En mission dans les quartiers sensibles.

Actualités

Actualité récente du Rocher

16Mar

La progression des jeunes du Rocher vue par une volontaire

Albane, en Service civique au Rocher de Marseille, nous parle de sa vision sur ses missions et l’envie de faire progresser les jeunes.

” Ce qui me marque en relisant ces derniers mois, c’est la grande progression des jeunes que nous accompagnons. C’est grâce à la relation de confiance qui se tisse depuis des années, tant avec les parents qu’avec les enfants, que nous pouvons réellement les faire grandir.

Un travail au long cours

Cette progression est visible sur le long terme, nous voyons les résultats du travail des volontaires des années passées. Nous ne verrons nous-même que peu de résultats de nos propres actions éducatives. Un exemple :  A., il y a 2 ans, a fini en pleurs après une randonnée d’une heure, aujourd’hui, il grimpe au sommet de la Sainte Victoire sans râler, avec le sourire. On peut dire qu’il a bien développé son sens de l’effort. C’est aussi aujourd’hui, qu’on voit les années d’accompagnement dont Y. a bénéficié, lui qui est aujourd’hui ingénieur après une prépa et une grande école. Je pense aussi à R., bénévole au Rocher, qui porte aujourd’hui de beaux fruits auprès des jeunes après avoir été lui-même à leur place quelques années auparavant.  M., 10 ans, quant à lui, a une énergie difficile à canaliser, et a du mal à respecter et comprendre la pédagogie des Aventuriers Juniors. Depuis qu’il est chef d’équipe, il devient petit à petit moteur dans le groupe et s’investit dans la pédagogie.

Nous menons des actions autour de l’orientation et de la découverte des métiers, afin de faire naître des vocations et de préparer l’avenir en ouvrant les champs du possible : temps avec une conseillère d’orientation pour les lycéens, ateliers lettres de motivation, visites d’entreprises, du stade de l’OM, des pompiers… rythment nos semaines au Rocher. La visite chez les pompiers a particulièrement marqué les lycéens. Le temps d’échange avec eux était riche. Les pompiers ont sensibilisé les jeunes sur le sens du travail, le travail d’équipe et le goût de l’effort. Je crois que ce type de visite est essentiel pour des jeunes, peut être un critère déterminant dans la recherche d’emploi, et encourage ceux qui veulent faire un métier tourné vers les autres. Quand j’ai rencontré A. en début d’année, il rêvait d’un métier qui lui rapporte beaucoup d’argent, aujourd’hui – peut-être suite aux ateliers orientation et visites de professionnels ? – il veut devenir infirmier pour aider les autres. 

 

Levée de rideau sur un groupe talentueux

En janvier, nous avons monté un groupe de théâtre pour les collégiens. Il est composé de personnalités fortes, qui, à première vue n’ont rien en commun pour s’entendre. Avoir un projet commun et former un groupe ensemble semblait mission impossible au début, et les difficultés s’accumulaient. Mais la persévérance fait voir dès aujourd’hui les fruits de la peine donnée. Le théâtre est un excellent outil pour des jeunes qui ne maîtrisent pas bien le français, pour faire découvrir d’une autre manière la culture française, et pour se l’approprier, et permet aussi de se détacher du regard moqueur des autres, de travailler la bienveillance …  Le sens d’un atelier théâtre est donc très fort, pas question d’abandonner.  Il est très apprécié des jeunes et a fait dire à Vanessa : « merci car je suis en train de réaliser mon plus grand rêve, celui de devenir actrice ». Aujourd’hui, le groupe se constitue, les moqueries se font rares, et le projet commun de faire un spectacle en fin d’année les motive tous. L’esprit de bienveillance commence à voir le jour. Le théâtre fait vraiment des miracles. ”

Albane, volontaire en Service civique à Marseille

15Mar

Le Rocher fête ses 20 ans ! Faire mémoire et célébrer le chemin parcouru ensemble.

2021 promet des festivités ! Après 20 ans de présence et d’action au cœur des cités, Le Rocher veut remercier, célébrer et témoigner de son action.

