire entre des horizons si différents. Même si nous rencontrons de nombreuses personnes dont la vie est loin d’être facile, et que le contexte des cités est propice à de nombreuses souffrances liées à la violence, à la drogue, à la pauvreté culturelle, ou aux difficultés d’intégration, nous ressortons tous les jours grandis par nos rencontres, et remplis d’espérance. Mais il est sûr que cette mission est éprouvante au niveau personnel, car nous sommes sans cesse confrontés à nos limites.

 

Le slogan du Rocher est ‘Oser la rencontre, choisir l’espérance’ signifie ‘la rencontre’ pour toi ?

Au Rocher, nous avons la chance d’habiter la cité, de l’habiter pleinement, dans le sens de « demeurer », et cela change complètement la dynamique de rencontre dans laquelle nous sommes. Nous ne sommes pas là pour « aider » des gens de manière impersonnelle, mais pour rencontrer nos voisins, pour vivre avec eux, et à partir de là, co-construire. Nous avons l’impression de rencontrer vraiment les habitants, car les relations sont bâties sur le long terme, et de manière désintéressée.

 

Au regard de ce que tu vis au Rocher, que désires-tu pour ton pays ?

Le cas de la Belgique semble fort différent de la France, en ce sens que l’immigration s’est installée en centre-ville (en ce qui concerne Bruxelles) tandis que dans les grandes métropoles françaises, les cités se sont créées en périphérie, dans ce que l’on pourrait qualifier de ghetto (le mot est fort, mais il s’agit cependant de la réalité). Les problématiques sont donc différentes, car en Belgique, le brassage est tout de même un peu plus présent qu’en France, simplement en raison du contexte urbain.
Il est certain que la mondialisation touche autant la Belgique que la France. Que celle-ci soit souhaitable ou non n’est pas la question, il s’agit du contexte dans lequel nous évoluons, et dans lequel nous continuerons d’évoluer dans les décennies à venir. Puisque nous sommes habitants d’un même pays, et que nous vivons ensemble, il est certain que je souhaite que cette cohabitation se fasse le plus sereinement possible. En vivant aux Mureaux, j’expérimente concrètement que cela est possible.

 

Quelque chose à ajouter ?

Nous sommes plusieurs à avoir été très touchés par de nombreux messages de soutien de nos proches, mais aussi souvent de la part des moins proches. Merci à tous pour vos soutiens moraux ou financiers, sans quoi le Rocher ne pourrait pas exister. Et surtout, n’ayons pas peur ! Osons la rencontre avec ceux que nous sommes frileux de rencontrer, cela ne peut être que fécond !

28Nov

S’engager à se rencontrer

Afin d’accompagner les jeunes vers l’insertion sociale, citoyenne et professionnelle, Le Rocher organise régulièrement des sorties visant à leur transmettre les codes de la vie professionnelle, leur faire découvrir la société et ses rouages. Voici deux exemples, avec les jeunes de Bondy.

Partenariat avec le Groupe Servier
Depuis plusieurs années, le groupe pharmaceutique Servier est un de nos partenaires de confiance. En 2018, nous leur avons proposé un projet spécial, autour de la musique et la création d’un clip musical. 7 salariées du groupe sont ainsi venues à 4 reprises dans nos locaux, et plus spécialement à Ribat, dans notre local dédié à l’insertion : rencontre, réflexion autour du projet, écriture du texte, tournage du clip avec 7 grands jeunes de Ribat… Ce beau projet a été présenté au sein des locaux du Groupe Servier, lors de sa journée de l’engagement, en décembre,
devant près de 300 collaborateurs. Cela a ensuite été l’occasion de découvrir les métiers du groupe, les procédés de fabrication d’un médicament – de la recherche jusqu’à sa commercialisation. Une collaboratrice Servier témoigne : « C’est un moyen plus qu’original et très concret de mettre en pratique cette rencontre qu’il faut oser ». Les jeunes ont eux aussi été ravis de cette journée et nous ont confié : « Ça me permet de sortir du quartier, de ma zone de confort » ou encore « On a pu découvrir de nouveaux secteurs, de nouveaux métiers, des choses qu’on n’aurait pas pu découvrir autrement ! ». Cette rencontre entre deux mondes qui ne se connaissent pas a été source d’enrichissement mutuel et un beau signe d’espérance.

A la découverte des lieux de la République
Le 11 juillet dernier, 10 jeunes ont participé à un grand jeu de piste dans Paris : énigmes, jeu et questions ont
orienté les 2 équipes vers les différents points de rencontre, auxquels elles devaient se rendre par leurs propres moyens. Le premier enjeu de cette journée était la mobilité, facteur essentiel pour une recherche d’emploi, en partant du Rocher de Bondy pour finir au Trocadéro. Les jeunes ont ainsi pu découvrir des lieux emblématiques de la République, tel que l’hôtel de Matignon, l’Élysée, la Mairie de Paris, la préfecture de Paris et d’Île-de-France, dans le 15e arrondissement – où ils ont été reçus par des hauts fonctionnaires – en passant par le jardin du Luxembourg pour quelques épreuves sportives. La journée s’est terminée par un repas convivial sous la tour Eiffel.

26Nov

Les vacances de la Toussaint à Bondy

Le Rocher n’est jamais en vacances ! Les matinées étaient dédiées à l’approfondissement scolaire des enfants les plus en difficulté et des animations de rue avaient lieu toutes les après-midi avec une vingtaine d’enfants. Nous terminions nos journées par des visites à domicile, des moments de qualité autour de poulet-frites, couscous, thiebs ou mafés à toute heure !

