En mission dans les quartiers sensibles.

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Actualité récente du Rocher

27Oct

Notre participation aux Etats Généraux de Nantes sur la Pauvreté

« Cette expérience à Nantes m’a éveillé beaucoup de choses » -Maria Baros

A la maison des familles, nous sommes convaincus que l’expérience et les connaissances d’une personne peut faire grandir les autres ; ainsi nous incitons les familles à partager leur savoir et nous favorisons leur pouvoir d’agir. Nous favorisons la rencontre et l’échange entre parents sur les questions d’éducation et nous impulsons le développement des connaissances sur les problématiques liées à l’éducation. Il nous semblait donc intéressant de participer aux Etats Généraux de l’éducation accompagné de 2 mères de famille. Notre participation représente un moyen de mutualiser nos connaissances et nos interrogations avec d’autres acteurs du secteur.

Qu’est-ce que les Etats-Généraux de l’éducation ? Les États Généraux de l’Éducation sont une grande mobilisation citoyenne pour contribuer à améliorer l’éducation en France. Cette démarche rassemble partout sur le territoire, des citoyens et des acteurs de terrain pour construire ensemble des propositions concrètes en matière d’éducation. Le 15 octobre, les États Généraux de l’Education ont fait une session à Nantes. Des acteurs de tous horizons se sont réunis une journée et une soirée pour débattre et proposer des idées autour de la thématique :  Le monde change. Et l’éducation ? 

De cette journée ont émergé dix propositions, parmi lesquelles :

Les échanges se sont poursuivis lors d’une soirée publique, au cours de laquelle les participants ont pu échanger et voter en direct pour leurs propositions préférées. La proposition plébiscitée a été :  ” Développer les compétences transversales dès le plus jeune âge !”

Notre implication aux Etats-Généraux de Nantes

Interview de Maria Baros -maman fréquentant la maison des familles de Marseille

Comment avez-vous travaillé durant le séminaire ?

C’était une journée de 9h à 12h et de 14h à 21h30. Il y a eu un petit déjeuner bien servi, avec beaucoup de soin, on a été bien accueilli. Après on a commencé par la présentation de la journée, on nous a expliqué pourquoi on était là, comment la journée allait se passer puis on a été dispatché par petits groupes de 4/5 personnes. On a commencé par se présenter puis on a choisi une image de ce qu’on voulait exprimer. Ma photo représentait un enfant avec un ballon et la maman l’encourageait. J’ai expliqué qu’il faut encourager les enfants pour leur donner confiance en eux. On a discuté sur qu’est-ce qu’il faut changer de l’éducation dans le futur ? et on a fait une proposition. L’après-midi, on a dit notre proposition du matin avec tout le monde, ensuite on a voté par téléphone pour une proposition qui nous a plu. Ensuite, nous avons refait un petit groupe sur qu’est-ce qu’on peut changer pour demain ?

 

As-tu pu prendre la parole ? Qu’as-tu pu proposer ?

Oui j’ai pris la parole plusieurs fois ; dans le premier groupe du matin en expliquant la photo.

L’après-midi aussi, devant tout le monde. Le monsieur nous a demandé si on avait des choses à ajouter alors j’ai dit : quand les enfants ont des mauvais résultats les profs convoquent les parents mais quand ils ont des bons résultats on ne convoque pas.

Je prends l’exemple de mes enfants. Tous mes enfants ça roulait, mais le 3ème n’avait pas des aussi bons résultats que les 2 premiers donc je m’en prenais à lui, il se refermait et a perdu sa confiance en lui et en moi. Il l’a mal vécu, ça lui reste dans la tête et ça l’empêche d’avancer, il me le reproche aujourd’hui. Si un enfant a des mauvais résultats, il faut lui prêter attention. Je pense qu’il faut l’encourager quand il y a des améliorations, et les professeurs devraient aussi convoquer les parents quand l’élève progresse.

 

Quelles ont été les conditions qui t’ont permis de prendre la parole ?

Quand j’ai parlé le matin dans le petit groupe, l’image m’a encouragé car j’avais préparé avant et c’est quelque chose qu’on fait souvent à la maison des familles ; ça m’a permis d’être à l’aise et d’avoir un support pour parler, j’étais en manque de confiance en moi je me suis excusée car je ne m’exprimais pas bien mais les autres m’ont dit que c’était très bien.

 

As-tu été écouté par les autres membres ? Est-ce qu’ils ont rebondi à ce que tu as dit ?

J’ai été écouté par les autres. Quand j’ai parlé de la confiance et de l’importance d’encourager ses enfants, ils m’ont posé des questions (la confiance en quoi, comment donner confiance). Ils m’ont aidé à préciser ce que je voulais dire.

Lorsque j’ai pris la parole devant tout le monde, je n’osais pas mais j’ai été encouragé par Jeannette qui m’a dit que ma proposition était bien. Quand j’ai levé la main, le monsieur est venu avec le micro. Ensuite, tout le monde a applaudi, « Ce que vous avez exprimé c’est le dernier mot qu’il manquait » et il a dit, « justement j’ai un témoignage à faire » : j’ai libéré la parole, c’est grâce à ce que j’ai dit qu’il a parlé.