En vivant au cœur des cités depuis 20 ans, Le Rocher a identifié 4 défis :
1. Le défi des fractures : de nombreuses formes de fractures découlent de la fracture sociale : une fracture économique, une fracture culturelle, numérique, religieuse…
2. Le défi des pauvretés : la pauvreté, prenant différentes formes et amplifiée par le Covid : pauvreté économique, mais aussi sociale, familiale, psychologique, linguistique, affective…
3. Le défi de la paix : la paix est menacée par l’insécurité du quartier, et par les difficultés rencontrées par chaque habitant, qui troublent le quotidien : trafics de toute sorte, violence, instabilité, tensions entre différents groupes ou quartiers.
4. Le défi du changement de regard et de l’affirmation de la valeur de l’autre : l’image négative des cités est véhiculée par les médias et les préjugés. Cette méfiance (allant dans les deux sens), qui enferme l’autre et le déshumanise, conduit à la résignation des habitants face aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur quotidien.

Afin de répondre à ces 4 défis majeurs, Le Rocher a, depuis 20 ans, un projet basé sur 3 grands axes :
* Être une oasis de paix et de rencontre au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville. En vivant au coeur de ces quartiers, les membres du Rocher permettent une une mixité, du lien social, et un accompagnement éducatif, un soutien à la parentalité et un soutien à l’insertion sociale et professionnelle.
Dans les antennes, chaque personne est accueillie inconditionnellement et gratuitement.
* Être une école de la rencontre, afin de faire tomber les préjugés, la méfiance et le jugement de l’autre et ainsi bâtir des ponts entre les cités et le reste de la société.
* Être un témoin au service des habitants des cités et un témoin des réalités, des difficultés et de la beauté de ce qui s’y vit. En habitant au coeur des quartiers prioritaires et en entretenant des relations proches avec les habitants, Le Rocher est témoin de ce qui se vit en cités, de l’humanité et de la fraternité qui y sont présentes, des initiatives solidaires qui y naissent.
Le Rocher souhaite fêter et célébrer ses 20 ans, et également rayonner, témoigner de son action au cœur des cités, et faire naître des vocations ! Les 20 ans sont l’occasion de travailler sur la pédagogie de la rencontre, et de toucher les cœurs, de célébrer et remercier tous ceux qui font Le Rocher : habitants, volontaires, bénévoles, partenaires, salariés… Nous croyons aux rencontres qui transforment le monde. En cela, nous voulons œuvrer à bâtir « la civilisation de l’amour » véritable ferment de paix et de fraternité entre les hommes.

12Mar

L’exposition Declic’, un an après le confinement

L’objectif de ce projet est de permettre aux parents, enfants, bénévoles et jeunes de la Maison des Familles d’exprimer par la photo et le texte ce qu’ils ont vécu durant le confinement. En tentant de répondre à la question : « qu’est-ce que le confinement a changé dans mes relations familiales ? », nous souhaitons que chacun puisse réfléchir et prendre conscience des liens qui nous lient, nous relient, nous unissent et nous désunissent. C’est également l’occasion de prendre du recul et de mettre des mots sur cette période inédite pour nous, la société française et le monde entier. Vingt témoignages, sous la forme de textes et de photos seront exposés du mardi 16 au vendredi 19 mars 2021 à la Maison des Familles -les Buissonnets.

11Mar

Assiya, 21 ans, habitante des Mureaux, venue faire un stage au Rocher durant 1 mois

Pourquoi faire mon stage au Rocher ?
Je suis en Licence 3 Sciences de l’éducation, parcours insertion et intervention sociale sur les territoires à Paris XIII, en Seine Saint-Denis. Je vis aux Mureaux depuis toujours et plus tard, j’aimerais être chargée de mission autour de la jeunesse. J’ai connu l’association Le Rocher Oasis des Cités grâce à un ami. L’équipe actuelle l’avait abordé en tour de rue et comme ce dernier était au courant que je recherchais un stage, il m’a tout de suite parlé du Rocher. Je souhaitais faire mon stage dans le domaine de l’associatif plutôt que dans une collectivité territoriale quelconque, d’où mon intérêt pour Le Rocher. Je me suis renseignée sur le site internet : cela correspondait à ma formation et aux critères que je m’étais fixés : la grande variété des activités proposées me permettait de ne pas rester enfermée dans un seul domaine.