Les samedis après-midi Le Rocher s’est transformé en un immense foyer accueillant une cinquantaine d’enfants de tous âges et quelques parents. De nombreuses parties de jeux de société endiablées ont eu lieu, ainsi que des tournois très animés de Baby foot et Ping Pong. Pendant ce temps, d’autres enfants cuisinaient de nombreuses crêpes qui ont été partagées par tout ce petit monde au moment du goûter.

Nous avons aussi eu la chance d’organiser 2 sorties ! Le dimanche 27 octobre, c’est un groupe d’une cinquantaine de personnes qui est parti au château de Fontainebleau célébrer la fête de la St Hubert (fête de la chasse). Ce groupe, en partie déguisé, était composé de familles, enfants, jeunes et moins jeunes. Le midi nous avons tous partagé un repas convivial dans la cour du château, lors duquel chacun a pu goûter les plats traditionnels cuisinés et apportés par tous. Lors de la visite, certains étaient si impressionnés par la qualité des peintures qu’ils pensaient que c’étaient des photos !

Le vendredi 1er Novembre, après avoir célébré la Toussaint avec la paroisse, nous sommes sortis sur Paris avec une douzaine de collégiens pour aller voir le spectacle « Mr. Barnum, Le rêve d’un cirque ». Ce spectacle, réalisé par une troupe de comédiens, acrobates et artistes amateurs, est le fruit d’un projet associatif avec un objectif semblable à celui du Rocher: créer des ponts entre la société et des personnes marginalisées et élever au Beau. Les jeunes, qui ne sortent que très rarement de Bondy, étaient ravis de découvrir autre chose et de passer un moment de qualité entre  eux.

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22Nov

Prêts à sauver des vies !

Le 21 novembre dernier, nous nous sommes formés aux gestes qui sauvent à La Maison des Familles.

Un projet qui a nécessité 6 semaines de préparation : organiser le déroulement de la journée, rechercher des financements, identifier le formateur, gérer les inscriptions, faire face à l’imprévu et s’occuper des enfants 0-3 ans pour que chaque parent puisse suivre la formation l’esprit libre. Résultat : 13 nouveaux citoyens actifs pour protéger, alerter et secourir !

Merci à tous les participants et particulièrement à Patrice notre formateur ( sapeur pompier )

19Nov

DE BONDY À L’ORÉAL

Arrivé en France, à Bondy, en 1999, Jaurès Tchofa, 27 ans, a passé son bac Sciences et Techniques de Laboratoire, fait un BTS puis une licence professionnelle. S’il est aujourd’hui technicien-chimiste chez L’Oréal à Saint-Ouen, c’est grâce à sa détermination et à l’appui du Rocher qui l’a soutenu tout au long de son insertion.

Depuis quand connais-tu Le Rocher et Ribat ?
J’ai connu Le Rocher vers l’âge de 15 ans, en traînant dans mon quartier Nord de Bondy. Les garçons que je fréquentais m’y ont emmené. À partir de là, je suis régulièrement passé à l’antenne. Par la suite, j’ai participé à la fondation de Ribat, en 2012.

Quelle est l’intuition de Ribat ?
Nous avions déjà un accompagnement au Rocher, mais Ribat nous a permis d’avoir une structure spécialement dédiée à nous, jeunes du quartier, avec un local à part et un accompagnement spécifique. Nous n’étions plus mélangés avec les plus jeunes ou avec des adultes – aux problématiques différentes. C’est un endroit où l’on peut se retrouver entre jeunes, pour échanger, s’entraider. Le Rocher-Ribat permet de mettre en avant les capacités de chacun, ses points positifs et ses traits de caractères comme le leadership, le partage, la curiosité de découvrir des centres d’intérêt autres que ceux que nous offre le quartier, etc.

Comment Le Rocher, et plus tard Ribat, t’ont-ils accompagné ?
Je devais trouver un stage afin de valider mon BTS, mes pistes n’aboutissaient pas. Le Rocher m’a mis en contact avec L’Oréal à Aulnay et m’a aidé à réaliser mon CV. Grâce au Rocher, j’ai réalisé ce premier stage qui a été une étape décisive : première fois que j’étais confronté au métier auquel je me formais et de plus dans un grand groupe, ce qui ajoute une pression positive : je devais montrer ce que je valais dans mon activité, dans ce milieu-là, je devais me défendre en tant que “jeune des banlieues”, prouver que j’étais aussi compétent qu’un autre, qu’on pouvait compter sur moi. Par la suite, cela m’a permis d’intégrer d’autres entreprises prestigieuses : Hermès, Sisley…
Depuis un an, je travaille à nouveau chez L’Oréal. Le Rocher a été la rampe de lancement pour ma carrière. Le fait d’avoir un travail m’a permis de voir plus grand et plus loin dans mes projets professionnels et personnels, de ne plus avoir peur des responsabilités, et de gagner en compétences.Par ailleurs, je suis parti vivre pendant 3 mois en Irlande après ma licence pour améliorer mon anglais, grâce au Rocher-Ribat qui m’a mis en relation avec la mission locale, afin d’intégrer le cursus Érasmus dans mon projet professionnel et personnel.