 

Quels sentiments as-tu éprouvé ?

Sur le coup je ne réalisais pas, puis avec le recul je suis fière je l’ai dit à mes enfants avec de la joie, pour moi c’est un grand pas d’avoir osé parler devant tout le monde.

 

Comment as-tu vécu ces 3 jours ? Quels sont tes ressentis ?

Ça a été un retour en arrière, ça m’a questionné il y a des choses dont je me suis sentie coupable et d’autres dont je suis fière car on a évoqué des choses que j’ai bien faites dans mon rôle de maman. C’est passé trop vite, j’avais envie que ça continue, on était dans un autre monde, le sujet me passionne. J’ai ressenti de la Joie et de la fierté de savoir que je pouvais encore apprendre des choses et apprendre aux autres.

 

Est-ce qu’il y a un moment qui t’a particulièrement marqué ?

Pendant la soirée, un conférencier nous a parlé de poème et il nous a posé la question : un mot pour décrire votre personnalité, tout le monde devait parler et moi j’ai été la seule à dire « je suis curieuse », ensuite il a continué de parler puis il est revenu et en me regardant avec des grands yeux il a dit : « j’ai vu une personne qui a dit qu’elle était très curieuse » comme si mes mots avaient de la valeur, je me suis sentie fière et joyeuse qu’il ait repris mes mots.

 

Est-ce qu’il y a un sujet qui t’a touché ?

J’ai eu une question : qu’est ce qui freine dans la vie ? ça m’a beaucoup touché. S’il s’est passé des choses mal dans notre enfance, il faut essayer de ne pas les reproduire avec nos enfants ; J’ai tout fait pour que mes enfants ne suivent pas la même route que moi.

 

As-tu appris des choses nouvelles/ des choses qui t’ont parlé ?

J’ai appris beaucoup de choses, et j’ai beaucoup réfléchi. La proposition : valoriser les compétences transversales, ça m’a parlé. C’était le thème de mon groupe de partage, sur l’importance d’apprendre à se connaitre, sur les émotions, la créativité, la confiance en soi ; pour cela on a proposé plusieurs choses : de faire des projets, de prendre en compte les compétences comme la créativité dans les programmes, faire de la formation pour les professeurs…

 

« C’était une expérience énorme » -Maria

 

26Oct

Le lancement du réseau des anciens a ENFIN eu lieu !

Samedi dernier, les anciens du Rocher se sont retrouvés, en face à face pour certains, à distance pour beaucoup, pour partager un moment convivial et de retrouvailles.
M.E.R.C.I à tous pour votre engagement, votre disponibilité et votre désir de bâtir des ponts 🌠
C’est émouvant de voir que la famille du Rocher continue de grandir depuis 20 ans, que l’esprit reste le même.🥰
Ce réseau regroupe toutes les équipes du Rocher qui se sont investies pour une longue durée, et comprend salariés, volontaires en Service civique, stagiaires, bénévoles en cité…
15Oct

Un jeudi (bien rempli) à Bondy

Le jeudi matin à Bondy, l’équipe organise un café de rue : on monte un barnum, on fait du bon café et on propose des petits gâteaux aux passants. Ce sont parfois des vieux copains du Rocher, ou des voisins dont on est ravi de faire la connaissance qu’on invite à venir au Rocher. C’est toujours un chouette moment de rencontre et d’amitié. Pendant ce temps là, certains de l’équipe accompagnent individuellement des amis du Rocher pour des démarches administratives.
L’après-midi, c’est cours de français, un moment toujours riche en échanges, puis accompagnement à la scolarité des primaires, et enfin des collégiens/lycéens.

Jeudi dernier, l’antenne a eu la joie de recevoir des collaborateurs de

Capgemini, venus en probono prêter main forte l’après-midi, grâce à Unis-Cité. Merci à tous pour votre engagement et votre aide !
Encore une belle journée bien remplie ! Comme a conclu à la fin de cette journée Mamadou : “Ça passe trop vite quand on est au Rocher !
12Oct

Une belle action fraternelle et d’amitié

Du 3 au 12 août, pour la première fois, 24 habitants de l’antenne de Paris sont allés à la découverte du sud-est en logeant chez les équipes ou des proches du Rocher. Ils ont ainsi pu visiter Marseille, Toulon et Nîmes. Le but ? Permettre à ces personnes de partir en vacances après un confinement spécialement mal vécu dans des appartements exigus.