Mes missions
J’ai participé à toutes les activités proposées par l’antenne. J’ai même eu la chance de remplacer une fois Martine, la responsable de l’atelier sociolinguistique. Ce que j’ai préféré, c’est le porte-à-porte. J’appréhendais au début, mais une fois lancée j’ai trouvé ça incroyable de pouvoir rentrer si rapidement dans l’intimité des gens, je ne m’attendais pas à vivre la rencontre de cette manière, c’est une activité complètement insolite de nos jours ! Aussi, j’ai beaucoup aimé les ateliers sociolinguistiques : ce fut réel plaisir de voir ces femmes arriver et saisir l’occasion d’apprendre le français, dans une ambiance agréable et sereine, sans jugement, en étant dans le partage, l’apprentissage et la bienveillance des bénévoles envers chaque femme.

Ce que le stage au Rocher des Mureaux m’a apporté dans ma vie personnelle, c’est une meilleure confiance en moi, une certaine facilité à aller vers l’autre et surtout, une plus grande envie de rencontre ! Jusqu’ici, j’ai toujours eu un peu peur des autres, et j’étais ravie d’arriver à créer du lien, sans m’y attendre, dans des moments comme le tour de rue et le porte-à-porte. Professionnellement parlant, j’ai désormais une plus grande connaissance du terrain et des problématiques des territoires. J’ai été étonnée de voir des femmes isolées à cause de la barrière de la langue, de leur situation familiale. J’ai eu le même sentiment en voyant les difficultés des enfants durant l’accompagnement à la scolarité. Le regard que je porte sur les Mureaux reste plutôt positif, mais jusqu’ici je n’avais pas conscience de la précarité de nombreuses familles et ne me rendais pas toujours compte des problèmes qu’elles rencontraient et surtout les conséquences de ces problèmes, depuis mon stage au Rocher.

Pour mon quartier, je souhaite plus de communication de la part des Associations, en lien avec notre Mairie, pour se faire connaître des habitants. Le Rocher a été très accueillant envers moi. Je n’ai jamais été gênée par l’identité catholique de l’association. Pourtant, j’avais de mauvais souvenir d’un stage précédent où les personnes avaient été dans le jugement vis-à-vis de mes pratiques religieuses (port du voile etc) et je m’étais braquée alors que j’aurais dû rester moi-même. Je ne m’attendais pas à me sentir aussi bien sans aucune gêne au Rocher. Ce fut une très belle expérience !

10Mar

Les Eclaireurs de Bondy s’essaient au Rugby 🏉

” L’objectif des Aventuriers, notamment pour les adolescents [Eclaireurs] est de sortir de la cité et de découvrir des nouvelles choses. Cette activité fondée sur la pédagogie du scoutisme permet aux jeunes de se dépasser, dans un cadre qu’ils connaissent et dans lequel ils se sentent bien. En général, dès que le rassemblement avec les autres groupes se termine, nous sautons sur nos vélos et rejoignons des parcs ou forêts proches en suivant le canal de l’Ourcq. Pas à pas, j’essaye de les faire sortir de leurs habitudes. Lors de la dernière sortie, après une petite demi-heure de vélo, nous avons rejoint le bois de Sevran. Arrivés dans un grand espace vert, B. le plus âgé du groupe me demande si j’ai pris un ballon. Ils sont heureux d’apprendre que j’en ai pris un dans mon sac. Je sors alors un vieux ballon ovale… Sacrilège pour des jeunes pour qui le football est une deuxième religion. Quelques visages se ferment, les flemmes se réveillent et des douleurs soudaines apparaissent. « J’aime pas le rugby, de toute façon je joue pas, c’est nul » me lance M. en s’allongeant sur l’herbe. Après quelques minutes de discussion, deux équipes se forment et le match commence. Nous jouons tous ensemble sous un grand soleil et profitons du parc. À la fin du goûter, avant de repartir sur nos vélos, le même M. me regarde et me dit avec son large sourire : « En fait le rugby c’est dar ! ».
J’aime ces moments privilégiés avec les Éclaireurs. Je découvre plus ces jeunes que je vois souvent au Rocher pour l’aide aux devoirs. Ils sont pleins de bonne volonté et avide de nouvelles découvertes. Parfois, il suffit simplement de leur donner les moyens pour qu’émergent les qualités. Il faut de temps en temps leur redonner confiance en eux et les mettre en valeur. Finalement, c’est parce que je les aime que j’ai cette volonté de les faire grandir.”

