En mission dans les quartiers sensibles.

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Actualité récente du Rocher

14Sep

Sur les pas de Vercingétorix

Nous sommes le 8 juillet. Il est 8h30, les voitures sont pleines d’ados et de valises : nous voilà partis pour Marcheseuil, petit village tranquille planté au milieu du Morvan. Quelques heures plus tard, à la sortie de l’autoroute, une remarque de Soubou nous fait sourire : « Eh, regardez, c’est maintenant qu’on va voir des vraies vaches ! » La semaine s’annonce bien… La plupart des 12 jeunes que nous emmenons avec nous n’ont jamais campé, c’est une grande première pour eux. Le soleil est au rendez-vous, les ados sont ravis d’être là et se prennent au jeu des services – cuisine, vaisselle et ménage. Même les garçons qui n’ont jamais touché à une éponge de leur vie s’y mettent. C’est beau de voir les changements qui s’opèrent en eux au fil des jours.

Le deuxième jour, nous partons au lac des Settons pour la journée. Au programme : baignade, bronzette, pique-nique et canoë ! A deux par bateau, nous prenons d’assaut le lac en chantant et en riant, en nous éclaboussant avec nos rames, en sautant à l’eau de temps en temps pour nous rafraîchir.

Le théâtre d’Autun nous voit débarquer le lendemain après-midi. Le jeu de piste peut commencer, Khadidja a trouvé le premier message à décoder. « Mais ça veut rien dire ! » s’exclame-t-elle en découvrant la suite de lettres sans logique qui s’étale sur le papier. Quelle galère ! Finalement, nos deux équipes parviennent à comprendre le système. Les lettres s’alignent petit à petit sur leurs feuilles, rendant son sens au message. Les jeunes s’élancent le long du chemin qui les mène à la porte d’Arroux où ils découvrent un deuxième message qui les mènent au Temple de Janus. Sous ses vieilles pierres, il garde jalousement l’étendard de César, promis au vainqueur du grand jeu. Le soir, nous rejoignons les Autunois pour la rediffusion du match final de l’Euro. Malgré la défaite de la France, c’est un beau moment aux accents patriotes que nous vivons tous ensemble !

La journée qui suit est plus calme, en fin d’après-midi nous partons à l’assaut de la montagne du Bard, culminant à 554 mètres… Même en sachant qu’il n’y aura aucune surprise là-haut, les ados prennent leur courage à deux mains et montent la pente qui est quand même bien raide, il faut le dire ! En haut, une vue magnifique à 360° sur le Morvan nous attend. « On dirait une carte postale. » s’exclame une des jeunes, émerveillée. Nous allons ensuite à la rencontre des fermiers du village, très contents de partager leur expérience aux ados intéressés de savoir comment se passe la traite des vaches.

Le lendemain, nous passons la journée à Alésia ; découverte du musée et petite démonstration d’un entraînement de soldats gaulois. Enfin, le dernier jour se passe entre tir à l’arc le matin, accrobranche l’après-midi et barbecue festif le soir.

Tèques, ping pong, jeux d’équilibristes sur la slackline, parties de foot et de Dooble et veillées très animées ont également rythmé cette belle semaine. Les journées denses et bien remplie ont été de belles occasions de se dépasser, de changer d’environnement et de découvrir la campagne, de se pencher un peu sur l’histoire de France, de grandir en maturité et en initiatives.

Le 14 juillet, c’est la tête remplie de beaux souvenirs que nous rentrons à Paris. A en croire les sourires qui illuminent tous les visages, les jeunes sont aussi heureux que nous de ce beau camp!

02Août

Le trophée de la rencontre 2016 Rocher/RIBAT/BNP Paribas

Dans le cadre du « Projet banlieues » lancé par la fondation BNP Paribas en 2006 pour soutenir les actions éducatives et l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers urbains en difficulté, une journée inédite s’est déroulée le 22 juillet 2016 ! La fondation a mis à disposition son magnifique campus de Louveciennes (Yvelines) pour une journée de rencontre sportive, qui a rassemblée 50 jeunes du Rocher/RIBAT de Bondy et des Mureaux, et 30 salariés de BNP Paribas. Après une initiation au football américain le matin, initiée par deux jeunes de RIBAT Bondy, douze équipes mixtes composées de jeunes et de salariés ont rivalisé par leurs talents et leur bonne humeur, dans le cadre d’un grand « challenge sportif « organisé par la société Latitude organisation, tout au long de l’après-midi. Au programme : volley-ball, mini-golf, course d’orientation, biathlon,  Mölkky et … construction d’une catapulte ! Un magnifique « trophée de la rentrée 2016 » en verre sculpté a été remis à l’heureuse équipe gagnante, puis une photo des vaillants compétiteurs a immortalisé cette journée. Heureux prélude à la construction d’un partenariat entre le Rocher/RIBAT et ce très beau campus de Louveciennes, toujours bien sûr dans le cadre du projet Banlieues de notre fidèle partenaire BNP Paribas.