Marie-Ange, maman de 2 enfants habitant Toulon La Beaucaire et proche du Rocher depuis son arrivée (2006) a participé à l’organisation de ce projet en préparant le programme de cinq jours à Toulon (visites, activités culturelles temps de détente pour profiter de la mer…), en trouvant d’autres logements et en étant elle-même hôte de 2 personnes. « C’était une belle expérience qui m’a enrichi : j’ai découvert qu’on ne vit pas tous les mêmes réalités : à travers le regard neuf de mes invités, j’ai redécouvert ma cité et ses points positifs. Cela m’a permis de voir la chance que j’avais et de me rendre compte qu’il ne faut pas ‘cracher dans la soupe’. Ça a été une semaine un peu fatigante, j’étais heureuse d’ouvrir ma porte et de participer à cette belle action fraternelle et d’amitié : à refaire ! »

30Sep

Les vacances apprenantes au Rocher

Suite à la période du confinement, le constat a été fait que de nombreux élèves faisaient l’objet d’un décrochage scolaire d’une part, et que les liens sociaux s’étaient affaiblis d’autre part. Pour répondre à cette crise, Le Rocher, Oasis des Cités a choisi de participer au dispositif des « vacances apprenantes » proposé par l’Etat. Ce dispositif avait pour but de renforcer les savoirs fondamentaux, de proposer des activités culturelles et de renouer des liens sociaux.

Dans l’antenne de Sainte-Musse de Toulon, en lieu et place des vacances habituelles proposées aux enfants au cours du mois de juillet, nous avons donc inclus dans notre programme des temps personnalisés d’accompagnement à la scolarité le matin, suivis d’activités sportives, ludiques ou culturelles l’après-midi. Pour chaque enfant le suivi a été adapté en fonction de ses lacunes et de ses difficultés pour passer en classe supérieure. A l’aide de cahiers de vacances, nous avons tenté de rendre ce temps à la fois ludique et pédagogique. Autour de ce travail plus formel, nous avons pris le temps de faire des jeux de société en petits groupes pour développer d’autres compétences comme la stratégie, l’attention, le fair-play et le goût de la chose bien faite. L’après-midi était consacré à des temps de grands jeux ou de sorties, axés sur les thèmes littéraires des 3 Mousquetaires, de la Légende du Roi Arthur et de l’Ile au Trésor. Le choix de ces thèmes avait pour but d’éveiller les enfants à la culture et à l’Histoire.

Ces trois semaines passées à jouer et travailler ensemble ont permis de renforcer des liens déjà crées dans l’année et d’en nouer de nouveaux. Après quatre mois sans école, l’ensemble formé par les temps de jeux et les temps de travail a contribué à réconcilier de manière progressive les enfants avec la notion d’apprentissage. En outre, ces vacances apprenantes ont permis d’accompagner les familles vers un retour progressif à l’école. Que de bons souvenirs partagés ensemble pour conclure cette belle année !

30Sep

Un vote historique

Ce sont une petite dizaine de sufragettes qui se sont rendues au café des femmes ce jeudi après-midi à Paris. La rencontre hebdomadaire, emblématique des activités du Rocher, avait repris jeudi
17 septembre avec un goûter réunissant les femmes du quartier Louis-Blanc et ses environs ainsi que les nouvelles volontaires. Mais cette fois-ci, les corbeilles de fruits et de pâtisseries ont été vite
remplacées par des scrutins et des feuilles d’émargement. Né du souhait d’inclure les femmes dans le programme de ces rencontres et désireux de leur permettre d’y vivre ce dont elles ont
profondément envie, ce vote a permis également de redire l’importance qu’a chacune de nos voix. Présentation des candidates, passages à l’isoloir, signature du registre de vote et dépouillement,
ont été vécus dans une ambiance sympathique et un peu extraordinaire. Et même si certaines candidates n’ont pas été élues, encouragées par les bénévoles à ne pas perdre espoir, elles se
représenteront surement au deuxième tour.

Le conseil des femmes comprends maintenant 2 femmes du quartier ainsi que des membres du Rocher, il se retrouvera 1 fois par mois pour décider de ce qui sera proposer et fait chaque jeudi.
Nous souhaitons une belle, joyeuse et gourmande année aux Café des Femmes et à leur tout nouveau comité.

30Sep

C’est la rentrée à Grenoble !

Avec l’arrivée des 2 « petits nouveaux » Jean-Gabriel et Elisabeth, c’est une nouvelle année qui démarre à Mistral et au Lys Rouge ! Débordants d’énergie et de joie, nous sommes ravis d’avoir ouvert les festivités de nos activités avec LE goûter de rentrée dans notre beau local du Lys Rouge. Sous un soleil radieux et par une chaleur digne de l’été indien, nous avons sorti le barnum et les gâteaux maison cuisinés avec amour pour accueillir et rencontrer chacun. Nous avons passé de très beaux moments avec les enfants et les adultes habitués du Rocher, mais également avec des personnes encore jamais rencontrées, quelle joie !

Les animations de rue ont également repris chaque mercredi après-midi avec toujours plus de succès d’une semaine sur l’autre : entre coloriages, foots, bérets, éperviers, d’autres nombreux jeux et discussions avec les parents, nous passons de supers moments de rencontres et de qualité. Les « petits nouveaux » prennent leurs marques et sont agréablement accueillis par les familles du Rocher. Grâce à ces après-midis passées sur la pelouse et le citystdade de Mistral, nous rendons visible Le Rocher et ces moments sont propices à la rencontre de nouvelles têtes. La rentrée démarre sur des chapeaux de roue !