Jean-Baptiste, en Service civique à Bondy

10Mar

Sortir de la cité, voir du beau et éveiller au goût de l’effort

” Depuis un certain temps, H., 15 ans, nous faisait part de son désir d’aller courir. Moi qui n’arrivais pas à me motiver pour faire du sport, je me suis dit que c’était l’occasion. C’est ainsi que régulièrement, le samedi matin, je me lève à 7h, je prends en voiture H. qui est parfois accompagné de certains de ses collègues et nous filons sur la côte bleue pour courir une petite heure tôt le matin. Le cadre est magnifique et l’heure nous permet de profiter de splendides levers de soleil. Je ne pensais vraiment pas qu’ils seraient motivés pour se lever de si bonne heure, mais il faut croire que bosser le cardio ainsi en pleine nature a eu raison de leur flemme. Et à leur manière, ils savent s’émerveiller : H., poète à ses heures perdues, cite PNL : « La misère est si belle », alors que l’on voit au loin le soleil se lever sur les quartiers ; Z. ne cesse de répéter que « ça tue » et qu’après ça, « je suis frais pour une belle journée ». Un matin N. décide que courir c’est sympa un temps, mais qu’il s’agit maintenant de passer aux choses sérieuses et le voilà qui prend avec lui ses gants de boxe. Et c’est ainsi qu’en ayant pour octogone les collines de la Côte Bleue et pour seuls spectateurs les premiers rayons de Soleil, je me retrouve à faire mon premier combat de boxe. Ce comorien d’1m80, si souriant 5min avant, a tout d’un coup le visage fermé et concentré. Les coups pleuvent et j’avoue qu’une ou deux droites bien placées ont achevé de me réveiller. Une autre fois, H. est venu seul et ce fut l’occasion de partager un très beau moment de qualité. J’ai été très touché par sa lucidité sur certains sujets qui, quand j’avais 15 ans, me semblaient bien lointains : la paternité, le rôle de grand frère, rapporter des sous à la maison pour aider maman, trouver un moyen honnête de se sortir des quartiers… Une pression immense repose sur ces « grands » qui dans les faits, n’ont que 15 ans… Et qui aiment également discuter de sujets plus communs quand on a seulement 15 ans : la religion, l’amitié, les filles… A ce sujet, H. a les idées claires : « Sois un roi avant de vouloir une reine ! ». Belle ligne de conduite !”

Nicolas, en Service Civique à Marseille

09Mar

Le Rocher au Panthéon

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, a lieu au Panthéon une exposition photo de 109 Mariannes, à l’initiative de Marlene Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la Citoyenneté.
Et parmi les 109 portraits, se trouve celui de Magali, ancienne volontaire en Service civique à l’antenne du Rocher à Grenoble, aujourd’hui responsable des relations institutionnelles du Rocher !
Une occasion de faire connaître notre belle devise “Oser la rencontre, Choisir l’espérance ” !
03Mar

Des collaborateurs engagés au Rocher !

Plusieurs entreprises proposent à leurs équipes de faire du Mécénat de présence au Rocher . C’est le cas de l’entreprise Servier : 4 salariés sont engagés de manière régulière pour :
– des ateliers de français aux Mureaux
– l’accompagnement d’un jeune de Bondy à  distance
– l’acompagnement d’un jeune des Mureaux dans sa recherche de travail.
Une autre façon de vivre la fraternité !

Merci au Mécénat Servier pour ce partenariat qui porte du fruit !

03Mar

Des jeunes ont pu trouver des stages ces derniers mois !

Le Rocher veut créer des ponts, et permettre une véritable culture de la rencontre. La fraternité en actes, c’est aussi s’entraider dans les recherches de stages !
– Chancy a trouvé un stage découverte chez une juriste et un avocat à Paris
– Adbellah a commencé un stage dans une entreprise de plomberie aux Mureaux
– Nerida a effectué un stage découverte à la DDCE
– Kany et Hatouma ont réalisé un stage découverte chez Hermès Parfum

03Mar

Retraités en cité

Pierre et Isabelle Chazerans, couple de seniors, ont choisi de quitter Aix-en-Provence pour aller habiter en cité. Ils ont passé 5 ans de leur vie dans des quartiers prioritaires en service au Rocher, aux Mureaux, à Rillieux-La-Pape et à Nîmes, et ont écrit un livre pour raconter leur expérience. *