28Juil

Poubelle ma ville ?? Plus belle ma ville !

Le lundi 11 juillet une opération à l’initiative de la mairie s’est déroulée dans la ville, avec l’aide de différentes associations des Mureaux telles que Le Rocher, Eveil enfance et bien d’autres. Elle a réuni petits et grands afin de les sensibiliser aux déchets, à leur tri et à l’environnement. Comme l’indique le nom de l’opération, il s’agissait de montrer aux jeunes Muriautins comment rendre sa ville plus belle. L’idée était donc de ramasser les déchets qui se trouvaient dans les différents quartiers, à l’aide de pinces, de gants et de sacs poubelles. Une gommette rouge était collée sur une carte de la ville pour indiquer les endroits trouvés impropres par les enfants. Au total plus de 60kg ont été récolté grâce à l’aide des participants. Pour conclure cette belle après-midi, un mini-quiz fut organisé pour tous les enfants, sur le thème du tri et de l’environnement. Chaque bonne réponse leur offrait un magnet qui leur permettait par la suite d’aller prendre un goûté bien mérité.  T.K

28Juil

Apprentis alpinistes

Une petite peuplade des Mureaux s’est envolée quelques jours jusqu’à Briançon pour y vivre un stage inoubliable d’initiation à la vie montagnarde. Grande première cette année puisque selon le désir de l’association 824000 et pour notre plus grande joie l’équipée était majoritairement féminine. Revendiquant le quartier des « Musiciens » aux  Mureaux, ces jeunes-femmes de 20-22 ans croisaient fréquemment Blanche qui y habite. Quant à Demba et Victor, personne n’ignore qu’ils forment un duo inséparable à la « Vigne Blanche ». A ce joyeux petit groupe se sont joint 3 braves gaillards du 1Paris accompagnés de Rodrigue

Mardi 26 avril Après avoir fait rêver le petit groupe pendant plusieurs semaines autour des images des sommets qu’on peut trouver sur le site de 824000, le jour du grand départ arrive enfin ! Le Renault-trafic est chargé, surchargé, nous prenons la route. Qu’il est long le chemin jusqu’à Briançon. Enfermés ensemble dans la voiture pendant 9h au rythme de « Chérie t’es un missile laisse moi te piloter » ou Vivaldi, le groupe vit de vrais moment de complicité.

Mercredi 27 avril Premier réveil enthousiaste au Puy Saint André. Nous partons nous équiper. Vive Gérard et sa souplesse, chacun essaye trois pantalons, cinq bonnets, gants, lunettes longes, mousquetons … nous sommes parés pour affronter la montagne.  Jean-Yves et Gérard (l’autre) peuvent enfin nous embarquer pour l’escalade. Les filles ne sont pas rassurées mais rapidement les deux plus téméraires se lancent, le reste suit. Les jeunes apprennent à se faire confiance en s’assurant mutuellement. La journée se termine par la visite de la forteresse Vauban à Briançon. Il faut s’armer de patience pour motiver le groupe qui une fois sur place reconnait que c’est quand même « assez dard ». Ce soir les filles cuisinent les tagliatelles au saumon, les garçons mettent la table.

Jeudi 28 avril En route pour la Via-Ferrata dans la vallée. Les premières sensations sur les parois ne sont pas des plus agréables pour elles «  Vous êtes tous des maboules de nous emmener là, je dois me marier et avoir des enfants moi…. ! » La fierté se lit sur les visages à l’arrivée. Qu’elle joie de les entendre rire aux éclats, se raconter leurs exploits ! Ce soir nous grimpons jusqu’au refuge. Le diner autour de la tartiflette est très chaleureux. « Le feu est allumé aujourd’hui … », reprennent en cœur les apprentis alpinistes autour d’un verre de champagne tiré du sac à dos !