Quelle est la plus-value de l’accompagnement du Rocher ?
Le Rocher est partie intégrante de la vie quotidienne des habitants qui fréquentent ses antennes. L’association a un volet éducation pour les enfants, un volet accompagnement pour les adultes, et est en train de développer un volet autour de la question d’insertion des grands jeunes, avec un accompagnement spécifique à leur âge, à leurs problématiques, besoins et envies. Ainsi, Le Rocher-Ribat a été construit par nous, grands jeunes de Bondy Nord, avec ce que nous a donné Le Rocher : il est donc calqué, construit d’après nos besoins. Avec une structure comme Ribat, le jeune n’a pas à se “couler dans un moule” ou suivre un modèle, mais plutôt à bâtir son propre chemin à partir de ce qu’il est. Quels sont tes meilleurs moments avec Le Rocher et Ribat ? Je garde un bon souvenir des rencontres avec les entreprises : j’ai par exemple eu la chance de découvrir un campus de la BNP-Paribas. Ces moments m’ont permis de côtoyer des personnes d’horizons et milieux différents, ce qui est toujours très enrichissant. Une des rencontres qui m’a le plus marqué est qu’une cadre haut placée chez McDonald’s nous a invité chez elle, à Paris pour le déjeuner : cette femme avec un gros poste a invité des petits jeunes du quartier chez elle gratuitement ; elle ne nous connaissait pas et nous a reçus comme des proches, seulement parce qu’elle croyait en notre projet et souhaitait nous soutenir. Ça a été un beau moment d’échange.

Quelles relations entretiens-tu avec Ribat aujourd’hui ?
Lors d’événements ou réunions, j’essaie toujours de me rendre disponible et de passer. Cela me permet de cultiver le besoin de partager, d’échanger ce que j’ai reçu, du monde de l’entreprise ou d’ailleurs, comme du milieu artistique. Plus jeune, j’ai fait partie d’un groupe de rap, qui a eu un impact fort sur le quartier et sur la ville de Bondy en général : quand l’un de nous s’exprime au niveau musical, les plus jeunes qui nous ont écoutés, tiennent compte de notre parole ; ma situation autant professionnelle que musicale motive mes petits frères et rend fiers mes parents.

12Nov

La Beaucaire se jette à l’eau !

10h, pendant les vacances de la Toussaint. 6 enfants, armés d’un maillot et d’un bonnet de bain se retrouvent au Rocher. Comme chaque matin, ils suivent des cours de natation grâce au dispositif « J’apprends à nager », un dispositif ministériel citoyen. Le trafic/van s’éloigne en direction de la piscine. Quels exercices va-t-on faire aujourd’hui ? Un parcours dans le petit bain ou des longueurs dans le grand bain on n’a même pas pied ? Rapidement les enfants se changent et retrouvent ceux du Rocher de Ste Musse. C’est l’occasion de découvrir l’autre Rocher de Toulon et de se faire de nouveaux copains.

Les maitres nageurs expliquent l’exercice du jour et tous (volontaires y compris !) se jettent à l’eau. Ramasser les anneaux au fond de la piscine, passer sous ou sur les tapis flottants, nager en soufflant dans l’eau, parfois même sans frite, descendre grâce au toboggan dans la piscine et passer dans les cerceaux sous l’eau, faire l’étoile de mer sur le ventre et sur le dos, les exercices s’enchaînent. Tous s’appliquent et font de leur mieux.

Les progrès sont visibles de jour en jour. Ceux qui avaient un peu d’appréhension en début de semaine nagent maintenant comme des poissons, et avec le sourire en plus ! Chacun se surpasse !
A la fin des 9 séances, chacun reçoit un beau diplôme de la Fédération Française de Natation correspondant à ce qu’il sait faire, ainsi que des lunettes de piscine et une photo souvenir, le tout offert par le Rocher. A eux maintenant d’y retourner avec leurs familles pour continuer à progresser !

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21Oct

Le Rocher des Mureaux s’attaque aux 20 kilomètres de Paris

Tout semblait pourtant aller lorsque le « boum » de départ résonna aux oreilles des neufs athlètes qui arboraient fièrement le logo du rocher sur leur dos, ou du moins, rien ne laissait supposer que seul six d’entre eux passeraient la ligne d’arrivée des 20 kilomètres de Paris sans accroc.

Dans l’optique de donner de la visibilité à l’association, la fine équipe s’était préparée patiemment à la mesure du temps qu’elle avait à disposition. C’est donc en toute confiance qu’elle s’élança en cette chaude matinée du 12 octobre. Au fil de la course, quelques « eh le rocher ! » vinrent redonner de la force aux courageux athlètes qui continuaient tant bien que mal leur parcours sous un traître soleil de mi-octobre. Après cinq kilomètres, les premières victuailles permettent de ne pas réaliser qu’il en reste encore Quinze, puis Quatorze, Treize, Douze, Onze, Dix… Neuf, les jambes deviennent lourdes, mais il faut continuer… Huit … Sept … allez encore un effort … Autour d’eux, de plus en plus de gens marchent, et nombreux sont les athlètes allongés sur le côté, surpris par l’improbable chaleur… Six… bientôt les victuailles… Cinq, un premier membre de l’équipe lâche, à cause d’une foulure de côte… Quatre… On y arrivera… Trois… Une équipière s’effondre, mais fort de sa persévérance, se relève, retombe, se rerelève, titube, et tombe une dernière fois… Avant de se réveiller quatre heures plus tard aux urgences de Boulogne. Le reste de l’équipe continue, sans se rendre compte des événements… Deux… Les derniers kilomètres n’en finissent pas, les chapelets s’égrènent pour tenir le coup. Un… Un dernier athlète s’effondre à son tour… Il se relèvera trois quarts d’heure plus tard, armé de sa seule volonté pour franchir la ligne d’arriver, à pieds…

Ceux qui restent se retrouvent chez la sœur d’un membre du Rocher, accueillis comme des princes avec un délicieux Parmentier de canard qui nous redonne les forces nécessaires pour terminer la journée… Et pour poursuivre la mission, augmentés de la fierté, tintée sans doute d’une pointe d’orgueil, d’avoir accompli cette gratifiante épreuve.