Quelle est votre plus grande joie de cette mission du Rocher ?
Isabelle : Nous en avons 10000 ! C’est avoir des nouvelles des habitants, et de voir leur fidélité à garder contact.
Pierre : Ma plus grande joie a été de voir un jeune très dur, qui n’avait pas confiance en lui nous confier après une session Roc’job pour de l’accompagnement vers l’emploi : « J’ai découvert
que j’avais des qualités, que je pouvais me pardonner et que je peux imaginer un autre monde que la cité. Je sors transformé ! »

Racontez-nous une rencontre marquante !
I. : Lorsque nous étions à Nîmes je me suis liée d’amitié avec une femme qui venait au Café des Femmes. Elle se plaignait de douleurs de ventre et souhaitait déménager dans un appartement au rez de-chaussée. Intérieurement, je pensais que c’était un simple caprice… J’ai appris qu’elle est décédée quelques années après notre départ de la cité, à la suite de maux de ventres très douloureux. J’ai été mise face à mon jugement intérieur, et j’ai réalisé l’importance d’avoir le cœur ouvert.
P. : Un grand jeune est entré au Rocher très énervé, et après avoir craché sa colère, il s’est confié sur sa vie et son parcours, ses galères et la spirale de délinquance dans laquelle il se perdait. A la fin, il nous a regardés et nous a dit : « Wesh frère, à l’époque je n’avais pas un Rocher à côté de moi pour m’empêcher de faire tout ça ». Ce moment nous a confortés dans la raison de notre présence au coeur des cités !

Pour vous la fraternité c’est quoi ?
I. : La fraternité fuit la position de supériorité. Elle permet d’arriver avec le cœur ouvert et de recevoir beaucoup de l’autre. C’est ce qui se vit en cité, on apprend à travers les rencontres régulières, on tisse des liens, et on s’accepte.
P. : Avant la cité, on choisissait tout, on allait vers ce qui nous plaisait, que ça soit dans le cercle amical ou professionnel. En cité on a compris que la fraternité naît de l’accueil inconditionnel.

Quels sont les fruits de la mission que vous retenez ?
I. : Le Rocher m’a appris l’ouverture du coeur et a creusé ce désir de prendre soin des autres. Je réalise que toute rencontre qui se fait en vérité et dans le cœur à cœur est féconde. Je garde vraiment ce goût de la rencontre de celui qui est différent. Sortir de sa  zone de confort, même si ça bouscule, cela apporte une vraie joie.
P. : Le Rocher a opéré un changement profond de mon regard sur l’autre, de ma capacité à aller vers l’autre, surtout le plus démuni. Je retiens également que la fraternité qui se vit en cité et cet esprit de service ne se cantonnent pas à la mission du Rocher, mais sont à vivre au quotidien, après avoir quitté la cité !

Quel message pour les 20 ans du Rocher ?
I. : Nous voudrions remercier les donateurs, et tous les parrains qui ont aidé Le Rocher à se développer ! Nous souhaiterions aussi encourager chacun à parler du Rocher dans son entourage, pour que cette œuvre puisse continuer à se développer tant financièrement qu’en énergie humaine !
P. : Pendant notre pot d’adieu pour quitter Aix, une  amie qui a peu de moyens m’a donné 10€ pour notre mission et cela m’a touché. Le Rocher doit avoir à coeur de faire attention à chaque euro dépensé ! Pour être un poisson dans l’eau en cité, et garder cette identité catholique dans son action laïque, Le Rocher a besoin d’une certaine indépendance des institutions, et donc des dons de particuliers !

Un petit mot pour ceux qui hésiteraient à s’engager ?
I. : N’ayez pas peur ! Allez voir dans une antenne, engagez-vous à proximité de chez vous, venez et voyez !
P. : C’est normal d’avoir peur, car la cité n’est pas un endroit a priori attirant ni aimable. Mais dans la seconde où on a décidé d’oser la rencontre, je vous assure que toutes les peurs sont tombées !

 

* Oser la rencontre – Récit de 5 années en cité  aux Éditions Emmanuel, février 2021
À se procurer :
– auprès de votre libraire de quartier (ISBN du livre : 9782353898800)
– en le commandant auprès de l’éditeur : https://www.librairie-emmanuel.fr
– via les réseaux Cultura, Espaces culturels Leclerc et à la FNAC.