Vendredi 29 avril Le réveil est un combat encore ce matin. Les filles ne sont pas habituées à ce type d’expériences qui les oblige au dépassement. Nous scindons le groupe en deux : les garçons et Aminata partent devant avec un objectif plus audacieux. Ils sont accompagnés par Hugues, Rodrigue et Victor. Le reste du groupe finit tout de même par se mettre en route, à l’assaut de la montagne qui l’entoure. Un pied devant l’autre, on fait diversion avec les piolets, les petites anecdotes de Gérard, les bouquetins ou les blagues des filles. Nous arrivons tant bien que mal jusqu’à … la neige !  C’est une belle expérience pour chacune d’elles, les glissades sur les névés pour redescendre au Refuge sont l’occasion de bons éclats de rire. Nos jeunes expriment avec excitation la satisfaction d’avoir réussi à fournir tant d’efforts. « Jamais j’avais fait ça » Le paysage est aussi largement apprécié « Je veux m’en souvenir toute ma vie ».  Aminata quant à elle a suivi le groupe des gars jusqu’au col. Elle est applaudie à son retour au refuge et raconte son ascension avec des étoiles dans les yeux. Avant de rentrer à la Quimpina les deux groupes se retrouvent autour d’une glace pour partager leur expérience. Victoire !

Samedi 30 avril La dernière activité de la semaine nous attend aujourd’hui et pas des moindres : c’est la célèbre Via Ferrata au dessus de la Durance ! Ce matin Aminata et Habby, légèrement alitées, ne nous suivront pas, elles nous attendent au départ. Aujourd’hui encore le dépassement est au rendez-vous, nous voilà dans le vide, encordés les uns aux autres. L’individualisme n’est pas de la partie, il en va de notre survie, «  tous solidaires » 😉 Michel, devant Djénab l’encourage «  Tu fais comme moi tu improvises ! C’est bien ! » « Bilel c’est un bon gars, il m’a donné des conseils, ça m’a vraiment aidé » observe Mariata à l’arrivée.
Le restaurant ce soir termine notre séjour en beauté. C’est une vraie joie de retrouver tous les membres de 824000 qui nous ont accompagnés cette semaine. Les filles qui pensaient que « dans les restaurant de Babtou ya jamais assez à manger » se régalent avec leur salade  Caesar et leur très copieux burger maison. Elles sont impressionnées et honorées d’être invitées ici :  « ça nous arrivera pas souvent d’être dans un endroit comme ça, il faut s’en souvenir ! » L’ambiance est propice aux belles confidences et aux récits de vie. Bengali quant à lui est fier comme tout de partager ses exploits montagnards. Enchanté par sa « mise au vert » ici, il nous confie qu’il ne veut pas rentrer au quartier « Je vais me trouver une femme de la montagne et je vais rester ici. »

B.A

28Juil

Pirates et corsaires autour du monde

L’accueil de loisir se poursuit au Rocher de Sainte Musse, en compagne de Jean Bart, Rackam le Rouge et autre Surcouf… Marins de tous les pays, prenez garde à vous les pirates et les corsaires sont à l’affût !

En ce bel après-midi de juillet, pirates et corsaire se sont affrontés dans un combat sans merci. Suivant le principe de la bataille navale, les capitaines présents dans chaque base envoyaient des attaquants porteurs d’une indication de tir (C2, D10, etc.). Si le valeureux combattant parvenait à s’introduire dans la base adverse sans perdre son foulard glissé à la ceinture, il pouvait savoir si le coup était « touché » ou « dans l’eau ». Les défenseurs pendant ce temps s’efforçaient d’empêcher l’ennemi d’entrer dans la base.

La fin de l’après-midi a vu la victoire des pirates de Jack Rackam et Anne Bonny. Tous sont rentrés en chantant au Rocher, et tant pis pour ceux qui faisaient la sieste dans la maison de retraite voisine.

28Juil

« Grâce au Rocher, mon rêve se réalise » – 3 jours de vacances entre filles

« Pourquoi on ne part pas maintenant ? Mon sac est déjà prêt. » L’excitation était à son comble la semaine dernière, pour les six filles participants au mini-camp dans le Vercors.

Notre petit groupe était bien constitué : quatre enfants du quartier Mistral et deux enfants d’un autre coin de Grenoble accompagnés par deux animatrices du Rocher. Nous avons été accueillies pendant trois jours chez la fille de Chantal. Vous ne connaissez pas Chantal ? C’est notre « mamie du Rocher » !