14Sep

Un samedi Rome Antique

Samedi 12 septembre, la Fondation Culturespaces a invité près de 150 enfants via différentes associations à participer en famille à la Fête Romaine dans Le Théâtre Antique d’Orange.
.
Une belle journée où animations, ateliers pour grands et petits et rencontres avec des reconstituteurs étaient au rendez-vous, et pendant laquelle les enfants ont eu une occasion unique de découvrir la vie quotidienne des légionnaires au temps de l’Empereur Auguste !
Les antennes du Rocher de Marseille et Nîmes étaient ravies d’être de la partie, aux côtés d’autres associations.
Merci à la Fondation Culturespaces, à la Ville d’Orange et au Théâtre Antique d’Orange !
D’après le contenu de la Fondation Culturespaces.
Photo © Clémence Piot
24Août

Des collégiens du Rocher deviennent maquisards !

En plein mois de juillet, 9 collégiens de Marseille et 6 aventuriers des Mureaux se sont réunis en maquis dans le département de la Loire pour une semaine de camp sous la tente accompagnés d’un clan de routiers SUF de Versailles d’une dizaine de gars ! Au programme : installations, olympiades, grand jeu… et foot sur le grand terrain de Pouilly-lès-Feurs. Avec une sortie en kayak et un super service au propriétaire, nos apprentis résistants ont vécu un séjour inoubliable !

30Juil

« Le Rocher n’a pas été accueilli à Chambord, il a été fêté. »

Cette année, Le Rocher a eu la grande, GRANDE JOIE de participer au plan Quartiers d’été 2020, un dispositif mis en place par l’Etat, plus précisément le CIPDR [1], pour les habitants des quartiers, en réponse à un confinement difficile et des possibilités de vacances encore plus réduites que d’habitude.

Au total, 500 personnes (400 habitants de nos quartiers et 100 salariés, volontaires ou bénévoles du Rocher) ont pu venir au Domaine national de Chambord entre le 26 juin et le 26 juillet 2020, où nous avons été accueillis comme des princes ! Six des neuf antennes du Rocher ont ainsi pu découvrir l’emblème de la Renaissance française à l’occasion de 12 camps de 3 à 6 jours et 8 journées découverte. Ces journées ont pu avoir lieu pour les antennes d’Île-de-France, dont les 3h de bus ont été l’occasion de constater que « la sortie de Paris est décidément très bouchonnée ». Ces journées ont surtout permis à beaucoup, comme Awa, une maman des Mureaux, « d’avoir un jour de vacances dans l’été » !

La monotonie n’était pas de rigueur devant le nombre d’activités que propose le domaine, et auxquelles nous avons eu la chance de participer. Chaque groupe a pu retrouver son âme d’enfant devant le spectacle de chevaux et de rapaces mettant en scène François Ier, le roi chevalier. L’acteur interprétant François Ier était si convainquant qu’il a du s’habituer à répondre à une question existentielle récurrente à l’issue du spectacle : « François, on peut caresser tes chevaux ? ».

Pour les familles et les jeunes venus vivre la ‘vie de château’ , ces vacances ont aussi été l’occasion de se dépenser après deux mois de confinement sans sport. Chambord leur proposait en effet d’éprouver leur endurance à vélo lors des promenades dans la réserve naturelle (ainsi que leur sang-froid devant les nombreuses familles de sangliers et de cerfs croisées), ou de mesurer leurs muscles d’athlètes au cours de courses de barques ou de rosalies [2] autour du Grand Canal. Une énergie aussi vite regagnée dans des siestes prolongées face au château ou en bord de Loire à Saint-Dyé.

Deux guides embauchées spécialement par Chambord pour accompagner le Rocher sur place nous ont permis de parfaire nos connaissances de l’Histoire de France dans des visites guidées royales ou aucune porte fermée n’a su opposer de résistance à notre curiosité. L’accueil de Chambord était tel qu’on se promenait (presque) avec les clefs du château dans nos poches – lorsqu’elles y rentraient. Les groupes ont ainsi pu monter au sommet de la lanterne centrale qui domine l’escalier à double révolution. Un privilège qui a sans doute fait des envieux du Rocher parmi les touristes ! A l’issue de la visite, Ousmane était admiratif : « Je vais avoir des étoiles quand je vais fermer les yeux ce soir. Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau ».