 

03Mar

La soirée de l’engagement

Mardi 16 février a eu lieu la soirée de l’engagement (en visio), co-organisée par Le Rocher et des étudiants de l’Ircom. 120 personnes ont assisté à une conférence de Christian de Boisredon, entrepreneur social et pionnier du journalisme de solution. Fondateur de Sparknews (une start-up qui partage des solutions et des initiatives inspirantes à impact social pour générer l’action), il nous a parlé de l’importance de s’engager en bas de chez soi. Puis des volontaires de l’antenne du Rocher de Marseille nous ont partagé leur témoignage, ainsi qu’un jeune habitant, devenu bénévole. Retrouvez le replay sur notre chaîne Youtube :

03Mar

La fraternité au-delà du Rocher

En habitant au cœur des cités, les familles et les volontaires tissent des amitiés avec les habitants, et ces amitiés créent des ponts fraternels.

La famille Folliot a vécu avec le Rocher à Bondy pendant trois ans. Le couple et leur six enfants ont quitté leur vie au Mans pour venir en mission au Rocher de Bondy. Durant cette expérience, des liens forts et fraternels se sont tissés avec une famille en particulier, et un enfant de cette famille, Mamoudou. A la fin de leur mission, les Folliot avaient le désir de continuer à servir, et de garder un lien étroit avec la cité, et avec Le Rocher. La famille de Mamoudou « rêvait » d’un cadre propice au travail scolaire pour leur fils. En lien avec Le Rocher, et avec l’accord de la famille, les Folliot ont accueillis Mamoudou pendant trois ans pour qu’il suive sa scolarité dans un collège du Mans. L’amitié entre les enfants est très forte, spécialement Martin et Mamoudou. Ces jeunes
garçons du même âge vivent une vraie fraternité. « C’est vraiment un bon ami, et maintenant il a noué des amitiés fortes avec mes amis du Mans ! » confie Martin. Chacun reste marqué par des souvenirs communs et par cette vie fraternelle vécue au sein du foyer familial. « Au début, je ne voulais pas partir de chez moi, je quittais le quartier, mes amis, mon école, ma famille… Mais j’ai compris que [Cyril] voulait mon bien. Je suis allé habiter chez eux, c’est devenu comme ma deuxième famille, et Martin est comme mon frère. Je me sens comme chez moi. » Le Rocher bâtit des ponts, qui perdurent bien au-delà de la mission en cité !

24Fév

Une fresque pour embellir la cité… et lutter contre les incivilités

Pendant les vacances d’hiver du Chemin Bas d’Avignon, les habitants et l’équipe du Rocher ont réalisé une fresque de graffiti sur les murs d’un passage malmené du quartier. Ce projet a été réalisé en partenariat avec un bailleur du quartier et un éducateur-graffeur professionnel.

Pourquoi un tel projet ?

Ce projet date de l’année dernière, mais n’a pas pu être réalisé avant à cause du confinement du mois de mars. C’est le bailleur du quartier, Un Toit pour Tous, qui en est à l’origine et a proposé au Rocher et à Guillaume, éducateur et membre de la Ligue de l’enseignement, de collaborer afin de dessiner la fresque.

Le but de cette peinture est d’embellir le passage, mais aussi d’empêcher des personnes d’uriner en mettant un vernis hydrophobe qui permet de renvoyer tout liquide à son émetteur.

Ce projet s’est inscrit dans une démarche de Développement du Pouvoir d’Agir (pour en savoir +).

Un projet vecteur de lien social et de joie

L’équipe emmenée par le Rocher a fait du porte-à-porte pour rencontrer les habitants, récolter leurs avis sur les motifs souhaités, puis les a invités au Rocher pour leur présenter la proposition de Guillaume.

Une fois la proposition validée, Le Rocher a mobilisé des habitants du quartier et d’en-dehors.

Guillaume a reproduit le dessin validé par le bailleur et nous avons pu commencer le graffiti.