La chaleur ne nous a pas empêchées de faire preuve d’agilité et d’entraide pendant les olympiades et les relais d’eau. Nous avons aussi valorisé nos talents de cuisinières en préparant de bons plats ensemble, et en apprenant à suivre nos responsabilités de service jusqu’au bout. Une compagnie de guide qui campait à côté nous a invité pour partager une soirée avec eux. Quel grand moment ! Après avoir admiré les installations de camp, nous avons participé à la veillée en chantant bien fort (même les chants que nous ne connaissions pas) et en riant aux petits numéros que les guides avaient préparé pour nous. « J’ai toujours rêvé faire un feu de camp ! Grâce au Rocher, mon rêve se réalise. » Le rêve, c’était le feu de camp et les chamalows grillés. Cette soirée nous a énormément plu. Sur réclamation des enfants, nous avons fait nous aussi une veillée le lendemain, avec des mimes et des chansons.

Dans la voiture du retour, il faisait 35°, et pourtant on aurait dit que la chaleur des cœurs étaient plus forte : les filles ont chanté tout le trajet… C’était trop bien les vacances !

28Juil

Balade au pas de l’Aiguille

Nous sommes partis de Grenoble le 29 juin à 10h30 pour retrouver Agnès au Mont Aiguille. Nous connaissons bien Agnès avec qui nous avons traversé le Vercors à vélo pendant les vacances d’avril. Il faisait un peu chaud, les montées étaient très raides, on a fait plusieurs pauses avant d’arriver au sommet. Sur le chemin, nous avons rencontré d’autres randonneurs qui allaient au même endroit que nous, mais ils étaient plus rapides ! Ils nous ont montré une fleur rare. Nous avons aimé voir la nature : « même moi maintenant je prends des photos de la nature ! » a dit l’une de nous. Là-haut, nous avons apprécié la vue sur le mont Aiguille.

Nous avons fait un petit jeu et nous sommes reposées avant d’attaquer la descente. La route était pleine de pierres, mais c’était plus facile qu’à la montée. Au retour, nous étions d’accord pour dire que la journée était difficile, mais nous avons toutes été heureuses d’arriver au bout, et surtout nous avons été surprise par la beauté du paysage.

28Juil

« Une animation de rue qui déchire »

Le mois de juin et l’arrivée des vacances nous donnent envie de petits bricolages dans la rue. Les enfants sont plutôt réceptifs à cette nouvelle forme d’animation de rue : s’il n’y a pas grand monde lorsque nous arrivons, les enfants descendent quand ils voient l’atelier se mettre en place. Ils sont calmes et concentrés, « beaucoup plus sages qu’à l’école » remarque l’une des filles !

Laissons la plume à nos reporters préférées, Dieudonnée et Khanata :

« Samedi 25 juin nous avons fait une anim de rue qui déchire. Nous avons fait des scoubidous, des bracelets, des pompons et gonflé des ballons avec des enfants, des ados, des mamans et des jeunes. Nous avons aussi joué au foot. »

28Juil

Le Rocher répond à l’appel du 18 juin sur le Charles de Gaulle

« Le Rocher parle aux Rochers,

Moi, porte-avion nucléaire Charles de Gaulle, indicatif R91, invite les volontaires et les jeunes des Rochers qui se trouvent en territoire toulonnais ou qui viendraient à s’y trouver avec leur soif d’apprendre et leur bonne humeur, à se mettre en rapport avec moi. »

.ROGER.

C’est un véritable convoi militaire qui s’est présenté le 18 juin aux portes de l’Arsenal militaire de Toulon. Les trois 9 places et les 2 voitures d’appoint n’étaient pas de trop pour convoyer les vingt jeunes et les dix volontaires des antennes de Toulon Ste Musse et de la Beaucaire ayant répondu présent à l’appel du 18 juin 2016.

Accueillis par un major et un commissaire du bord, les nouveaux moussaillons découvrirent, émerveillés, le fleuron de la marine française.
La visite du « Charles » ressembla alors à une chasse au trésor où, guidés par le major et le commissaire, nous progressions dans un labyrinthe de ponts, d’entreponts et de coursives, pour accéder au hangar à Rafales, au pont d’envol et à la passerelle. Il est sûr qu’une telle visite saura faire naître des vocations de marins chez nos jeunes mousses.

OVER.