Ces vacances, très bienvenues, ont été couronnées par la rencontre avec notre président de la République, monsieur Emmanuel Macron, ce 22 juillet, à l’occasion de la journée de restitution nationale du Plan Quartiers d’été 2020 à Chambord. Trois ministres étaient également présents : Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Monsieur Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Madame Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Toute cette délégation a pu rencontrer 120 personnes du Rocher venues des antennes de Bondy, de Marseille, des Mureaux, de Nîmes, de Paris et de Rillieux-La-Pape, ainsi que l’équipe nationale, tous réunis à Chambord ce jour-là. Ce petit monde en est ressorti émerveillé. Mohammed, en camp avec l’antenne de Nîmes, a voulu le signifier en lançant à Emmanuel Macron : « On vous dit merci Monsieur le Président ! »

Ce mois de juillet que nous venons de vivre à Chambord restera assurément parmi les moments inoubliables qui font le Rocher. Quels beaux moments de rencontre entre les habitants des quartiers, les équipes du Rocher et les professionnels de Chambord, qu’ils soient guide historique, jardinier, comédien, fauconnier, cavalier de la garde républicaine ou encore garde-forestier ! Pour cela, nous ne pouvons que remercier le CIPDR pour son accompagnement sur mesure, le Domaine national de Chambord pour sa bienveillance qui nous a donné des ailes, et tous ceux qui nous ont permis de planter nos tentes chez eux dans la région !

Nous laissons le mot de la fin à la sagesse spontanée d’un jeune venu avec l’antenne de Rillieux : « J’ai trop aimé, est-ce qu’on peut vivre à Chambord ? »

[1] Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation, Ministère de l’Intérieur

[2] Véhicule à pédales

 

28Juil

Au zoo avec des Guides Boulonnaises

Nous sommes neuf guides SUF venues de Boulogne-Billancourt accomplir notre service d’été au sein de Campagne Lévêque. Nous avons vécu dix jours riches en vivant dans la cité et partageant les animations de rue quotidiennes, les repas et la simplicité des échanges avec les familles. Nous avons découvert et pris goût ici à une véritable joie de vivre destructrice de nos à prioris, fondatrice d’unité et d’amour.

Au cours de notre séjour, nous avons emmené des enfants en sortie. Pique-niques dans le sac à dos, nous voilà parties avec onze jeunes du quartier à la rencontre des animaux du zoo de Sanary. Les petits explorateurs ont avec plaisir nourri les daims, les chèvres et les perroquets ! Cette sortie n’a fait que resserrer les liens établis une semaine auparavant lors du camp sous la tente avec les volontaires du Rocher. Joie et émerveillement étaient au rendez-vous !

28Juil

En camp dans le Vaucluse

Début juillet, recruté à la dernière minute suite à l’empêchement d’un animateur, je me retrouve à Marseille pour accompagner une vingtaine de jeunes de la cité de Campagne Lévêque pour vivre un camp d’une semaine dans le Vaucluse.

Au programme : olympiades, grand jeu, concours cuisine, baignade, accrobranche et veillées. Mais aussi : service, ménage, cuisine et vaisselle.

Nous étions 10 encadrants.

Moi, si je devais résumer ce camp aujourd’hui avec vous, je dirais que ce sont d’abord des rencontres, des rencontres avec les jeunes, dans les jeux, dans les discussions et parfois, dans les difficultés. J’en ai appris plus sur eux, sur leur quotidien, leurs peurs et leurs rêves. Je me suis réjoui de toute les « pépites », de tous les moments joyeux de la journée : le sourire de l’un après une bataille d’eau, la fierté d’un autre d’avoir préparé un repas ou la gentillesse d’un troisième toujours prêt à rendre service… En bref, j’ai appris à les aimer.
Une semaine fatigante certes, mais pleine découvertes et de joie !

Pierre-Emmanuel, bénévole

27Juil

Une nouvelle expérience de formation pour les adjoints du Rocher

Les 7 et 8 Juillet, a eu lieu à La Maison Des Familles les Buissonnets un temps de formation et de partage d’expériences. Celui-ci était destinée aux adjoints  des différentes antennes de l’association le Rocher Oasis des Cités, l’une des associations fondatrices de notre Maison Des Familles. Elle a réuni 13 personnes, avec pour thème le Développement du Pouvoir d’Agir. Le but était de permettre à chaque salarié de poser un bilan sur sa façon de mettre en place ce concept dans ses pratiques professionnelles.

C’est la première fois que les salariés du Rocher vivaient une formation à la Maison Des Familles, et les parents y ont été associés en tant qu’intervenant à part entière pour une matinée. En effet, pour réfléchir sur notre façon de travailler avec et pour les familles, les intégrer dans ce temps de réflexion semblait indispensable. Nous leur avons proposé de venir expliquer comment nous faisions concrètement à la Maison Des Familles pour travailler « avec et pour les familles ».

Nous avions à cœur de confier aux parents un temps de parole conséquent, qui puisse à la fois être analytique et pédagogique pour s’adresser à un public professionnel. Ainsi, prendre la parole en tant qu’intervenant fut un certain défi, qui a demandé de l’investissement et de l’exigence. Pourtant, nous pensions que cela valait la peine de mettre ensemble de la pensée sur les activités de notre quotidien et de prendre du recul sur nos difficultés.

Cinq parents ont relevé le défi dont le couple membre du conseil d’administration. L’intervention qui a duré une matinée a nécessité deux temps de préparation avec eux pour se mettre d’accord sur le fond et la forme.