Le Rocher de Nîmes a donc proposé aux habitants de peindre. Les Aventuriers – un groupe de jeune garçons collégiens ((pédagogie inspirée du scoutisme)  ainsi que des jeunes adolescentes, des familles du quartier et des familles bénévoles se sont mis à l’ouvrage pendant 2 jours. Tout le monde, petits et grands, a aimé peindre et apprendre a graffer. Il y a eu beaucoup de rires, de sourires et de JOIE autour de ce projet.

Pour conclure, un grand jeune qui  passait pendant que nous peignons s’est exclamé : « Merci d’embellir notre quotidien ! »

24Fév

Ils sont fous ces Toulonnais !

L’accueil de loisir de vacances de Ste Musse a commencé lundi 22 Février sur le thème d’Astérix et Obélix ! Après une première étape chez les Anglais, les enfants ont visité les Vikings, où ils ont été chaleureusement accueillis par la chef du village et son adjoint. Puis, ils ont préparé les Jeux olympiques qui auront lieu en fin de semaine, avec la confection de casques et la peinture d’une fresque. Mais avant ce grand évènement, ils doivent partir à la recherche de Panoramix à travers les différentes régions de Gaule, car ce dernier a disparu avec la potion magique, indispensable pour gagner les J.O. !

23Fév

L’exploit dont est le plus fier le champion de Ninja Warrior en France…

Dans une interview donnée à Le Rasso – Association des aînés et anciens Guides et Scouts d’Europe, Jean Tezenas du Montcel, unique champion de Ninja Warrior en France, évoque un souvenir vécu avec Le Rocher le temps d’une journée : “L’exploit dont je suis peut-être le plus fier est d’avoir emmené des jeunes des quartiers Nord [de Marseille] avec l’association Le Rocher faire de l’escalade : les avoir vus au début de la journée dire que c’est impossible de marcher 1 km puis les voir courir cette même distance comme des dingues et d’aller se baigner dans une mer en se jetant dans l’eau froide à 14°C… ils en avaient plus rien à faire de la distance, de la difficulté. J’étais vraiment fier de participer à ça.”
Soif d’aventure et de dépassement de soi ? Engage-toi au Rocher ! Peut-être finiras-tu champion Ninja Warrior
19Fév

Tout roule au Rocher !

Au Rocher, nous proposons des sorties régulières en dehors de la cité aux habitants.

Ces sorties sont de toutes sortes : visites d’entreprises avec des grands jeunes ou des ados, sorties culturelles ou sportives avec des femmes, journées au grand air avec nos Aventuriers (pédagogie inspirée du scoutisme), camp famille, accompagnement spécifique d’une personne…

Ces actions permettent aux habitants de prendre un bol d’air, découvrir 1000 choses, construire un projet et bien plus encore.
Tout cela ne serait pas possible sans nos bolides : de robustes véhicules 9 places que nous sollicitions tout au long de l’année !

Aujourd’hui, on compte 19 véhicules pour nos 9 antennes et Ribat ! Le petit dernier qui a rejoint la flotte est dédié aux 20 ans du Rocher dans un 1er temps, puis ira à une antenne.

Et ces véhicules n’existent que grâce à nos généreux partenaires : merci à la fondation VINCI pour la cité, à la fondation Indosuez, à la fondation ANBER et à la fondation La Financière de l’Echiquier sous l’égide de la Fondation de France.

Grâce à vous, Le Rocher ne part pas en roue libre !

— Photo prise à Toulon La Beaucaire en 2017 —

17Fév

Formation des équipes au ‘Développement du Pouvoir d’Agir’ (DPA)

La semaine dernière, nos équipes ont suivi une formation sur le ‘Développement du Pouvoir d’Agir’ (DPA) par Yann Le Bossé.

Y. le Bossé est psycho-sociologue, et enseignant à l’Université de Laval (Québec) . Il y dirige le laboratoire de recherche sur le développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectivités.

C’est la deuxième fois que Yann Le Bossé nous faisait l’honneur de prendre le temps de venir faire une conférence au Rocher.
En visio, il nous a initié au DPA qu’il définit comme “Un processus par lequel des personnes accèdent ensemble ou séparément à une plus grande possibilité d’agir sur ce qui est important pour elles-mêmes, leurs proches ou le collectif auquel elles s’identifient.”