28Juil

Au SAMU de Sainte Musse

Jeudi 9 juin, après l’accompagnement à la scolarité, un groupe d’adolescents est parti visiter le SAMU de Sainte-Musse, hôpital situé juste à côté du quartier. Nous avons rencontré le chef de service du Centre d’appel du Var et nous sommes rentrés dans la salle de réception des appels, qui centralise et retransmet les demandes. Les jeunes étaient impressionnés de voir tant d’ordinateurs au même endroit. L’ambulance les a également beaucoup intéressés, notamment lors de la présentation du défibrillateur. Mais le clou du spectacle est arrivé sur les toits de l’hôpital : nous avons pu monter dans l’hélicoptère. Celui-ci sert en cas d’extrême urgence dans la montagne ou en mer, et nous le voyons d’ailleurs régulièrement survoler la cité.Et en bonus pour application pratique en cas de besoin, nous avons également appris à appeler le SAMU en cas d’urgence et pour demander conseil.

16Juin

Mission en cité : un engagement qui fait grandir

Si les volontaires du Rocher apportent une aide concrète aux jeunes et aux familles des cités , ils reçoivent beaucoup, ils réfléchissent, se découvrent, touchent leurs limites, mûrissent et se projettent dans l’avenir différemment.

C’est la spécificité du Rocher : vivre avec. En s’engageant, on fait le choix de venir vivre dans la cité. Une « obligation » qui peut séduire autant qu’elle peut faire peur, mais qui, comme la vie de prière, se comprend mieux au fur et à mesure que l’année passe. Pour Maylis, « la force du Rocher réside vraiment dans notre présence en cité 24/24h. En vivant dans les tours, nous sommes en mesure de nous mettre, d’une certaine manière, à la place des habitants. C’est mon statut de voisine qui me permet d’avoir des échanges si profonds et intimes. Je ne suis pas qu’une étrangère mais je suis leur voisine, leur amie ; et même pour certains, une partie de leur famille. » Grâce à cette immersion, le Rocher peut se permettre des actions que d’autres acteurs de terrain délaissent, comme les tours de rue la nuit, pour aller à la rencontre des hommes en bas des tours, des dealers, de ceux qui traînent. Il s’agit de dépasser bien des peurs. Au Rocher, le dépassement de soi, c’est tous les jours !

Vivre avec, c’est aussi pleurer avec ceux qui pleurent, rire avec ceux qui rient. C’est vivre la compassion. C’est se laisser toucher par la misère de l’autre et lui dire qu’il n’est pas seul à la porter. C’est se laisser envahir par sa joie et la partager. Et puisque c’est en donnant que l’on reçoit, c’est aussi donner aux autres… l’occasion de donner ! La générosité des habitants qui parfois ont du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois est toujours une grande leçon de vie pour les volontaires. Alors qu’elle allait partir du Rocher pour se préparer à accueillir ses parents pour le week-end, Valentine raconte qu’elle voit Fatou débarquer au local. Elle l’accueille malgré son désir de partir rapidement et discute. Au cours de l’échange, elle raconte que ses parents arrivent et qu’elle n’a rien préparé. Et c’est ainsi que Fatou rentrera chez elle et préparera tout le dîner pour que Valentine puisse accueillir dignement sa famille !

La mission au Rocher est une école pour tous ces jeunes volontaires qui, demain, vont s’engager dans  leur vie d’adulte. Pour Luc, « le rythme soutenu est décapant. Avec tout ce que ça implique de difficultés, de face-à-face avec soi et ses faiblesses, mais aussi de redécouverte de ses talents et de décrassage contre toute paresse, orgueil ou égoïsme. A mesure que j’avance dans ma mission, j’en comprends mieux les enjeux, les défis ; j’en perçois mieux la richesse aussi. Je m’émerveille de la sagesse de Celui qui m’a conduit ici avec tant de douceur et de simplicité. Je me découvre plus résistant que je l’aurais pensé. » Pour Charlotte, cette année au Rocher lui permet aussi de mûrir son projet professionnel : « Après le Rocher, direction le master d’enseignement. Moi qui m’étais dit que je ne serais JAMAIS instit’… Mais que pouvais-je demander de mieux, dans la continuité de mon année au Rocher, que continuer à servir ce pays que j’aime au sein d’une école ?» Enfin, Bertille aussi met déjà des mots sur la profondeur de ce qu’elle découvre dans cette expérience en cité : « J’ai redécouvert le pourquoi des choses. En effet, durant toute la durée de mes études j’ai été formée à la technique… jusqu’à en oublier l’Homme que nous sommes appelés à aimer. C’est cela que je veux passer le restant de mes jours à faire. Alors, avis à tous ceux qui ont envie de « faire une pause » tout en se rendant utile : le Rocher recrute !