Nous avons choisi comme fil rouge les « composantes du processus d’empowerment individuel » citées dans le cadre de référence de la Maison Des Familles, afin d’avoir des mots clefs pour orienter notre réflexion et notre discours :

La participation, les compétences pratiques, l’estime de soi et la conscience critique.

Puis avec les parents, nous avons trouvé des exemples qui illustrent chacun de ces termes, et nous avons réfléchi sur les conditions à réunir pour permettre de concrétiser chacun de ces quatre termes. Nous avons aussi pris le temps de mettre des mots sur les difficultés et les conflits. Il a fallu également se répartir la parole et réfléchir sur la façon de présenter les choses. Les membres de l’équipe ne devaient intervenir qu’en tant que modérateur.

Le jour même, après un temps d’accueil chaleureux, les parents ont chacun pris la parole, alternant temps de récit et temps de question/réponses avec les salariés. Des photos de chaque événement et projet servaient d’outil pour la présentation.

Les salariés ont été touchés de la façon dont les parents présentaient la Maison Des Familles comme si c’était la leur. Ils ont aussi noté comment les familles investissent ce lieu, et participent aux différents projets.

En amont de la formation, les deux temps de préparation avec les parents étaient très riches en soi. Ils nous amenés à nous poser plusieurs réflexions sur le cadre de référence. Par exemple :

-Dans les faits, chacun des quatre termes : « participation, compétence pratique, estime de soi, conscience critique » dépendent les uns des autres, à la manière de la poule et de l’œuf.

-Les parents ont également fait remonter un paradoxe : pour que les parents et les enfants participent à la vie de la Maison, il faut que ce soit l’équipe et non eux qui tiennent ce cadre. Finalement plus on cherche la participation des personnes concernées, plus l’équipe doit s’investir. Nous le voyons souvent, et nous l’avons encore vu pour ce temps de formation, car chaque préparation ensemble demande du temps et de l’énergie. En même temps, en voyant la fierté et la liberté des adultes dans leur prise de parole, ce temps n’est pas du temps perdu.

30Juin

“Etre adjoint d’antenne au Rocher est une expérience exceptionnelle”

Certains de nos adjoints d’antenne nous ont partagé leur vision de leur travail.

Blandine, éducatrice spécialisée, adjointe à Grenoble

“Je suis arrivée au Rocher pour mon stage long (1 an) quand j’étais en formation d’éducatrice spécialisée à Lyon. Après mon diplôme, 6 mois après min stage,  j’ai tout de suite postulé au Rocher pour être salariée, c’était pour moi une évidence, j’avais été conquise lors de mon stage !

Travailler au Rocher est une expérience exceptionnelle, en tant qu’éducatrice spécialisée grâce à la diversité des missions qui nous sont confiées et à la confiance de l’association. Nous avons une grande liberté pour nous approprier les valeurs de l’association et lancer de nouveaux projets.

En tant que professionnelle, ce que j’apprécie le plus au Rocher, c’est le fait de pouvoir accompagner les habitants dans la durée, sans obligation de résultat. Le cadre de travail nous permet de nous mettre au rythme de la personne, en fonction de ses capacités, en prenant le temps d’établir une relation forte de confiance. La priorité est à la relation avant toute organisation. Les relations fortes au sein de l’équipe permettent de réguler les différentes situations, de s’épauler et de se soutenir.

J’ai découvert au Rocher la joie de manager avec le responsable d’antenne une équipe. J’apprécie conseiller et accompagner les volontaires en Service civique, stagiaires et bénévoles qui composent l’équipe.

Le travail de rue est aussi une grande joie pour moi. Le principe de libre adhésion est essentiel dans le travail au Rocher. Les habitants viennent nous voir s’ils le désirent, s’ils sentent qu’avec nous, qu’ils vont pouvoir grandir. C’est un apprivoisement constant, une relation qui se crée dans le temps, mais au combien solide !

Osez l’aventure !”

Timothée, apprenti éducateur spécialisé, adjoint d’antenne à Toulon La Beaucaire

“Avec mon responsable d’antenne, nous nous entendons bien et cela se ressent dans le travail : nous entretenons une réflexion commune et nous nous complétons sur les orientations, les réflexions, les décisions à prendre. En tant que travailleur social, j’ai acquis une prise de recul par rapport aux situations du quotidien dans l’accompagnement des habitants, et on me sollicite régulièrement pour cette raison. Je suis directeur des accueil de loisirs avec les enfants : je dirige les accueils du mercredi et des vacances, je mets en place le projet pédagogique, j’accompagne l’équipe dans l’encadrement des enfants et des familles (liens parents enfants).
Grâce aux formations du Rocher, notamment celle sur le Développement du Pouvoir d’Agir (DPA), j’apprends à toujours mieux accompagner les habitants. Le Rocher, c’est une responsabilisation : ça m’a apporté énormément sur la prise de décision, sur le positionnement sur des mesures à prendre, des choix à faire…. Etre au Rocher, c’est être au cœur de ce qui se passe et pouvoir à partir du lien de confiance crée avec les habitants, apporter un accompagnement plus pertinent, plus adapté et plus responsabilisant pour les personnes.”