MERCI DE TOUT CŒUR A TOUS CEUX QUI NOUS ONT SOUTENU !!!

25Sep

Vive la rentrée !

L’antenne du Rocher de Marseille a ouvert ses portes le 6 septembre dernier. Tout a commencé par une belle soirée d’accueil des volontaires dans les locaux du Rocher avec des habitants du quartier qui y avaient cuisiné tout l’après-midi.
 Nous avons la joie d’accueillir cette année deux nouveaux volontaires, Marjolaine et Étienne, et un stagiaire, Paul-André. De nouveaux bénévoles rejoignent également l’aventure. L’équipe est étoffée et plus motivée que jamais !

Les activités peu à peu reprennent sous un soleil marseillais magnifique. L’atelier de français ne désemplit pas avec une vingtaine de personnes présentes le mardi et le jeudi après-midi, la table ouverte est toujours le moment de belles rencontres, les animations de rue sont très appréciées et les inscriptions pour l’aide aux devoirs abondent.

 L’année 2019-2020 s’annonce belle !

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15Sep

Echange avec Louise, 15 ans, bondynoise

Louise C., 15 ans, est l’aînée de bientôt six enfants, et la fille des responsables de l’antenne de Bondy. Elle nous partage ce qu’elle y vit.

Comment s’est passée votre arrivée à Bondy ?
Il y a un an, avec ma famille, nous avons quitté Le Havre et tous les gens que nous connaissions. Nous avons troqué notre maison de bord de mer pour un petit appartement au milieu d’une forêt de tours HLM, notre jardin pour une cour de goudron… et l’air marin pour la pollution. J’ai toujours habité en France, et je ne connaissais pas du tout les cités. Ce sont des quartiers méconnus, voire oubliés et abandonnés, dont on ne parle pas, ou alors de manière négative. Les habitants ont soif d’apprendre la langue française, de connaître les coutumes de notre pays. Si on n’accueille pas ces personnes, si on se sépare d’eux, la situation ira de mal en pis, alors que si on se mélange, qu’on habite avec eux, on apprendra à vivre ensemble ! Cette année à Bondy, j’ai découvert un visage de la France que j’ignorais ainsi que d’autres cultures. J’aime cette mixité ! On découvre de nouvelles personnes, d’autres manières de faire, d’apprendre, de penser, on se fait de nouveaux amis… Et c’est beau !

Que retiens-tu de cette année ?
Un moment qui m’a particulièrement plu est lorsque j’ai été invitée à un mariage malien ! J’étais habillée en boubou, et on a dansé au son de la musique traditionnelle toute la nuit ! Pâques a aussi été une journée vraiment exceptionnelle : tout le monde exultait, dansait, je n’avais jamais vu une telle joie. Pâques a permis de mettre la joie dans la cité et de montrer que cette fête, pour les chrétiens, c’est plus que des chocolats ! C’est extraordinaire de sortir de sa zone de confort, matériellement, mais aussi dans les relations. Notre famille a bien évolué avec cette expérience : on a tous grandi, mûri, appris de nombreuses choses. Le Rocher est une aventure, et lorsqu’on choisit de vivre une aventure ensemble, on est obligé d’être soudés ! Ça nous a donc beaucoup rapprochés : nous avons appris à prendre soin les uns des autres. Et on est toujours tous ensemble, on participe aux mêmes activités, on est en mission ensemble !

Comment imagines-tu l’année qui arrive ?
J’ai hâte de découvrir les nouveaux volontaires ! Le Rocher est une équipe, on tisse des liens forts. Cette année a été tellement extraordinaire, il n’y a pas de raison que la prochaine ne soit pas tout aussi bonne. Et comme on dit : ‘‘À chaque jour suffit sa peine.‘‘ Donc on verra bien !

07Sep

Découverte de la France

Les camps d’été sont une occasion privilégiée pour faire découvrir aux habitants des lieux typiques de notre pays ainsi que des figures emblématiques de la France comme le Petit Prince ou François 1er.

Découverte de la Marine nationale
Invités par Gauthier, marin et bénévole du Rocher, Ilyas, Dominique et Mohamed, des garçons de 7 à 9 ans de Sainte-Musse, accompagnés d’Ombeline, ont eu la joie d’embarquer sur la frégate antiaérienne Jean-Bart. Le temps d’une journée, les moussaillons ont fait de nombreuses découvertes : celle de l’arsenal de Toulon, de la Marine nationale, de l’organisation à bord d’un navire… Durant la sortie au large, nos trois matelots ont pu tester les
minuscules couchettes et visiter les différents carrés de l’équipage ainsi que le ‘‘central opérations’’, partie la plus secrète du bateau. Installés dans ses gros sièges, face aux écrans radars, un casque de communication sur les oreilles, ils se sont amusés à jouer aux capitaines, sans savoir que cela résonnait sur tout le bâtiment ! Puis, ils sont allés sur
le stand de l’Armée de Terre, où ils ont été plongés dans l’univers des combattants : peinture de guerre sur le visage, un gilet pare-balles sur les épaules ! Les activités se sont enchaînées avec, entre autres, l’atelier ‘‘noeuds marins’’ et un tour en zodiac – qui a même fait pleurer le plus hardi des trois ! Leur visite leur a bien plu et ils ont été adoptés par l’équipage qui a proposé de les embaucher !