16Juin

Un week-end scout pour les petits

A la suite d’une belle initiative d’une patrouille scout de Marseille, nous avons fait une sortie avec eux et quelques-uns de nos jeunes. Celle-ci ayant bien fonctionné, nous avons continué sur notre lancée et fait un week-end sous tente… une première pour beaucoup !

Le départ est programmé samedi à 9h. Lorsque tousles enfants sont là, nous partons. Les quatre enfants (ainsi que l’animateur !) sont bien content de prendre l’air, de quitter pour quelque temps le béton de la ville. De plus, le soleil est présent, il y a tous les ingrédients pour une belle sortie.

Le scouts n’arrivant qu’en début d’après-midi, nous découvrons le terrain et jouons à divers jeux. Et puis les voilà qui arrivent avec tout leur matériel sous le regard impressionné des enfants ! En effet, aujourd’hui nous ferons du « froissartage » (quid ?? C’est le mot utilisé par les scouts pour désigner le travail du bois pour fabriquer des tables, bancs, tentes surélevées…). L’objectif est que chaque enfant ramène un tabouret chez lui. C’est une très bonne activité puisque cela permet aux enfants de réaliser quelque chose de leur mains, de voir le résultat de leur efforts, d’apprendre à aller au bout de leur efforts jusqu’à l’objectif voulu… et à faire attention à ne pas se couper avec la scie !!

Puis, le soir nous avons préparé une belle veillée animée de chants, schetchs, jeux et de rires. Et comme la nuit se faisait noire nous sommes vite allés nous réfugier dans nos tentes. Heureusement car la nuit a été pluvieuse ! Mais pour des pionniers comme ceux-ci, même pas peur !!

Le lendemain nous avons marché un peu et terminé nos tabourets en bois. Ainsi, chacun a pu montrer à ses parents le magnifique travail qu’il avait accompli lui-même, avec l’aide de quelques scouts attentionnés, et surtout très sympas !

Nous sommes bien contents de voir que les enfants aimeraient vraiment y retourner, cela nous laisse croire que nous pouvons lutter contre la présence omniprésente des tablettes, téléphones et autres écrans connectés ! Et les valeurs transmises par le scoutisme sont nombreuses et nous espérons qu’elles en convainquent quelques-uns !

14Juin

« Pourquoi vous vous intéressez à nous ? »

L’autre soir, une voiture a brûlé pour règlement de compte… L’autre soir encore, les tirs se sont succédés … et sous une autre lune, le bar tabac a été saccagé. Et entre chaque drame, la cité parait si calme. Les habitants y semblent habitués… En réalité, ils ont tant de peur dans le ventre que des murs de protection s’élèvent entre chacun: « Je dois contrôler les allers et venues de mon fils pour qu’il ne soit pas embrigadé dans le trafic », «Ma voiture était garée à côté de celle qui a brûlé, heureusement que mon grand a pu la déplacer à temps », « Certains me regardent et me font comprendre que je ne m’habille par comme ils le souhaiteraient ». Ce sont des murs bien trop solides et bien trop fragiles à la fois… tout le monde se connait sans se connaitre… chacun cherche à se préserver de la violence verbale, physique ou morale. Dans ce contexte, il nous semble que la grâce du Rocher opère surtout lors des rencontres faites dans la rue ou bien plus encore dans les familles, qui nous ouvrent étonnamment leurs portes. Selon nous, le plus urgent, c’est cela : rencontrer. Connaitre. Questionner. S’intéresser. Aimer au-delà de nos préjugés. Cela nous est rendu possible car nous sommes du même quartier et que les habitants se livrent à nous – en tant que Rocher – si simplement, si humblement. L’audace du Rocher semble bien appréciée, elle pose question : « Pourquoi vous vous intéressez à nous ?»

14Juin

A Bruxelles, avec Fatoumata et compagnie

« Cette année, nous avons essayé une nouvelle formule pour nos camps famille. Chaque personne de l’équipe a emmené une famille dans la région où il a grandi, chez ses parents si ceux-ci pouvaient accueillir. Quelques familles ont pu ainsi partir du quartier qu’ils n’ont, pour la plupart, jamais quitté et puis se détendre et découvrir une autre région. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée, un beau matin, devant chez moi, à Bruxelles, accompagnée de Faustine (une bénévole de l’équipe du Rocher), Fatoumata (29 ans) et ses 4 enfants, Lamine (10 ans), Boubacar (8 ans), Batoura (5 ans) et Mohammed (10 mois ) Diakhaby. Ces cinq jours furent cinq jours de découverte de l’autre, d’amusement, de rires… Découverte de l’Atomium, partie de foot endiablées au parc, après-midi à la piscine, balade à la ferme Nos Pilifs mais aussi dans le centre de Bruxelles, photos devant le Manneken Pis, découverte des avions et des hélicoptères militaires dans le musée de l’armée, cuisine à la maison, visite du musée du train, ping pong dans le jardin, et de très nombreuses partie de Dooble, de Mille Bornes et de Twister, bref des vacances bien remplies ! Nous avons eu énormément de chance pour le temps car la météo avait prévu de la pluie toute la semaine, et ce ne fut pas le cas. Comme nous disait Fatoumata : « Dieu nous aime bien ! ». 