Estelle, éducatrice spécialisée, adjointe à Toulon Sainte-Musse

“Ma joie d’être adjointe c’est de pouvoir travailler en toute confiance et avec beaucoup de complicité avec ma responsable d’antenne. C’est une relation unique que l’on retrouve peu dans les structures sociales. C’est pouvoir avoir un espace de créativité et d’élaboration de projet, pouvoir suivre les familles les plus en difficultés, réfléchir à ce que l’on a vraiment envie de vivre tout en répondant aux besoins de la cité. Par ailleurs, être adjoint m’a permis de mieux comprendre le milieu  institutionnel. Le fait d’être quotidiennement en lien avec le délégué du préfet,  les services de la politique de la ville, la mairie, etc. m’a enrichie professionnellement et humainement car j’ai l’occasion de rencontrer des personnes voulant changer la situation des cités, des personnes qui croient en l’œuvre du Rocher et qui tentent avec leurs moyens de nous accompagner. Par exemple, en ce temps de crise sanitaire, devant changer notre mode d’accueil de public, le délégué du préfet n’a pas hésité à nous contacter à plusieurs reprises pour voir comment optimiser les moyens pour le meilleur accompagnement des familles (proposition de nouveau partenariat, aide financière, etc.).”

Sixtine, diplômée d’école de commerce, adjointe aux Mureaux

“Voici les 3 aspects de mon travail en tant qu’adjointe qui me plaisent particulièrement :

Etre ancré dans son territoire : Rencontrer en une même journée des familles de la cité, des élus et des bénévoles de tous âges!

Etre au cœur des enjeux de l’antenne tout en vivant des journées à mille à l’heure sur le terrain : on passe du dossier de subventions à l’accompagnement à la scolarité, en passant par une partie de foot.

En fait pour moi, ce poste est un enchevêtrement d’actions, qui nécessite de passer avec flexibilité d’activités très terrain à superviser, encadrer, à des projets à plus long terme impliquant de ne jamais perdre de vue la vision de l’antenne, ses enjeux, pour contribuer à accompagner son équipe au mieux dans le quotidien de cette mission très intense.”

29Juin

Un Weekend à Saint-Malo

Le weekend du 20-21 juin, nous sommes parties à Saint-Malo avec les Sentinelles de Bondy (4 jeunes filles en 3ème et 2nde ). Une maison nous a gentiment été prêtée, nous permettant d’explorer les environs à pied. Les filles étaient ravies de découvrir la beauté et diversité du paysage lors d’une longue balade sur le littoral. Pour explorer le quartier intra-muros dans les moindre détails, un jeu de piste était prévu, avec à la clé une super dégustation de Kouign-Amann. Nous aurions toutes aimé prolonger ce super weekend qui selon l’une d’elles « était le meilleur de leur vie » !

16Juin

“Les étoiles pleins les yeux”

Un merci particulier au fonds Choeur à l’ouvrage qui a soutenu ce projet

L’atelier couture du Rocher c’est tous les mardi après midi. Nous nous retrouvons toutes entre machines , tissus à oudre, rire, échanger. Cette année nos séances avaient un point de mire important : Le défilé !!!

Fin  février le grand jour est arrivé ! Entre rires, essayages, conseils et coutures, nous avons eu l’occasion de monter sur scène pour participer à un défilé de mode… Le déffilé des culture de Montfermeil dont les thèmes étaient : les tenues traditionnelles du monde entiers et la princesse Cendrillon.

Ni une, ni deux nous voila embarqué dans un aventure avec une partie des femmes de l’atelier : Clothilde, Thérèse et Djeneba, Jean-Marie notre couturier styliste et moi même (Joséphine).

Après avoir trouver des robes hautes en couleur nous nous sommes attaqué à la robe de Cendrillon que nous devons confectionner pour le la deuxième partie de ce défilé.

Chacun y mets du sien, l’une cou les jupons, l’autre découpe… Et tout le monde donne son avis pour que la robe sois la plus belle au feu des projecteurs.

Dans les coulisses la bonne humeur est au rendez-vous, chaque personne est heureuse de revêtir sa création.

Un instant unique pour ces femmes dont c’était leur premier fois sur scène.

« D’abord je te remercie Jean-Marie de m’avoir fait découvrir quelque chose de nouveau, c’était un rêve pour moi de voir les coulisses d’un défilé de mode. Au début je pensais que ce serait des gamineries mais j’ai vu que c’était vraiment sérieux, parce qu’il y avait beaucoup de candidats, j’ai vu comment dans les loges on se décarcasse pour bien défiler. C’est un souvenir inoubliable.