Il nous a encouragés à arborer une posture professionnelle de ‘passeur’, compatible avec l’appréhension simultanée des aspects personnels et structurels de la situation. Cette posture permet « d’accompagner le mouvement, élargir les possibles, négocier les modalités du changement visé ».
➡️ « Vous êtes comme un gond sur une porte, une charnière, vous êtes placés stratégiquement de façon à faire bouger quelque chose de beaucoup plus grand que vous, de beaucoup plus lourd. »

Merci pour cet enseignement riche, qui chamboule, et qui portera du fruit à tous les niveaux du Rocher !

09Fév

Du foot !

Avec un groupe de collégiens, nous avons eu la chance de pouvoir visiter l’Orange Vélodrome avec la fondation de l’OM samedi dernier.
Fonctionnement du stade, visite de lieux où seuls les joueurs se rendent, salle des légendes, tout y est passé ! Ce n’est pas tous les jours que l’on marche dans les traces de Didier Deschamps ou Steve Mandanda..!
Plusieurs des jeunes ont réalisé un rêve et sont repartis avec des étoiles plein les yeux !
Un grand merci à l’OM fondation pour ce beau moment de rencontre et de découverte !
01Fév

En avant pour ramasser les déchets dans notre quartier !

A la Maison des Familles, nous sommes attachés à la notion d’écologie intégrale afin de préserver l’Homme et le lieu dans lequel il s’inscrit, la nature. Ce sujet a suscité de nombreux questionnements et discussions avec les membres de l’équipe et les familles. Il a également laissé place à l’installation d’un compost, d’un bac de récupération d’eau, de poubelles de tri et d’un poulailler. Ainsi, le ramassage de déchet auquel nous avons participé mardi 26 Janvier s’inscrit dans cette démarche de développement durable.

Nous avons réalisé une marche dans le quartier saint Louis, au nord de Marseille avec l’association 1 déchet par jour, basée à Marseille. Deux bénévoles de l’association nous ont présenté la démarche et les actions menées par l’association, et nous ont sensibilisé sur le ramassage de déchets. Nous avons ainsi appris qu’un mégot représentait l’équivalent de 500L d’eau pollué…

Ramasser des déchets c’est préserver notre environnement. Même si nous n’en sommes pas à l’origine, le déchet présent dans la nature a un impact réel sur nos écosystèmes. Certes, le ramasser ne va pas changer la face du monde, mais à l’image du colibri c’est l’addition de toutes nos actions individuelles qui fait la différence… Cette action citoyenne nous a fait prendre conscience de l’impact de nos gestes du quotidien sur notre environnement.

C’était aussi l’occasion de vivre une nouvelle expérience humaine, de partager un moment convivial avec toute l’équipe des ramasseurs. Nous avons découvert une nouvelle association, rencontré de nouvelles personnes, échangé nos connaissances…

Plusieurs enfants étaient présents, en ramassant les déchets devant eux, on leur montre l’exemple. C’est une manière de leur dire “Tu as ce pouvoir de protéger la planète !”. En participant à cette marche, l’enfant grandit avec un autre regard sur les déchets, et prend conscience de la notion d’écologie.

Résultat de la marche: 9kg en 40 mins ! Défi à relever 🙂

Articles récents

Les 20 ans du Rocher à Grenoble

L’antenne de Grenoble a été la première étape de la Caravane des 20 ans du Rocher. Elle a accueilli les habitants, amis et membres du Rocher du 16 au 20 juin, au Mistral et dans le quartier du Sacré Coeur. Le confinement venant juste d’être mis entre parenthèses, c’est avec joie que les volontaires et […]

CHEERZ, partenaire des 20 ans du Rocher

Courant juin 2021, les 20 ans du Rocher ont été fêtés dans trois antennes : Grenoble (38), Les Mureaux (78) et Nîmes (30). La caravane des 20 ans du Rocher sillonne les routes avec à son bord une exposition photos et une box photo qui remportent un vrai succès auprès du public dans les antennes. […]

Les 20 ANS du Rocher aux MUREAUX

Deuxième antenne étape de la Caravane des 20 ans du Rocher, Les Mureaux ont fait la fête pendant quatre jours de retrouvailles, après les périodes de confinement, et de partage. Les deux premiers jours, aux Musiciens, de très nombreux habitants, bénévoles et anciennes équipes se sont rassemblés dans la journée autour d’ateliers (couture, cuisine, danse, […]

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