Ce ‘séjour famille’ fut pour moi l’occasion de leur faire découvrir la Belgique mais également d’apprendre à jouer au foot, et surtout de passer de bons moments avec chacun d’entre eux ! Quant à maman et papa, ce fut l’occasion pour eux de découvrir une autre culture : ils ont goûté pour la première fois du poulet yassa, une recette africaine, et ont pu goûter d’une certaine manière à la vie que je vis au Rocher. Les Diakhaby ont également rencontré Florence et Etienne, ainsi que Pierre, un de nos amis. Et Fatoumata me demande très régulièrement des nouvelles de ma famille et de Pierre. En ce qui me concerne, ce séjour chez moi avec cette famille qui habite dans 37m², m’a fait encore plus prendre conscience de l’IMMENSE chance d’avoir pu grandir dans une maison et de ne pas avoir manqué de place. De plus, de véritables liens se sont tissés et j’aime beaucoup passer du temps chez eux. Fatoumata m’a proposée récemment de m’emmener un jour au Sénégal en me disant qu’elle aimerait me faire découvrir son pays et en m’assurant que je serai nourrie et logée ! »

10Juin

Silence, on tourne !

« Coupé ! On reprend… Il faut parler plus fort et ne pas regarder la caméra ! ». La cage d’escalier du bloc 29 s’est transformée en un plateau de tournage ; Mehdi et  Fatima, 8 ans et 11 ans sont devenus acteurs et Ryan, 7 ans, s’est vu promu au poste de technicien assistant de tournage !

L’aventure commence lorsque Salah, animateur au Rocher, et Matthias, élève de terminale en option cinéma au lycée Nord se lancent ensemble dans le projet d’un court-métrage avec les habitants de la cité de Campagne-Levêque à Marseille sur le thème de l’ascenseur social.

Après une première étape de rédaction du scénario, vient ensuite le recrutement des acteurs et des figurants, tous des enfants ou des ados de la cité. Il faut venir présenter à chacun le projet, les convaincre d’y adhérer… et surtout organiser les répétitions ! Que faire lorsqu’un des acteurs change d’avis et refuse d’y venir ? Lorsque l’ascenseur ne veut plus s’ouvrir ? Lorsque l’un des acteurs vient à la répétition avec tous ses petits frères ? Lorsqu’un autre exige que le metteur en scène l’accompagne au cours de musculation en échange… ? C’est non sans difficultés que les deux metteurs en scènes néophytes sont parvenus au bout du tournage… !

Les acteurs en herbes découvrent également les coulisses du métier… et ses exigences ! Être à l’heure, écouter les consignes des metteurs en scène, tenir la caméra sans bouger, recommencer une prise de vue, une fois, deux fois, trois fois…et souvent bien plus !

Toutes les scènes ont désormais été filmées. Il faut à présent procéder à l’étape du montage. Dans quelques semaines le court-métrage devrait voir le jour et l’avant première aura lieu au Rocher…Tenez vous prêts !

 

09Juin

Le Rocher recrute des travailleurs sociaux

Postes à temps plein (CDI) à pourvoir immédiatement.

Diplômes requis : éducateur spécialisé ou moniteur-éducateur.Mission : seconder le responsable d’antenne dans la mise en place des projets éducatifs (suivi des jeunes, relations partenariales, rédaction de projets éducatifs, encadrement ALSH, etc.)Les professionnels qui rejoignent nos équipes doivent avoir le désir de partager leur vie avec les habitants au cœur du quartier et mettre leurs talents et compétences au service des jeunes et des familles des cités.Pour postuler, merci– de remplir le formulaire en ligne en ligne en cliquant ici. 