Immersion dans l’Histoire
Cet été, deux de nos antennes ont eu la chance d’aller au Puy du Fou. D’une part, l’équipe de Grenoble a embarqué dix Aspirants, direction la Vendée, afin de découvrir cette belle région, son histoire, et en particulier le Puy du Fou pendant deux jours. Attirés par le sensationnel et les effets spéciaux, les jeunes ont ainsi pu se remémorer leurs cours d’histoire, découvrir l’artisanat, les coulisses des métiers du spectacle ainsi que certaines espèces de plantes ou d’animaux. Émerveillés et touchés par
la beauté des spectacles, les jeunes ne voulaient plus repartir ! Par ailleurs, l’équipe de Rillieux-la-Pape a participé
à un séjour, qu’elle a co-organisé avec la mairie de sa ville, et une autre association. Objectif ? Mélanger et amener cinquante jeunes de Rillieux-la-Pape au Puy du Fou. Les enfants ont créé préalablement une frise historique,  accompagnés par une professeur d’histoire, afin de mieux comprendre l’histoire de France.

72 heures pour les 24 Heures du Mans
Vendredi 14 juin, après plus de trois heures de route, un petit groupe de RIBAT (Bondy), constitué de deux animateurs et trois jeunes de 18 à 20 ans, arrive au Mans, reçu par Cyril – ancien responsable de l’antenne de Bondy – et ses parents. Durant les trois jours, les jeunes ont eu l’occasion d’échanger avec des bénévoles des 24H du Mans sur leur passion et leur savoir-faire, de regarder des courses de voitures, admirer les bolides, visiter des stands, dont celui de l’Armée de l’Air, et de visiter la ville sarthoise.

L’Alsace et ses merveilles
Pour les vacances d’été, la Maison des Familles – Les Buissonnets a mis le cap sur l’Alsace, et plus spécialement Colmar. Huit familles, soit 40 personnes ont ainsi découvert la ‘‘Petite Venise’’. Au cours de ce séjour de quatre jours, la troupe a pu faire un tour de la vieille ville en barque, découvrir son histoire grâce aux anecdotes  époustouflantes du batelier, goûter des spécialités culinaires régionales et envier ses somptueuses maisons à colombages : les vacanciers auraient aimé avoir une cité à colombage à Campagne-l’Évêque ! Les rues étaient si calmes que cela a déstabilisé le groupe, qui se mettait parfois à chuchoter ! Le dernier soir, d’ailleurs, des femmes se sont couchées tard afin de faire une dernière fois le plein de calme et de verdure. Une autre fois, c’était la visite d’un vignoble, ou quartier libre dans Colmar pendant lequel certains sont allés visiter la cathédrale. Enfin, comme le Tour de France passait par la ville pendant le séjour, le groupe s’est empressé d’aller participer à l’euphorie de l’événement pour acclamer et encourager les cyclistes, dont la vitesse était stupéfiante.

Le château de Versailles
L’antenne de Bondy a organisé deux sorties au château de Versailles cette année. La dernière en date s’est déroulée avec deux familles, le dernier week-end de juin. Tous ont été dépaysés par le cadre, car pour tous, c’était une première fois, et on peut dire qu’ils ont été conquis ! Après un tour en barque sur le Grand Canal, ils ont visité le Parc puis la ville, bien différents de Bondy et son bois. Ici tout ne paraît que propreté, verdure et beauté. Les parents d’une
volontaire, Marie-Pia, ont rejoint le groupe pour partager le goûter. En une journée, les familles ont fait une vraie découverte de la France et de la Beauté dans un cadre ressourçant.

24Juil

Pour les vacances d’été, cap sur l’Alsace !

Beaucoup d’entre nous avaient le souhait de découvrir la France, ses régions et d’autres structures Apprentis d’Auteuil. Ainsi, nous avons été tentés par la « Venise du Nord » … C’est-à-dire Colmar !

Le long temps de trajet en TGV pour rejoindre l’Alsace aura été récompensé par les nombreuses découvertes que nous avons faites : nous gardons de merveilleux souvenirs de notre lieu d’hébergement, de la visite en barque du Vieux Colmar, de l’étape du Tour de France, de notre veillée festive du premier soir, de la visite du vignoble, etc …

Ce temps de vacances a été l’occasion d’aller à la rencontre de la Maison Des Familles de Mulhouse qui nous a chaleureusement accueillis autour d’un déjeuner et d’un jeu de l’oie. Certains d’entre nous se sont dirigés vers le Service Éducatif Louis et Zélie qui accompagne les familles sous mesure d’AEMO (Accueil Éducatif en Milieu Ouvert). Durant cette matinée, la simplicité de l’accueil et le moment de partage sincère autour du parcours des familles présentes nous a bouleversé : cela a changé notre regard sur les mesures de placement !

Le soir, tandis que certains profitent du calme et se promènent dans les vignes, l’autre moitié du groupe surveille les enfants. Certains adultes trouvent ainsi du temps pour souffler.

De retour à Marseille, nous nous rendons compte que voyager à quarante n’est pas toujours chose aisée. Nous sommes toutefois admiratifs des efforts et attentions discrètes des personnes de notre groupe qui, à leur hauteur ont aidé à conserver une bonne atmosphère entre les familles, et les membres de l’équipe : un grand merci aux enfants, aux parents et aux membres de l’équipe pour ce temps en Alsace !

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03Juil

Opération « EAU » !

Le Rocher de Marseille a dû modifier son planning samedi dernier pour l’adapter à la météo… canicule oblige !