Je raconte tellement ça autour de moi que parfois je donne envie aux gens de tester, de voir comment ça se passe. C’était en plus un vrai défilé avec des grosses têtes dedans, des anciens mannequins, des ambassadeurs et tout le monde étaient à nos petits soins. C’était fantastique, je ne cesserai jamais de remercier Jean-Marie et si c’était à recommencer, je recommencerai tout de suite. Merci à tout le monde pour cet événement qui permet aux gens sans parole de sortir de leur tanière, merci beaucoup ! »  Clothilde

Un merci particulier au fonds Choeur à l’ouvrage qui a soutenu ce projet

Culture-défilé CC 2020

Culture-défilé CC 2020

Culture-défilé CC 2020

Culture-défilé CC 2020

Culture-défilé CC 2020

Culture-défilé CC 2020

©-Franck-DUNOUAU

28Mai

« Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir.» Goe

Comme pour tout le monde, le confinement a été une situation inédite pour La Maison Des Familles. Cela nous a poussé à modifier notre fonctionnement et les activités mises en place. Ainsi pour soutenir les familles, nous avons organisé avec leur aide : une distribution alimentaire, un accompagnement à la scolarité à distance pour 23 enfants et adolescents du CP à la Terminale ou encore des permanences téléphoniques quotidiennes…

Les activités comme l’aide alimentaire nous ont interrogé sur la réciprocité dans la relation. On retrouvait le lien vertical de l’institution vers la famille qui est ne correspond pas au fonctionnement participatif de La Maison Des Familles. Celui-ci se résume ainsi « avec et pour les familles en pensant et agissant ensemble».

En effet, il est important d’insister sur cette reconnaissance. En premier, il est essentiel de respecter la liberté de chacun dans sa possibilité d’accepter ou de refuser l’aide proposée. Ensuite, il est bon que la personne se sente reconnue dans sa dignité humaine grâce à des attitudes qui passent par l’écoute, la compassion ou l’empathie. Cela permet d’établir une relation de qualité. Enfin souvent le sentiment de gratitude des personnes face à l’aide proposée, les poussent à vouloir donner en retour. Ils mettent ainsi leurs talents au service de la communauté. De ce fait, cela invite l’équipe comme les familles à alterner entre la position de donneur et de receveur. Un moyen de garder à l’esprit que quel que soit son histoire ou son parcours, chaque personne est riche d’un savoir à partager.

Pour conserver cette réciprocité pendant le temps du confinement, plusieurs possibilités existaient au sein de La Maison Des Familles. En voici, quelques exemples :

Tout d’abord, les adultes pouvaient devenir « parent bénévole » afin d’aider à la distribution de l’aide alimentaire dans la stricte mise en œuvre des gestes de protection. De même, nous avions à cœur de créer le plus possible une relation durable avec les nouvelles personnes aidées. C’est ainsi que certaines familles, rencontrées par ce biais, reviennent aujourd’hui à La Maison Des Familles pour y passer un moment avec ou sans leurs enfants.

Par ailleurs, nous avons lancé le projet « Donner et recevoir » autour de la confection de gâteaux et de masques lavables. Les familles avaient la possibilité de récupérer des ingrédients à La Maison Des Familles pour cuisiner chez elles et offrir des gâteaux, de façon anonyme, à d’autres familles de La Maison Des Familles. Si les personnes savaient coudre, il y avait du tissu à disposition ici pour créer chez soi des masques en tissus pour d’autres.

Ainsi toute contrainte peut devenir une opportunité de donner et de recevoir, avec la grâce de Dieu.

Finalement, qu’as-tu que tu n’aies reçu ?

25Mai

Confinement rime avec… mouvement !

Le 17 mars dernier, nous avons appris comme vous tous les mesures liées au confinement. Pas question d’être inactifs, mais au contraire de rester en mouvement ! On salue l’agilité de l’ensemble de l’équipe du Rocher de Marseille qui est restée autant voire plus encore mobilisée et qui a su rapidement s’adapter pour assurer 2 enjeux  : 

– Le premier,  continuer à œuvrer dans l’ADN du Rocher  en restant présents aux gens même en étant physiquement séparés. Il s’agissait pour cela d’assurer la continuité du lien social, via des coups de fils (amicaux ou du phoning pour 13Habitat, le bailleur social) ou encore des cartes postales envoyées aux personnes isolées. Nous avons également assuré la continuité pédagogique en suivant par téléphone et avec l’aide de « bénévoles de crise » venus en renfort les enfants et jeunes inscrits à l’accompagnement à la scolarité.  

– Le second,  créer de nouvelles actions  afin de répondre aux nouveaux défis du confinement qui a fait naître ou creusé des difficultés/inégalités dans le quartier. Ces défis ont été de plusieurs types : il y a eu en particulier la gestion de l’urgence alimentaire (nous avons fait un partenariat avec l’association Banlieues Santé pendant toute la durée du confinement) mais aussi l’écoute et l’accompagnement des voisins du quartier dans leur peur et leur anxiété. Nous avons pu inventer de nouvelles propositions aux familles comme la lecture de contes pour occuper les jeunes enfants. 

Nous avons veillé à rester en contact avec tous en publiant des news et des vidéos sur différents réseaux sociaux.

Notre regard d’espérance nous a fait garder le cap et la motivation !

 

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