– ET d’envoyer CV et lettre de motivation à bpiganeau@assolerocher.org

09Juin

Responsable mécénat fondations et entreprises

Le Rocher Oasis des Cités, association catholique d’éducation populaire, recrute un RESPONSABLE MÉCÉNAT AUPRÈS DES FONDATIONS ET ENTREPRISES.

Ses équipes font le choix d’habiter au cœur des cités et quartiers populaires français pour y mener des actions éducatives et sociales.

Le Responsable Mécénat aura pour mission de contribuer au développement des ressources du Rocher Oasis des Cités en développant, élaborant et mettant en œuvre des partenariats stratégiques de mécénat ou de parrainage avec des entreprises et des fondations.

Le poste comprend également un pourcentage de temps dédié aux activités de l’association.

Type de contrat : CDI

Pour plus d’informations, appeler le 06 22 36 81 47.

Envoyer CV + lettre de motivation à b.gaillard@assolerocher.org.

08Juin

Les jeunes de Bondy sous la neige

Pendant les vacances de février, c’était semaine montagnarde au programme pour 12 collégiens bondynois.  Ski, patinoire, ballade enneigées et bien sûr batailles de boules de neige et bonne humeur étaient au rendez-vous. Un bon bol d’air frais et pur qui a fait du bien à tout le monde !

08Juin

En camp famille à Lille

ve Oumou et ses trois enfants : Soubou, Ibrahim et Ismaël en bas de chez eux. Eh oui, le grand jour est arrivé : nous partons à Lille pour la semaine ! De ma grande maison au zoo où les singes ont retenu notre attention pendant de longues minutes, du Beffroi au square du bout de la rue, de parties de cartes en ateliers cuisine, des sorties du collège de mon petit frère aux balades dans le centre, jusqu’à Boulogne sur Mer, sa plage et son musée-aquarium géant, la semaine est passée à une allure folle ! Et même si le soleil n’était pas forcément au rendez-vous, les sourires et les yeux pétillants des enfants en disaient long sur leur joie ! Oumou était ravie de pouvoir passer du temps hors de Paris, elle aussi.

Parmi les meilleurs souvenirs, on retient le bain de mon cochon d’inde dans l’évier de la cuisine, les délicieux muffins façon Soubou et Charlotte, la course sur la plage de Boulogne en direction de la mer, la tête d’Ibrahim lorsqu’il s’est retrouvé nez à nez avec un énooooorme requin dans l’aquarium, l’excellent bœuf mariné et les bananes plantains d’Oumou, et la réponse d’Ismaël à maman lorsqu’elle expliquait que même le poisson qu’on mangeait à Paris venait du port de Boulogne : « bah non Isa, il vient de Rungis le poisson ! »

« La maison est bien vide depuis votre départ » m’a dit maman. C’est vrai qu’ils ont apporté un peu de vie et d’enfance chez nous pendant quelques jours ! Les jumeaux ne parlent que de Lille quand je suis avec eux. « Et tu te souviens quand j’ai vu le gros requin ? Et tu te souviens quand on commandait le bateau dans la tempête ? Et quand Loulou (le cochon d’Inde) prenait son bain ? Et quand on est montés tout en haut de la tour ? … » J’ai vécu une semaine de folie avec eux ! Tout était beau, et c’est vraiment ce que je retiens : la beauté de chacun des moments que nous avons passés ensemble, leurs sourires et leurs yeux pleins d’étoiles. J’espère vraiment pouvoir revivre cette joie toute simple et gratuite un jour !

Charlotte

08Juin

Allons libérer Blackeyedpix

Par une belle matinée de printemps, neuf Aventuriers Juniors motivés se sont rendus au village gaulois de Lacastix menacé par l’invasion romaine. Après avoir découvert l’activité artisanale du menuisier Boitaoutix et de la boulangère Paindepix, ces renforts gaulois de la cité de la Beaucaire ont appris une triste nouvelle : le barde Blackeyedpix a été enlevé par les Romains !

Dès le lendemain, nos Aventuriers au grand complet se sont lancés à sa recherche en suivant les messages cachés dans le village gallo-romain de Pignanum. Une fois Blackeydepix délivré, un grand banquet est organisé pour fêter cette victoire !

Vercingétorix a réservé ensuite une surprise à nos Aventuriers : tester les arbres de la forêt grâce à une nouvelle activité : l’accrobranche ! Sans oublier que tout le clan de la Beaucaire a été heureux d’accueillir deux nouveaux Aventuriers en son sein : Adam et Jean-Michel, qui ont reçus leur foulard.
Merci à tous et rendez-vous au camp de cet été, par Toutatis !

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