Il faisait déjà 30 degrés à 9h du matin… Nous avons fait le choix en équipe de partir faire du porte à porte avec des bouteilles d’eau minérale pour les offrir aux habitants du quartier. Ce « prétexte » nous a donné l’occasion de vivre de belles rencontres de nouvelles personnes (notamment des personnes âgées restées chez elles), de présenter ou re-présenter le Rocher, de rendre des gens heureux… et de l’être, profondément !

Une grande majorité de portes s’est ouverte ; ensuite, certaines visites ont été expédiées, d’autres ont duré. On a ainsi rencontré une dame de 88 ans avec qui on a discuté plus d’une heure et qui nous a raconté toute sa vie. Elle était couturière professionnelle et s’est proposée de nous transmettre son savoir-faire au cours de prochaines visites… autour d’un verre d’eau peut être, mais surtout d’une machine à coudre cette fois !

 

03Juil

Célébrons l’année écoulée !

Alors que le Conseil d’Administration s’est réuni pour approuver le rapport d’activité et les comptes de l’association, l’Assemblée Générale du 18 juin a été l’occasion de célébrer l’année écoulée.

Les discours prononcés par Younes, Amel, Ilhem, et Lynda ont été l’occasion de faire un travail de mémoire pour faire revivre les expériences vécues en 2018 (visite de la caserne de pompiers, voyage d’été à Nice, ateliers de communication parents-enfants…)

Un buffet mûrement préparé par les parents, enfants, membres de l’équipe et bénévoles a été l’occasion d’un moment de partage avec de nouvelles familles ainsi qu’avec nos partenaires.

La suite de la fête a été marquée par des temps de danse animés par les familles du quartier.

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27Juin

Des grands jeunes au service des plus fragiles

A leur demande, des grands jeunes des Mureaux ont mené des engagements solidaires depuis février 2019.

L’idée est de se réunir au sein d’un groupe dans lequel règne la confiance et le respect ; deux des axes fondateurs sont ceux du service et du dépassement de soi. Nous avons ainsi noué des partenariats avec un institut médico-éducatif et avec l’association « A Bras Ouverts ». L’objectif ? Permettre la rencontre entre les grands jeunes de la cité (18-30 ans) et des personnes touchées par un handicap, particulièrement les enfants. Quatre de nos jeunes ont prêté main forte lors d’un week-end « ABO ». Engagés pour assurer l’intendance et l’animation, ils ont en réalité donné bien plus. Vraie présence joyeuse et détendue, ils ont su, tout en assurant les besoins matériels au travers notamment d’un délicieux (et désormais légendaire) couscous, se rendre utiles en poussant des chaises roulantes, en dansant, et en racontant des blagues à tout va, avec une légèreté très appréciée.
Ils ont témoigné de leur joie lors de ce week-end : « Ça fait du bien de s’occuper des autres, de pouvoir donner un peu de son temps. Et ce n’est pas une question de pitié. Au début, on se dit ‘‘ bon je vais faire ma BA ’’, alors qu’au final c’est eux qui m’ont apporté le plus. En revenant je me suis senti serein, bien ; j’ai passé un bon moment, au moins autant qu’eux » a confié Ali, 23 ans. Il continue : « C’est intéressant de s’engager dans la continuité. C’est un vrai investissement, qu’il faut essayer de tenir au max. A long terme, et à force de petites choses, on finit par s’engager de plus en plus. » Ousmane, lui, est plus concis : « Ce week-end m’a beaucoup plu, c’est celui que j’ai préféré depuis que je suis en France. j’étais vraiment content d’aider des gens qui en ont besoin. Tu ne te rends pas compte, ça va vite, deux jours, c’est un aller-retour, c’est très court, mais c’était important. Un week-end c’est court mais c’est mieux que rien. » Fatiha, quant à elle, a pris le temps de réfléchir à la notion de service : « Aller jusqu’au bout de sa promesse, de son engagement envers les jeunes, et quelle que soit la difficulté à laquelle on a pu être confronté, c’est
important. De même, il faut servir jusqu’au bout, sans faiblesse ni abandon. L’engagement n’est pas une simple parole que l’on prononce, mais une véritable promesse, une parole tenue et à tenir, une action sans fin.» Tout est dit ; pendant ce week-end, les grands jeunes semblent avoir découvert de nouveaux horizons.

01Juin

De belles vacances

Pendant les vacances de Pâques, nous sommes partis en camp dans une propriété viticole en Provence avec quatre familles du Rocher de Toulon – Sainte-Musse. Accueillis à bras ouverts par la propriétaire, nous sommes hébergés dans une jolie maisonnette, au cœur du domaine de La Calisse. Ouvrir ses volets le matin face aux vignes, quel luxe ! 
Nous avons eu la chance de suivre une visite passionnée du vignoble avec la propriétaire. De la terre à la bouteille, du raison au vin, les enfants écoutent Patricia raconter son métier, la passion qui la lie à la terre et aux vignes. La visite se clôture par une dégustation. Du rouge, du blanc, du rosé, chacun tente de capter les saveurs qui se dégagent du vin. Les musulmans peuvent uniquement sentir les arômes. Par cette visite nous leur avons fait partager notre attachement très français au bon vin. 

C’est pour ces familles une vraie bouffée d’air frais, où leurs enfants peuvent gambader où ils le souhaitent en toute sécurité. Les repas donnent lieu à des débats intéressants où nous échangeons sur certaines de nos coutumes respectives telles que le mariage ou le passage à la vie adulte. C’est aussi l’occasion de leur faire découvrir un peu plus notre gastronomie avec une soirée « jus de raisin et fromage ». Nous organisons toute une animation de découverte de nos bons fromages, avec un chèvre de la région, mais aussi de la mimolette ou du comté. 
Lors d’une après-midi ensoleillée, nous nous sommes baladés dans le magnifique petit village provençal de Cotignac connu pour ses grottes troglodytes. Quel plaisir de pouvoir leur faire découvrir ce patrimoine dont nous sommes si fiers ! Le camp finira par la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques !

15Avr

La BoK’R en vacances à Nîmes

Première semaine de vacances à Toulon. L’antenne de La Beaucaire propose à quelques familles de partir en vacances. Au total, nous sommes 16 personnes à monter à bord de nos deux vans lundi matin, direction Nîmes ! « D’habitude, quand je sors de La Beaucaire, c’est pour aller au bled. » confie Rabia, mère de 2 enfants. « C’est la première fois que nous sortons pour aller visiter la France. » Visiter la France, où du moins avoir un apperçu d’un autre bout de France, différente du quartier de La Beaucaire. Une France avec ses paysages, son histoire, ses habitants et son sens de la convivialité.

Une journée « nature » est organisée le mardi : balade, pique-nique, puis visite d’une manade. En effet, nous sommes logés dans une belle propriété qui se situe au Sud de Nîmes, en Camargue, pays des chevaux et des taureaux. La visite de la manade s’effectue à bord d’un petit train, avec en tête un tracteur en guise de locomotive. Imaginez-vous notre petit groupe de La Beaucaire sur ce train, traversant des rizières bio, des troupeaux de vachettes et de brebis… le tableau est étonnant ! Le soir, au diner, Zhor nous émeut en déclarant : « Moi j’aimerais tous vous remercier car aujourd’hui j’ai retrouvé une ambiance que j’avais perdue il y a bien longtemps. C’est beau de tous vous voir. J’ai l’impression d’être en famille. »

Le jeudi, nous allons visiter Nîmes. Nous commençons par la tour Magne, d’où l’on peut voir la ville. Puis nous descendons vers le centre-ville par les jardins de La Fontaine, où nous nous arrêtons pour pique-niquer. Nous enchainons avec la maison carrée. Un film retraçant l’histoire de la ville (fondée sous l’Empire Romain en 27 av. J-C) y est projeté. Enfin nous terminons le tour de cette belle ville par son monument phare : les arènes de Nîmes. L’ambiance des gladiateurs plait particulièrement aux enfants, qui gambadent comme des fous pendant que les mamans se reposent sur les marches. A noter que nous croisons complètement par hasard Alix, la chef d’antenne de Nîmes ! Après cette longue journée, tout le monde est bien fatigué, et beaucoup font la sieste sur le trajet retour.

Les soirées sont passées autour d’un feu de cheminée. Forts de leur expérience de scoutisme, les volontaires du Rocher animent les veillées par des jeux, des chants et des mimes. Ces moments plaisent particulièrement aux familles, qui oublient tous leurs tracas et se laissent emporter par l’imaginaire et par la beauté du feu.

Il est déjà vendredi, et il est temps de rentrer à La Beaucaire. Nous sommes nous tristes de rentrer, mais nous repartons avec de beaux souvenirs, et la certitude d’avoir noué des liens forts entre nous.

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12Avr

Grenoble à la découverte de la capitale des Gaules !

Le soleil brille dans le ciel grenoblois quand nous voyons arriver les 15 collégiens qui ont choisi de passer la journée avec le Rocher. Après une séance de dégivrage des pare-brise assurée par les garçons, tout le monde monte dans les voitures du Rocher et c’est parti. Direction : Lyon, capitale des Gaules ! Certains y vont pour la première fois ; quelques uns nous disent qu’ils s’y rendent souvent. En creusant, on comprend que ces derniers viennent souvent… Au centre commercial de la Part-Dieu, en face de la gare ! Pour aujourd’hui, l’idée est de leur faire découvrir le centre historique de la ville à travers un grand jeu, guidés par le Petit Prince, dont le « père » est lyonnais.

En arrivant dans le Vieux Lyon, des exclamations emplissent la voiture : « Oh, on dirait le bled mais en mieux ! ». Nous répartissons les jeunes en équipes. Après avoir râlé en disant : « Moi, si je ne suis pas dans la même équipe que ma meilleure amie, je ne bouge pas », les jeunes se prennent au jeu. Filature à travers les traboules, informations à récupérer dans des monuments ou en questionnant les commerçants et les passants, lecture de carte etc., les étapes s’enchaînent. C’est beau de les voir se mettre à regarder autour d’eux et de constater qu’au cours de la journée, de nouvelles amitiés s’amorcent au sein des équipes. Il faut bien faire face à l’adversité !

Pour déjeuner, on monte sur la colline de Fourvière. Après un pique-nique qui permet à chacun de se poser et de retrouver les siens, on se dirige vers l’esplanade qui entoure la Basilique.

L’après-midi, on traverse la Saône pour poursuivre notre exploration urbaine. Concours de mîmes en équipe devant le théâtre des Célestins, goûter, chanson et interprétation d’un extrait du Petit Prince par deux adolescents du groupe… Joie de voir certains oser se prêter au jeu devant les autres ! Le temps file et c’est déjà l’heure de rentrer.

Dans la voiture du retour, des jeunes deviennent copilotes et apprennent à se servir d’un GPS, on découvre les musiques préférées des ados, on parle un peu de la journée à Lyon, mais aussi du quartier. Ces temps-là font partie à part entière de la journée. On se rencontre en plus petit nombre, ce qui, malgré les cris qui traversent régulièrement l’habitacle, ouvre à de belles discussions. Boussaïna, qui tient le GPS, nous dit en arrivant à Grenoble : « Et la prochaine fois alors, on va où ? ».

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08Avr

Encouragez 5 jeunes qui larguent les amarres pour le Rocher !

Ils sont 5 étudiants, voileux, pleins d’avenir et ils se préparent à participer à une des plus grandes régates : cette année, Amaury et ses 4 co-équipiers se lancent dans l’aventure Spi Ouest France (plus grande régate d’Europe mêlant amateurs et professionnels).

Par le biais de cet exploit sportif, ils vont soutenir Le Rocher Oasis des Cités !!

Pour 2€ collecté, 1€ sera reversé au Rocher : nous comptons sur vous pour vous associer à cette belle démarche ! 👉 https://www.colleo.fr/…/147…/une-regate-au-service-des-cites

Merci pour ce beau geste qui nous aidera à lever des fonds pour des camps cet été et ainsi donner la chance à des jeunes, enfants et familles des cités de sortir de leur quartier pour découvrir la France !

04Avr

« Oh, il y a des vaches Milka ! »

Le week-end dernier, Le Rocher de Rillieux-la-Pape est parti avec onze adolescentes de 12 à 15 ans que nous avons appris à découvrir cette année grâce à plusieurs sorties (musée, patinoire, grand-jeu sur Lyon). Nous sommes allées dans l’Ain, près de Bourg-en-Bresse, sous un soleil radieux, afin de découvrir la campagne en fleurs et le camping. Nous avons eu la chance d’être accueillies dans une charmante maison qui nous a permis d’avoir un terrain pour planter nos tentes et cuisiner sur un feu de camp ! Sur les 11 filles présentes, seules deux avaient déjà été à la campagne.

« Oh il y a des vaches Milka ! » Schéhérazade, 12 ans

Les filles avaient préparé ce week-end depuis plusieurs semaines lors de deux rencontres autour de bonnes pizzas au Rocher : emploi du temps, visite, menu, veillée, matériel, l’absence de portable au cours des deux jours, tous ces éléments ont été vus avec elles en équipe de « service ».

L’équipe « cuisine » a pu prévoir ce que nous allions déguster au cours du week-end, faire les courses avec nous en conséquence et nous concocter de bons plats tout au long du week-end. Celle de « veillée » a prévu plusieurs jeux et différents jeux en amont pour nous animer notre soirée et s’est occupée de feu pour les repas et la veillée.
Enfin l’équipe « matériel » a bien anticipé toutes les affaires à emporter et a rapidement appris à monter les tentes de notre joyeuse troupe !

Notre périple a commencé par un trajet ambiancé aux sons d’Eva, d’Imen Es ou encore de Lyna Mahyem, les chanteuses du moment au quartier des Alagniers. Nos voitures se sont arrêtées dans le joli village de Saint Jean d’Etreux pour continuer la route à pied sur six kilomètres. Arrivées à Domsure, les adolescentes ont du s’affronter en équipes pour retrouver l’élixir de jeunesse à travers différents défis. La journée s’est clôturée par un bon repas au feu de bois, les fameux chamallows grillés et une veillée festive.

Après une nuit sous la tente un peu agitée, notre groupe a découvert la fabrication du miel et le fonctionnement d’une ruche auprès de Michel, un apiculteur du coin avant de retourner à Rillieux-la-Pape retrouver mères et fratries.


« Les abeilles, elles sont en cage au moins ?? »
Doha, 12 ans

Ce week-end fut une belle découverte des paysages et traditions françaises ainsi que du camping, les filles nous ont surprises par leur débrouillardise, leur bonne humeur et leur esprit de service !

Depuis nos petites voisines du quartier n’ont qu’une question à la bouche : « à quand le camp d’été ? »

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15Mar

Quand on arrive au Rocher…

« Dimanche 5 janvier, arrivée dans la cité Mistral à Grenoble. Nouveau décor, nouveau paysage, nouvelle colocation, nouvelle mission : une nouvelle année qui démarre donc fort en nouveauté !

La mission commence dès le lundi et je suis tout de suite plongé dans le rythme de travail de l’équipe. L’accueil est très chaleureux de la part de toute l’équipe du Rocher !

Me voici embarqué pour les 7 prochains mois avec le Rocher dans ce qui m’apparaît immédiatement comme une incroyable mission ! Car oui le début est tout de même déroutant. Qui sont ces personnes (volontaires, salariés, bénévoles…) et que cherchent-ils en venant s’installer dans ces quartiers difficiles ?

Je découvre un univers dont, certes, je connaissais l’existence mais que je n’avais jamais réellement vu. Il y a donc tout un temps d’apprentissage et d’approche dans ce début de mission. A la fois dans la vie d’équipe qui est proposée et à la fois avec la découverte des personnes de la cité : familles, enfants, personnes seules. Mais déjà beaucoup de joie, de questionnements, de rire etc… Les animations de rue sont pour moi le temps privilégié pour rencontrer les enfants ! Simplicité du jeu où déjà tant de choses passent : dans un regard, une parole, un compliment, une remarque…

Les visites en famille sont aussi un temps idéal pour aller au plus près de ce que vivent les personnes en cité et de voir les enfants dans leurs quotidiens. J’ai eu aussi déjà l’occasion de partir en sortie familles, ado, de faire des tours de rues, des camps etc.… et de commencer l’aide à la scolarité (dur de revoir ses bases d’espagnol !).

Seulement trois mois à Grenoble et déjà beaucoup de personnes rencontrées, de choses apprises. Mais rien n’est mesurable finalement. Tout s’apprend, se ressent, tout est en construction. La mission est lancée : En avant, toujours en avant ! »

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